enfin la clé de Rabelais


Il y a quelques semaines, à Grenoble, j’apprenais le décès de Claude Gaignebet. Je n’interprétais pas Rabelais comme lui, mais j’avais un très grand respect pour la richesse de ce qu’il rapportait de ses échappées, et surtout on moissonnait toujours avec bonheur dans ses sources et investigations. Et on pouvait trinquer avec lui en estime. Ces dernières années, à mesure que j’élargis mes petits champs de savoir, je commence timidement à pouvoir poser le pied à mon tour dans ces zones ésotériques, si bizarres pour nos cerveaux compartimentés, mais probablement si naturelles à ceux du XVIe siècle. Alors, ce matin, à la Devinière (et non, je ne répète pas les histoires qu’on m’a demandé de ne pas répéter), quelle bizarrerie de soupeser ce trousseau de clés, pas jeunes. Oui, c’est à Claude Gaignebet qu’intérieurement j’ai fait offertoire.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 3 juillet 2012
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