balzac roule toujours


Je suis sûr que c’est un excellent peintre décorateur, pour avoir choisi de s’appeler comme ça, et du coup je laisse tel quel avec son numéro de téléphone. Les trois mots en triangle sont Peugeot, Partner et Balzac, en général quand un artisan choisit comme ça un nom (sur le chantier en face chez moi voisinent en ce moment une camionnette Rimbaud et une fourgonnette Artaud) c’est son nom, ou alors Rabelais Peinture, mais pas Rabelais artisan, et je doute que ce peintre s’appelle Balzac lui-même ? Enfin rien de grave, sauf la joie, dans la pluie sur la ville, avec les immeubles en perspective et les signes urbains habituels (feu rouge, passage piéton, travaux) de savoir que Balzac continue d’être là pour en écrire. Peut-être que mon réflexe de plumitif c’est que lire Balzac me sert plutôt à fuir tout ça. En tout cas bravo pour lui, la plume et le pinceau mis ensemble, je n’avais jamais vu.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 1er janvier 2013
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Messages

  • il ait un temps pourri et je dois finir de bosser, ça ne fait rien (hier soir vu "jours de pêche" (en patagonie) rien de spécial, manque un scénario, même si la progéniture du réalisateur joue dans le film - un petit rôle, genre môme de six mois) (dommage ça aurait pu être bien) je continue (le projet sera sur la maison de carthage : si j’y arrive, tant mieux) (c’est le faubourg avant hier, pour se souvenir de la lumière)

  • je suis allé voir ma tante, toujours semblable à elle même (elle ne sait plus, fait semblant de ne plus savoir, se perd dans ses méandres, sait tout à fait, oublie et fait semblant d’oublier, puis de se souvenir mais elle ne me ment pas - pas vraiment : on rit, c’est déjà ça) (le café bar tabac où je m’arrête ensuite pour boire un café est fermé-on s’en fout mais la pause, je la fais où ? j’avais il y a quelques mois seulement plaisir à aller la voir, à présent c’est une épreuve) (j’ai pris le contrechamp, depuis le bus)

  • voilà, c’est le bouquet (les fleuristes ont changé, elles sont cons) (tu me diras la fonction crée l’organe et je te dirais faut pas généraliser) (personne pour allumer la lumière aujourd’hui ? dlamerde je retourne à mes corrections)(c’est pour les photos, sans lumière c’est pas si simple)

  • en passant, vers la bataille (je suis allé boire un café avec le frangin de retour de sa campagne, nous avons parlé famille : les frères et soeurs de nos grands pères et grands mères, suivi des lieux où ils vécurent - rue de Londres, de Marseilles, d’Espagne pour notre avocat, Kellerman, je ne sais plus, l’avenue de France, la porte de France, les souks, est-ce que tout cela sert à quelque chose, ces souvenirs)

  • (en revenant) ils ont ôté le père Noël ça va comme ça (ça bosse) (j’irai bien à Istanbul, moi, mais je crois qu’il y pleut aussi) (ici grisaille et pluie fine)

  • il y a un film de Visconti où il a fait recourvir les immeubles de la place où il tourne de tulle pour donner un effet de brouillard (je ne l’ai pas vu, je crois qu’il est titré "Nuits Blanches") (avec les vêtements de soie dans les tiroirs des chambres dans les pièces du Guépard, que personne n’ouvre et qu’on ne voit pas, une sorte de difficulté à comprendre la réalisation pour ses producteurs, je crois) (j’irai bien au ciné, tiens)

  • 2013 = continuer à chercher du boulot même un 3 janvier " je vous arrête tout de suite " dit la voix de la dame qui rentre de vacances - attendre encore une semaine pour savoir moselle ou pas - et sinon partir à Istanbul(depuis si longtemps que j’en rêve)-(photo volée à un écran de TV)

  • Hier (peu de monde, s’y rendre malgré la migraine latente, très violente ces jours derniers), dans la ligne d’eau je réalise : l’une des principales injonctions contradictoires de l’époque, c’est quand même lâchez-vous (ou : lâchez prise) // surtout, ne lâchez rien.
    C’est ça : il faut être tenace, toujours, ne compter que sur soi et en même temps présenter cette décontraction, légèreté, qui rassure l’auditoire (autrement dit : on ne réclamera pas, on ne lui demandera rien).
    (dans cette contradiction, tiens, n’y aurait-il pas migraine ?)

    Voir en ligne : http://www.fenetresopenspace.blogsp...

  • (cette époque de merde est-elle tellement différente de celle des autres -précédents- ou futurs- je ne crois pas) (mais les injonctions -paradoxales ou non- y font fureur) je ne suis pas sûr d’avoir été suffisamment explicite sur "tabou" film magnifique, alors je le redis (j’essaye de joindre apap mais n’y parviens point : quelqu’un a-t-il des nouvelles de cet émérite linguiste ?) (ici Ventura qui va raconter son histoire)

  • Pas le même genre, à Besançon, près de Beure, "Chez Balzac / dressage - pension canine" (je le vois régulièrement depuis une route souvent empruntée, comme à Saint-Malo le projet immobilier en construction L’Écume des jours) forme des "Maîtres" qui visiblement mordent.

    Voir en ligne : http://joachimsene.fr/txt

  • ils se réunissent là, ils sont une trentaine, parfois plus, ils ne font rien ils parlent entre eux, on passe, ils ne calculent personne, ils fument, ils rient, un peu plus loin, en remontant vers Col Fab, des respectueuses par dizaines attendent le michton (pas d’ostracisme : chinois, berbère, blanc, malien, teuton ou batave, du moment qu’il casque, il est le bienvenu), boulevard de la Villette en son début, métro Belleville, un dimanche comme un autre

  • lui il stationne sur le trottoir, côté 11 parfois, côté 10 plus souvent (c’est là que se tient son bazar) il est là, il parle à ses employés d’une voix forte sombre et grave (ce qui ne l’a pas empêché de me fourguer une cassette audio 60mn qui ne fonctionne pas sur mon magnéto, le fourbe), je suis passé mais je suis revenu pour lui tirer le portrait, et évidemment il a bougé (mais on le reconnaît) (enfin, moi) (bientôt le nouvel an chinois, ça va pétarader)

  • surprenante fin de réunion avec énonciation d’une série de chiffres relatifs aux volumes horaires de ...blababla- à quoi ça sert - qui ça sert - pas de réponse - c’est pas grave ai rêvé d’un aéroport quelque part dans une ville du monde ( c’est sûrement un signe )