2019.07.09 | hommage à Algernon Blackwood

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à Seuilly, Dylan et Rabelais sous la lune

Vous connaissez Les saules, cette si célèbre nouvelle d’Algernon Blackwood, que Lovecraft plaçait au plus haut ?

Deux canoëistes passent une nuit sur une île du Danube, et la végétation progressivement devient obsédante, et le thème même, pourtant impalpable, de l’horreur.

Rien de ça ici, et ce lieu figure déjà à de nombreuses reprises dans ce journal tiens, ici en 2006 : ces sables alluviaux que la Loire découvre à l’été recèlent régulièrement tessons ou objets médiévaux, voire celtiques. À quelques centaines de mètres, le long de l’ancien lit, des abris sous roche dont celui si célèbre de la Roche-Charles et son objet néanderthalien anthropomorphe.

Ce n’est pas idyllique. Nos contemporains y pratiquent le feu de camp avec canettes laissées sur place, le Quad ou la moto tout terrain dès les 14 ans, et les plus vieux préfèrent garer leur voiture sur le chemin même, vous noyant de poussière, plutôt que de la laisser à 200 mètres, c’est classé patrimoine mondial de l’Unesco mais la nouvelle n’a pas dû parvenir aux petites mairies locales.

Mais c’est cette sensation de monde sous-marin, provisoirement accessible, qui frappe dans ces labyrinthes, où la végétation repousse dès que les eaux disparaissent (et chaque année un peu plus sec, un peu plus tôt).

Mais, en s’y rendant, passer devant ce jardin où autrefois on faisait le bout de causette, avec ce vieux monsieur qui le tenait au cordeau, buttait ses asperges, laissait grainer artichauts ou aulx. Et puis un jour il n’est plus venu. On lui piquait ses fruits, la nuit, il avait ajouté ces barbelés qui le mortifiaient, rançon des proximités urbaines. Cette année, il semble que c’en soit fini de la déshérence, mais sur des principes de culture bien autres.

Comme on est encore dans la première semaine de ce journal, j’insiste sur le fait que si je tiens ce blog c’est pour réapprendre, et que la photographie revienne à ma main. C’est difficile (à l’inverse, je me contrains à sortir l’appareil, plutôt que propulser à tout va sur Instagram).



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 9 juillet 2019
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Messages

  • (hier la page n’avait pas de commentaire : connaissant (un peu) l’hôte je me suis dit ah voilà qu’il fait la gueule ou quelque chose, pourrait prévenir quand même, laissons ça et parlons d’autre chose) (tu aurais dû aller voir à Belleville l’ophtalmo, aurait pas essayé de te vendre de t’ouvrir les yeux - c’est pas le genre de la clientèle stuveux) le téléphone met un temps infini à s’ouvrir, je n’ai pas accès à mes images, dommage, j’en avais une pour ici - hier journée partition (sous windows, le wtf logiciel de traitement statistique fait braire) - lecture dans le métro, déjeuner avec l’ami DP (petit texte pour son expo à Magri, si je me souviens bien)(c’est dans l’Aude sud ouest) écriture et des mails de vendeurs d’édition (fuck off) (que de grossièretés : c’est le monde qui veut ça) un image en date du seize mars, parce que il semblerait que l’officine rouvre pour le quatorze de ce mois - pétards bals et beuveries à tous les étages

  • (Dieu sait - comme disait ma grand’mère - je l’aime toujours, malgré tout - comme je hais cette régie mais là, je dois dire que c’est quelque chose de joli que j’ai trouvé chez elle) (les images sont revenues, un bonheur n’arrive jamais seul) (en même temps comme on dit de nos jours, il faut bien commenter - les frasques abjectes de l’ex- fondé de pouvoir au perchoir, lequel faisait voter dans la nuit l’amendement autorisant la poursuite de l’usage du glyphosate - je crois vers deux heures et demi comme ça - donnent envie de rigoler doucement) (pas trop fort non plus on risquerait de réveiller la justice, la cour des comptes ou ces magnifiques institutions aux ordres) (donc je pose ça là - pour le reste, on verra demain)

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