du rêve de mine qu’entretint Balzac en Sardaigne

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pour toi l’Auvergnat

On sait que c’est un des épisodes les plus mystérieux de la vie de Balzac : accompagné d’une jeune fille déguisée en homme (son page, soi-disant, en tout cas pour Mme de Hanska), il fait le voyage de Gênes (avec trace dans la Comédie humaine) puis s’embarque pour la Sardaigne, mais pour arriver trop tard. Une fois de plus, il engouffre une partie de l’argent qu’il n’a pas. Et pourtant, comme les terrains qu’il achète au bord de la future ligne de chemin de fer à Sèvres, et doit revendre avant que l’immobilier s’envole, son intuition était valide. Ici le sous-sol regorge d’argent, de fer, de manganèse. Ici, sur la terre rouge d’entre Iglesias et Carbonia, ce sont des dizaines de micro-usines qui désormais, fermées entre les années 1950 et 1970, sont à l’abandon. On peut passer des heures à les explorer, quand on y a accès. Alors à quoi ou qui penser d’abord ? À ceux qui y travaillèrent, à la beauté fonctionnelle des ruines industrielles, ou à celui qui toute sa vie chercha à échapper au destin d’écrivain, et finalement par là pu rejoindre sa quintessence ?

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 24 juillet 2014
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