2019.08.16 | attendre dans les aéroports

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2006.12.15 | Clichy-sous-Bois soleil

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Attendre dans les aéroports ce n’est pas vraiment attendre. Le plus long que j’ai fait c’était avril 1979, retour du Nepal avec retard (c’était déjà bien qu’il soit arrivé, le petit coucou à hélice au-dessus de l’Himalaya), transféré sur le Delhi-Bombay du lendemain mais à l’époque c’était pas encore les cartes de crédit et les ATM, à peine si j’ai pu croûter un sandwich, encore moins question d’aller en ville, c’est à Bombay qu’il me restait des Travellers, dans ma petite piaule du Bhabha Atomic Research Center. Alors j’avais écrit quasi sans discontinuer, des cahiers brûlés plus tard en 1983 à Marseille c’était nul. D’autres attentes à Québec vol New York à cause d’une tempête de neige, une autre fois un retour Rome Paris pour mauvais temps aussi, la foudre sur un réacteur une autre fois en partant pour Stuttgart, mais ce n’est jamais vraiment attendre — quand bien même dans ces temps sans wifi ni prise pour l’ordi —, juste une distension passive du temps. Alors là, arrivé à 13h15 Montréal et le départ pour Sept-Îles à l’aller retardé à de 17h15 à 18h15, se mettre en mode curiosité : les objets qui obéissent à norme internationale, que disent-ils quand même du pays où on les regarde ?

 


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 16 août 2019
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Messages

  • Je vais très rarement dans les hypermarchés, je trouve que c’est du temps perdu à moins que d’être en terre étrangère à découvrir les produits du cru (si tant est que tout ne soit pas uniformisé) ou d’être en compagnie de quelqu’un que l’on aimerait côtoyer plus souvent alors s’il y a des courses à faire allons-y ensemble on pourra continuer la conversation.
    Seulement voilà, j’avais invité des amis le lendemain soir, il avait oublié son rasoir à la maison, quand faut y aller, faut y aller.
    Alors cette sorte d’étonnement comme au sortir d’une longue convalescence pendant laquelle on ne serait pas sorti, de voir qu’il existe désormais du petit électroménager pour tous les usages imaginables, dont une flopée de modèles de balances de ménage ("Pesez vos quantités en toute simplicité", ben justement non, là où auparavant un appareil suffisait il en faut trois, un pour chaque petit usage particulier), trucs pour faire semblant d’être au café alors que l’on est chez soi, trucs pour faire sa propre eau gazeuse, son propre soda - avec d’étranges bouteilles de produits concentrés pour les arômes -, filtres en tous genres pour l’eau du robinet, rasoirs pour chaque usage y compris chez les messieurs qui commencent, dirait-on, à n’avoir plus non plus le droit d’avoir des poils sous les bras, fontaine à chocolat et même machine à faire chez soi de la barbe à papa.
    Comme si la recherche de tout profit possible en vendant quoi que ce soit avait atteint ses limites, que ça y était, que tout ce qui était concevable était déjà sur le marché.
    J’en suis repartie avec une sorte d’écœurement, et plus que jamais décidée à ne plus utiliser d’appareils électriques que lorsqu’il n’existait pas de solution mécanique à ma portée ; sans parler de me dispenser de tout gadget inutile.
    À part ça, j’ai mal calculé mon coup et achevé une lecture prenante vers 17h. Même en allant au cinéma après ça, c’était un peu vide, du coup, la suite de soirée, trop fatiguée que j’étais pour écrire ou travailler (recherche d’emploi, émissions radio), pas envie d’attaquer un autre ouvrage, envie de rester dans l’ambiance de celui que je venais de terminer. Recommandation aux lectrices et lecteurs : toujours s’arranger, lorsqu’on apprécie un livre, pour en terminer la dégustation en fin de soirée, au moment où le sommeil peut venir juste après.

  • quand on regarde avec les yeux de la curiosité, le temps passe vite, oui
    et l’on peut marcher, marcher, marcher, il y a tellement de choses à voir dans ces lieux où cohabitent les normes internationales et les particularités locales