journal | Sauramps, des hauts et bas de la librairie

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Impossible rentrer chez Sauramps, à Montpellier, dizaines et dizaines de gens à faire la queue entassés entre les tables de livres – explication : signature de Michel Drucker, rafistolé, étiré et reverni, probablement qu’il n’a pas écrit son livre mais c’est quand même lui qui le signe. Moi je veux voir Yann Grangeon, une des libraires m’entend et dit : — La littérature c’est tout en bas. — Oui, vraiment... m’entends-je lui répondre. On descend quand même dans le tout fond, là où autrefois était la papèterie. Et c’est toujours Sauramps, avec encore plus de livres, labyrinthes et recoins, un côté Kleber à Strasbourg qu’ils n’avaient pas auparavant (pas mon bouquin sur leur table Proust, mais bon). Yann Grangeon est là à brasser des piles sous cellophane, je lui répète la phrase d’en haut sur le tout en bas : — C’est tout en bas qu’on pose les fondations, me répond-il avec sagesse. À quoi bon donner sa vie à être libraire si c’est pour vendre le rafistolé Michel Drucker ? La réponse par le bas. Acheté Charles Juliet, Journal, tome 7, L’apaisement.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 30 novembre 2013
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Messages

  • L’hôtel du bout de l’avenue, pas encore ouvert, modifie déjà la perception des lieux. Ce qu’on y entrevoit est prêt à l’emploi, archi fonctionnel, j’imagine des touristes ou des collègues (collègues entre eux) par fournées, joyeux ou inquiets. Mon quartier populaire devient endroit de séminaires.

    Un bon moment en librairie, celle de ma ville et qui recevait une amie d’à présent longue date. Je dois absolument sortir du triple marasme : hiver, chagrin, absence (de rente ou) d’emploi. C’est très très con pour moi mais alors même que ça ne va pas et qu’on n’en vit pas, l’écriture est la seule issue. Et pas du triste, s’il vous plaît.

  • La dernière fois que je suis allé à Strasbourg, c’était la semaine dernière, il pleuvait des cordes, je voulais marcher en ville, du coup je me suis réfugié dans la librairie Kleber, et j’y ai trouvé ton livre, au rez-de-chaussée, tout au fond. Il y avait une table spécialement consacrée à l’anniversaire de Marcel bien sûr, mais ton bouquin y avait une autre compagnie (pas si mal du reste), et cette délicatesse, cette attention des libraires, là où d’habitude ils accolent sur leurs livres préférés des post it avec leurs avis écrits à la main, là ils l’avaient tapé à la machine : L’aventure continue.

    Voir en ligne : http://www.liminaire.fr