d’un roman-lieux | pour qui le courrier du 391 ?

les chemins de Google Street View n’entrent pas dans les aciéries de Gary



MAIS QUELLE EST CETTE RUBRIQUE ? (SE REPÉRER)
une autre page images, au hasard (depuis 2005) :
la photographie disperse le feu

Gary (Indiana), juste à l’est de Chicago, aligne sur la rive du lac Michigan trois gigantesques aciéries qui l’ont fait qualifier de ville de l’acier.

L’une d’entre elles (la troisième, la plus à l’est) m’a retenu plus particulièrement, parce que propriété du groupe ArcelorMittal, le propriétaire aussi de Fos-sur-Mer, où nous avons tourné notre Chant acier.

Mais les petites lignes bleues de Google Street View ne pénètrent pas les domaines industriels. La Google Car fait sagement demi-tour aux barrières.

Depuis une dizaine de jours, Olivier Hodasava explore les rues, gares et maisons de Gary, et il pose ici, dans son Dreamlands Virtual Tour la question suivante : quand commence, avec ces images mécaniques, qu’on construit une image ?

C’est le point de départ que je retiens, et pour croiser son travail, dans ma propre exploration plastique.

Après, reste une autre question : le discours de Trump sur la réindustrialisation des USA, et dans la réactivation de la Rust Belt (la ceinture de rouille, dont c’est ici le fleuron), peut-il avoir pertinence, ou comment l’aveuglement de la soumission d’un pays aux caricatures les plus emblématiques des puissances de l’argent l’emmène-t-il sur une route obsolète ?

Reste la magnificence des choses.

Reste, au détour des images de Google Street View, l’étrangeté de ce pique-nique sur plage (n’est-ce pas, les copains de Fos), ou cette boîte aux lettres avec indication du n° 391 : qui reçoit ici son courrier ?

 


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 28 janvier 2017
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