bricolage


Rien de triste comme ces accumulations d’images numériques bas de gamme que j’ai multipliées de 2005 à 2008. A la fois je suis incapable de m’y retrouver, je dois rouvrir une version d’Outlook qui ne me sert plus et chercher par date, mais on n’y voit littéralement rien. Reprise de possession des jours. Trop de choses faites à la fois, mais est-ce que j’avais le choix. Maintenant j’en fais moins. En même temps, souvenir très précis que cette fin août 2006 les copains du Centre dramatique régional m’avaient laissé 3 après-midi la salle de répétition tout en haut, avec ses belles lumières, j’y avais apporté mon barda de son. Du coup j’avais pu faire des trucs nettement mieux qu’ici dans l’encombrement réduit. Bizarre, avant-hier coup de fil d’Alain Lecomte, le directeur de la Devinière, en quête d’enregistrements Rabelais pour les audioguides qui sont proposés aux visiteurs. Pas une écoute obligée, juste que s’ils poussent le bouton programmes et pistes ils en trouveront. Donc ça valait le coup. En ce moment c’est ce qui me manque. Le temps et l’espace pour installer du libre.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 février 2012
merci aux 462 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • voilà que ma fille m’annonce qu’elle veut faire un Cap de fleuriste pour ouvrir une boutique... y’a pas de sot métier (l’immeuble du boulevard commence à bouger, une grosse vrille, le soir qui tombe vers sept heures à présent, un verre sur la place)

    • (vers le haut) y’a des travaux sur la place de la république, ça me rend honteux, ce genre de truc, comme les voitures électriques à louer, cette municipalité jte jure, quel gâchis, trucs de riches punaise, on voit des tas de types qui dorment dans la rue, les femmes aussi, des misérables, miséreux, l’alcool qui les tient, et l’Etat s’en fout vu qu’il est tenu par les chiens (maîtres enragés et cyniques) et la ville s’en fout, jt’en foutrais moi de la plus belle ville du monde, rien qu’à voir l’équipe municipale avec ses petits costumes cintrés et ses cravates couleur vive, juste envie de leur foutre une bonne baffe

    • (de plus loin,le soir, sept heures moins le quart, il n’y a plus de lumière et le zoom gomme les arêtes) des gens aux terrasses depuis que les cigarettes sont interdites à l’intérieur on chauffe l’extérieur (on n’a pas de pétrole, mais on a des centrales nucléaires à amortir pas vrai- on pense à Bennilis, on pense à Super Phoenix, on pense aussi à Fessenheim et on voit le béton des amis de VGE qui s’effrite- jte parle même pas de celui des amis du minuscule dans l’EPR de Flamanville parce que j’ai pas envie de pleurer) (ce soir c’est pas ça) (j’vais me coucher tiens)

  • (je range aussi quelques photos-dlamerde y’en a des milliers)(quand tu penses que le Dédé Gunthert parle de taguer chacune de tes photos, tu rigoles un peu pas vrai) je descends l’escalier qui mène au quai direction Clignancourt Saint Sulpice, pour aller bosser et voilà que je reconnais ce quelqu’un qui monte face à moi et sans m’en apercevoir, je vais vers lui, lui tends la main, qu’il prend et je lui fais comme ça : "Pierre Michon...!", me regarde, sourit fait oui de la tête et passe dans le regard la petite gêne , non il ne me reconnaît pas mais où peut-il m’avoir bien vu ? Qui suis-je ? "non, vous ne me connaissez pas, je suis un de vos lecteurs juste...", "ah mais, fait-il, c’est important... et vous savez quoi, ce matin j’ai changé mes habits d’hiver, et qu’est-ce que je caille !!!" rires lunettes, je lui dis "continuez, hein, je compte sur vous...!" je m’en vais, il me dit "oui, comptez sur moi" avec son sourire et s’en va vers son destin... (dans le métro ensuite, la belle endormie aux couleurs vives) (enfin belle chacun sa vie après tout)(dans le métro, les gens dorment, elle écoute sa musique, à son aile de nez un genre de brillant)

    • mon travail c’est du bricolage de temps que je n’ai pas pour faire ce qui me semble être du bon boulot - du coup aujourd’hui je m’entends dire : " mais tu comptes partir à quelle heure - moi j’ai 3 entretiens à 17H30 / 18H00 - elle ah bon va falloir revoir l’organisation - je regarde les arbres dehors ça c’est pas décomptable -

    • " désolé je peux pas te répondre je fais un gage avec mes cousins" - ah désolée c’est un erreur et d’ailleurs ce 29 février est une erreur faut tenir le coup jusqu’à’ - allez je sors -