dur destin des idoles


Les panneaux sont plutôt sur la rocade et vers les immeubles et la gare. Les affiches sont géantes mais un peu tristes : Dernière tournée, ça veut dire qu’après on les enterre ? Et puis parce qu’il n’y a aucun nom, comme ces fêtes du livre où on vous donne juste le nombre d’auteurs : 15 idoles sur scène. Alors je vais voir sur leur site, qui elles sont, les idoles. On retrouve des tas de noms dans le fond de sa tête, Rika Zaraï, Annie Cordy, Leny Escudero, le Golden Gate Quartett, Franck Alamo, Georgette Lemaire,Georges Chelon, Catherine Lara, Pierre Vassiliu, les autres j’ai plus de mal. Mais, sur leur site, ils ne sont pas 15, mais plus de 50 – alors ça se passe comment, on tire à la courte-paille ? On répartit entre ceux qui ont comme ça l’écho du nom (je ne saurais pas citer de titre de chanson pour aucun d’entre eux, même si je me souviens d’avoir vu Leny Escudero, autrefois, dans les fêtes militantes où il se produisant). Apparemment ils se produisent aussi sur ces grands bateaux comme on était tout fier d’annoncer la construction d’un nouveau à Saint-Nazaire, ce qui serait un motif supplémentaire de penser que cette aventure-là fait vaguement obsolète. Mais je ne parle pas de haut, et elle me travaille, depuis ce matin, l’affiche : c’est pas forcément mieux pour les auteurs qui arrivent à ces âges canoniques, et j’en suis bientôt. On est même l’idole de personne et on ne remplit pas les Zénith, même si on s’y mettait à 50. C’est pour moi, que ça ne me rassure pas, ce genre d’affiche.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 30 décembre 2012
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Messages

  • (cette histoire des "idoles" est d’une tristesse à mourir) (d’ailleurs je crois que éric charden est passé) (y’a pas aznavour : c’est une autre classe) (y’en a plein qui n’y sont pas d’ailleurs) (je me souviens que dans l’appartement du quai, on voyait le jet d’eau, il y avait au balcon mon grand père, il me souriait, dans le salon passait une chanson d’aznavour ("tu te laisses aller" je crois bien) le lac devant nous, la Cortébert carrée qu’il m’avait offerte, les petites coccinelles en pendentif pour les jumelles, Migros derrière, la bière et les promenades, soixante deux, je crois, Lons le Saulnier, la petite lampe en cuivre, la douane, je me souviens mon père, ma mère son frère (la bataille photo dedicated to ana nb) (on voit le père noël cette fois)

  • Et oui, tout les vieux artistes ne peuvent pas jouer dans des soirées privées pour fonds de pension ;-)

    Voir en ligne : http://cafcom.free.fr

  • salopard, si je t’attrape... alors qu’ils jouent tous les dimanches après-midi au dancing de Bognor-Regis, le Sables d’Olonne de la vieille Angleterre, c’est Charlie Watts qui a dit ça, qu’ils le feraient jusqu’à leurs 80 balais...
    de tte façon, les Idoles y viendent à Tours, au Parc des Expositions entre le Salon du mariage, des Camping-cars et de l’étorisme, mais certainement pas tu les verras danser sur le pont de Tonnay...

  • (on a été à orly sud les chercher) (il faisait doux, nuit et lumineux, parking rouge 3, des milliers et des milliers de personnes, des embrassades, des valises, des sacs et des baisers) l’avers de la pièce de vingt dinars algériens porte un lion (celui du désert probablement) (et je ne m’arrête pas : la lettre à la présidence est faite) (dernier jour d’un calendrier à lak mais on s’ne fout, j’ai acheté un gigot d’agneau, j’ai de l’aile t une bouteille de côtes du rhône plus ou moins village) (je ;l’ai mise sur l’évier de la cuisine, le point est dans l’eau, plus bas, droite cadre)

  • c’est dans la rue, c’est l’un des petits voisins qui fait du vélo -regard caméra, va comprendre, j’en étais au graphisme sur ce bout de bois posé contre un arbre- il y a comme une culture du quartier, c’est assez marrant, des noirs comme on voit, des jaunes des beiges des roses des chevelu-e-s barbu-e-s moustachu-e-s chapeau calot voile béret robes (pour elles et eux) une sorte de mélange (on se croirait au liban :c’est que je lis -cadeau noël merci baby- "les désorientés" de l’académie française amin maalouf) (et que je pense à cette maison, là-bas)

  • à ceux du petit journal - à vous François Bon et toute votre équipe belle fin d’ année - et grand merci pour tout ce que vous m’ apportez chaque jour -

  • Pas d´autre façon de vous contacter que par les commentaires ?
    Je viens de finir Tumulte, beaucoup aimé, il m´a donné la pêche qui me manque dans cet éternel gris de Paris, un sens de résolution, si je puis dire (un peu à la façon de Bergounioux, dont j´ai avalé les 3 tomes du Journal cet année. C´est mon premier bouquin de vous, je vais sans doute poursuivre (ah non, je me trompe, j´ai aussi lu Après le livre
    Au delà de la pêche, ça été la tendresse qui m´a le plus marqué, la « fusion-passé », les suites autobiographiques, l´attention porté au cotê artisanal-machinique de l´écriture (et aux aléas de ma propre biographie, le fait que en ce moment je vis un peu comme vous, au temps du séjour dans ville près de la mer, au-dessous de la boulangerie)
    Oui, que le silence est possible, et que c´est là qu´on puise nos meilleures forces pour contrer aux forces adverses, ces ombres enfouies qui résistent à se dissiper (pour reprendre encore PB)
    Merci !

  • merci de votre mot ! (je pensais que l’adresse de la boîte mail en page d’accueil était mieux visible !)

  • Frank Alamo, il est mort en Octobre dernier. En entendant cette nouvelle à la radio, j’ai aussi pensé à ces affiches où l’on annonce la venue de Richard Antony... et ceux que vous citiez.J’étais môme quand ils étaient des "idoles", mais j’ai grandi et vieilli en m’écartant de plus en plus d’eux, et, hors le souvenir de leurs noms, en effet il ne reste aucun titre en mémoire.Ont-ils seulement été autrement importants pour d’autres...certainement. La vente des CD s’amenuisant, ont-ils tant besoin de la scène pour récupérer quelques fifrelins ? Les Stones (toute admiration mise à part)ne font-ils pas la même chose avec ce cinquantenaire...tonitruant !! Bonne journée, et que l’année soit belle, bien écrite, dématérialisée et un peu rock.