Baudelaire après l’été

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Bruxelles, les corps, la ville

J’ai déjà rendu compte ici de ma visite annuelle à la tombe de Baudelaire, et même parfois dans le cimetière Montparnasse jusqu’à Beckett. Mais mon nouvel éditeur, Albin-Michel, est situé en face du portail, et traverser par le cimetière est un raccourci pour la gare.

J’ai même écrit à deux reprises sur ce lieu et cette tombe : exhumation du crâne de Baudelaire et le dernier descendant de Charles Baudelaire.

Alors hier, saluant Baudelaire, l’accumulation des petits papiers laissés en toutes langues par les pélerins de l’été (sous petits cailloux, encre détrempée) ou de ce début d’automne (les marrons, les feuilles). Les pluies d’hiver nettoieront la tombe.

Qu’on lui laisse, à Baudelaire, une peluche, on imagine le rictus. Mais ceux qui lui laissent 2 centimes d’euro, ils le prennent pour qui, un guérisseur à verrues ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 18 septembre 2007
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