jaloux


Aujourd’hui, et pour les 12 semaines à venir, repris la vie de vaque-à-terre, accueilli groupe de 17 étudiants L3 "métiers du livre" à Poitiers, et groupe tout de suite qui s’annonce comme réactif et vivant, ça devrait bien se passer. Une bonne petite dose de Novarina pour lancer l’écriture et se donner confiance, ça s’imposait. Puis, au retour, voilà l’engin que je double sur l’autoroute avec mon break 6CV fiscaux : jaloux, infiniment jaloux. La petite fenêtre ouverte sur le monde, mais cette idée qu’on est protégé. On laisserait le véhicule avancer seul, et on irait dans l’arrière du blindage faire son web. La ville vous déplaît, la campagne vous indiffère ? On reste garé là, avec le camouflage invisible, et on s’enfonce dans lire, ou rien, même rien... Il y a les échelles pour monter sur le toit, les grosses roues qui ne craignent pas la saleté. Et dedans, dedans forcément plein d’écrans, une guitare Gibson, je sais pas... Reste quand même qu’il me faudrait vérifier : si l’université de Poitiers dote ses vacataires de pareils véhicules pour revenir du cours à chez soi, pourquoi moi je n’en ai pas ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 22 septembre 2011
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Messages

  • Demain, c’est soir de lecture et, pour cette raison ou une autre, je ne me souviens plus de la dernière fois où j’ai dormi une nuit complète. "Reposez-vous, a dit le médecin. Et continuez à écrire." Ah ah.

    Donc, aujourd’hui, fin d’après-midi, retour à la piscine. Longueurs d’abord dans le bassin presque vide, passage par les jets sous-marins et enfin le spa, où d’habitude je ne vais jamais : c’est l’usine à papotages, là-dedans. Se relaxer en silence connais pas. Cette fois, peu de monde ; mais l’eau est verte, pas assez chaude, et le type d’en face a un regard torve bien coordonné à l’ensemble. Bon. De retour je compte : tant de minutes de bassin sportif, jets, spa... Allez. Au bain, maintenant (être lessivée, voilà ce que je demande)

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • il y a dans "espèces d’espaces", il me semble me souvenir, une tendance de l’auteur à vouloir dresser l’inventaire de tous les lieux où il a pu passer une nuit, dormir, chambres, hôtels et chambrées et autre lieux tentes caravanes baraques et belles étoiles (c’est qu’on aime la nuit) (l’image du soir est tremblée mais j’étais énervé) (il flotte sur la fin de ce mois de septembre comme un air de vacances et de vides, je sommeille, je ne dors pas trop bien la nuit, j’écoute Monk, Leprest ou Julien Clerc, je sors et je lis Francis Carco)

    • on a fêté les 12 lustres de l’ami D., on a bu on a rit, on a parlé, on s’est assis, on a regardé le temps passer (au téléphone mon frère et sa bronchite carabinée et chaque fois, lorsqu’elle arrive, je me souviens des cinquante à soixante clopes quotidiennes, depuis... depuis quand, mon ami V ? je ne sais, et puis on s’en tamponne... on s’en fiche... on s’en fout pas mal... mais ce qu’on a du mal à respirer, à reprendre son souffle et à vivre... "gaffe à toi merde", lui dis à chaque fois mais non, gauloises, ou gitanes, briquet, deux cafés et des rires plus tard, eh bien il tousse... )

    • dois terminer une LM pour un boulot intéressant très peu payé et à 16H30 signer le bail de mon nouvel appartement