Jésus-Christ mon cousin


Dans Autobiographie des objets, à mesure que la structuration se fait vers l’ancienne armoire aux livres du grand-père maternel, surgit dans le livre celui qui est l’actuel propriétaire de la maison, et tout à la fin la visite avec lui de ce qui reste de cette armoire quasi vide, reléguée dans les combles. Jean-Claude a appris vers ses 18 ans qu’il perdrait la vue, depuis plusieurs années il est complètement non-voyant, sauf dans cette maison. On reste évidemment très proches, même si pendant longtemps revenir à cette maison (où j’ai aussi écrit, avant qu’il en devienne propriétaire et perce les murs, Le crime de Buzon) m’était impossible. Dans le livre, parfois je mentionne Jean-Claude, parfois simplement JC. Les correcteurs du Seuil, très pointilleux, m’ont suggéré d’harmoniser, mais je n’ai pas voulu – non par préciosité, j’ai préféré garder ce qui était venu à première écriture, selon le rôle de Jean-Claude dans l’instant du récit. Il est doté d’un scanner Plustek qui bénéficie des progrès étonnants de la voix synthétique, et permet le plaisir de lire en confort, sans manipulation particulière. Reste que Jean-Claude a entendu sa machine dire à haute et intelligible voix que son cousin avait marché avec Jésus-Christ au moment précis où était évoquée une marche commune vers l’écluse dite de la Vieille Sèvre. Qu’un logiciel habitué à transcrire avant JC et après JC fasse une erreur d’interprétation sur le avec JC c’est excusable. Mais que ça tombe (un autre non-voyant aurait-il lu mon livre, peu probable ?), précisément sur le personnage du livre en cet endroit, et donc le désigne lui-même, tout en le dépossédant de son nom, voilà qui, après coup et vérifications faites, le faisait bien rire, le cousin. Photo ci-dessus : Le Havre où j’étais ces deux jours, rien à voir.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 31 octobre 2012
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Messages

  • avant hier au téléphone "allô (mushi mushi en japonais) (vu "like someone in love" au ciné : je suis très (très) dubitatif) ici le commandant L. (ou M. je ne sais plus bien) je fais une enquête sur l’infraction que vous avez commise en juillet..." (la vache oui je me souviens mais je l’ai pas mis dans le journal, faut être bête : je passais sur un couloir de bus rue jean pierre timbaud quand deux agents de la police qu’on dit nationale m’ont arrêté, quatre vingt dix euros : j’ai demandé à lire ce qui était écrit sur le terminal -vingt minutes pour l’écrire en même temps, la police nationale- avant de signer pour reconnaître les faits (ou aps d’ailleurs), mais l’un des agents a fait comme ça "que vous le reconnaissiez ou non ça ne change rien"... ça m’a fait bizarre : j’ai dit je ne signe pas, j’ai écrit une lettre (elle est là, si voulez la lire, je la pose) au préfet de police... Le commandant M (ou L. je ne sais plus exactement) a fait son enquête ; il m’a dit la faire de l’autre côté aussi ; je ne sais pas exactement ce que ça va donner... Des histoires comme je les aime... (ici le toit de la maison d’en face, sept heures 50, fait beau) (pas comme aujourd’hui) (toute la journée à saisir, putain, alors qu’on m’apprend que pour l’année prochaine, le budget des études c’est zéro...) (dlamerde, déjà que comme ça la vie est dure, qu’est-ce que ça va être putain)

  • 14H 15 départ arrivée 15 H 39 ai annoncé à tout le monde ( trois personnes) vais à Strasbourg vendredi écouter le patron de ce lieu - lui demanderai pourquoi il a écrit fin en gros à la fin de son livre - et puis et puis j’y suis pas allée - à la place j’ai rejoué de la cithare j’ai ouvert le grand texte que je dois terminer - des vacances des vacances - oui mais

    Voir en ligne : http://sauvageana.blogspot.fr/2012/...

  • c’est bizarre cette saison, là, avec cette épée sur le crâne qui s’abat début 2013, plus de travail mais travailler comme un malade en attendant, je suis un peu à jour, j’ai des retards, demain nouveau terrain, et pendant ce temps-là, les choses se mettent en place (le coup de téléphone, c’était mercredi, je crois, avant ce long week-end) (cinéma "amour" et "enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon", et "looper") envie d’aller au ciné, envie de sortir, envie mais le froid, mais peu de pèze et avec ce qui se profile... (les grues du chantier des halles) (ça va être quelque chose, cette horreur... brrr)

  • levé avec panne de chauffage (et du coup de l’eau chaude) - décidé de faire une journée spéciale ( le dépannage c’est pour demain ) - du coup ai écouté les tables rondes du SGDL sur l’auteur et la création numérique avec beaucoup de questions importantes : la notion d’auteur, la réinvention de techniques d’écriture,le code le DRM , l’écriture en temps réel, la réflexivité dans les nouvelles formes/ espaces d’écriture,le lecteur le rôle actif du lecteur ...

  • au ciné, l’immeuble du boulevard se construit, étage 3, murs d’épaisseur sandwich sncf, pose de garde fous rouges, de balise jaunes, logements sociaux (une appellation comme on les aime : ça veut dire destinés aux pauvres, nécessiteux, sans argent, vieux, sans doute handicapés) (la société aime ce qu’elle qualifie d’elle-même)

  • au ciné voir "amour" mickael hanecke, quelque chose de déplaisant, ce n’est pas qu’il abrège les souffrances de son anne, ou qu’il rende la liberté à un pigeon qu’il capture, mais quelque chose de malsain, ou d’ignoble peut-être seulement (en tout cas, emmanuelle riva, jean louis trintignant et isabelle huppert sont plutôt pas mal)( et le film est bien aussi mais quelque chose)

  • au ciné j’ai pris trois photos, ça suffira mais j’ai des difficultés à en prendre (par exemple pour "looper" qu’on pourra ne pas aller voir, je n’en ai pas pris une ; la salle était emplie de jeunes gens trentenaires : les regardant regarder les pubs d’avant le film, je me demandais s’ils regardaient ce que fait la concurrence- il faut bien que des gens de cet ordre existe- l’ordre c’est publiciste - et je me suis dit que peut-être il y avait là quelque chose qui m’empêche de faire des photos de film) (j’en fais encore pourtant mais là, non) (j’essaye quand on ira voir skyfall le 23 bond) (la salle était comble ici comme là) (le cinéma et les anglo-saxons, lumière et édison)

  • les fenêtres commencent à être posées (trop le boulot dlamerde j’en ai ma claque)

  • là aussi, remarque (c’est sur le faubourg) (on continue, mais les bruits d’arrêt de travail fin décembre ...) ’ce qsuie st joli ce sont les reflets des fenêtres d’en face)

  • Je commence à y penser, à ce texte sur le travail (salarié, CDD, CDI, interim, droits d’auteurs, au noir, etc.), ça tourne en tête tandis que m’arrivent les premières épreuves de Décor Lafayette. Il faudrait terminer autre chose (écrire), commencer autre chose (écrire). Survient pendant ce temps ce CDD de cinq jours - c’était quand, déjà, le dernier poste salarié, il y a combien d’années ?
    Partir travailler, à l’aller l’idée qu’il n’y a plus rien à penser jusqu’à l’heure légale ; penser ce que ça allège (en soi). Au retour fatigue.
    Ci-joint mon collègue et voisin de palier.

    Voir en ligne : http://www.fenetresopenspace.blogsp...