Paris, soir, 18ème étage BNF

vue du ciel, la ville




Je savais que ça existait, mais je ne connaissais pas.

Je dois lire et signer mon Bob Dylan, une biographie à la toute nouvelle librairie Gibert installée à 2 pas de la BNF, dans ce quartier tout neuf, surplombé partout de grues. Le librairie, Thomas Garcenot, avec son équipe de 8 personnes, dispose de 40 000 références, la proximité de la fac Tolbiac fait qu’ils jouent résolument le profil sciences humaines et littérature. Une vraie librairie, on s’y sent tout de suite bien. Elle a ouvert il y a 2 mois, peu de monde, mais il faut bien lancer la machine.

Traversant la dalle de la BNF, j’en profite pour passer au service pédagogique, où Véronique Pittolo anime le stage annuel d’écriture de l’académie de Versailles : en janvier, c’est moi qui prendrai le relais, et dans le groupe pas mal de figures de connaissance.

J’écoute les lectures, Véronique travaille sur les thèmes recoupant l’expo BNF en cours sur les héros. Mais on n’aura la salle d’en haut qu’une seule fois : comme j’aimerais ici faire travail de groupe sur vision, géométrie, partir pourquoi pas de Bergotte devant la vue de Delft et demander à chacun d’isoler un détail, d’en faire un monde. Regarder, décrire, ne plus regarder, revenir écrire sans voir ? On prépare parallèlement, avec la BNF, un atelier en ligne qui serait lié à l’écriture de la ville : c’est ici qu’on devrait installer les serveurs et les bornes...

Mais voilà, personne au service pédagogique, le groupe est au belvédère : tour 2, au 18ème étage. Il est bientôt 17h, dernières lueurs de jour pluvieux. Paris est une splendeur un peu monstreuse, un Paris de pans et strates à offrir tout cru à Balzac (en fait, non, plutôt Sam Di Iorio : Sam, si tu passes par là, en souvenir de notre rendez-vous sans portable, même lieu, en juillet dernier !).

Je reconnais progressivement les tours, les quartiers, les empilements, les bétons du quai d’Ivry. En bas, là où on faisait écrire la mer, voir un des premiers articles de mon blog, le coeur de Voltaire, et d’un calamar dans le formol

Voilà, juste je transpose les quatre faces. Puis retour chemin du sol, route vers Gibert.




François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 11 décembre 2007
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