« désastre à Sartrouville », roman

sommaire & derniers billets, ou
une autre page du journal au hasard  :
carrés urbains | parking, Poitiers

On se lève à 6 h du mat, on travaille dans le train, on se prend la bourre du métro, le TGV étant arrivé avec 10’ de retard suite à « régulation de la circulation » vers Vendrôme on a le RER de 8h50 au lieu du 8h37 (qui est passé, lui) et puis, à Sartrouville, arrêt de longueur indéterminée, puis l’annonce haut-parleur : les passagers sont priés de quitter les voitures et attendre sur le quai. On vous donne peu après la raison : « colis suspect dans la zone d’Achères ». Mais la zone d’Achères c’est immense, énorme et ancien carrefour ferroviaire en bout de forêt de Saint-Germain, on ne sait pas ce qui est le plus surprenant à regarder, des lignes de trains chargés de voitures neuves en attente, des bâtiments ferroviaires de contrôle et d’aiguillages d’avant-guerre, ou des brefs aperçus sur ces gens qui campent en forêt parce que c’est ça qu’il leur reste. On nous prévient que l’attente durera une vingtaine de minutes, mais ils redisent toutes les dix minutes, au moins trois fois, qu’on devra attendre vingt minutes. Et il y a toujours un moment encore plus désespérant après ces coupures où ce sont des trains vides qui défilent au ralenti pour rattrapage, qui vont dans la bonne direction mais ne prennent personne. Évidemment pour une fois je n’ai pas mon appareil-photo, c’est donc juste avec l’iPhone que je fais quelques images envoyées sur Instagram. Et je reprécise que je n’ai rien contre Sartrouville ni les gens qui y habitent, puisque les réactions « c’est mais il y a un très bon théâtre à Sartrouville », ce dont je ne doute pas même n’y ayant jamais été invité, mais moi là j’allais à mon turbin 10 kilomètres plus loin et à 9h du matin c’est pas de m’asseoir dans un théâtre dont j’avais besoin.

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 20 mai 2015
merci aux 523 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • (entendu dire - est-ce que c’est vraiment une information ?- que l’avion solaire était encore à Nanquin, et qu’il n’en partirait pas avant dimanche ou lundi, au mieux) (y’a Césaria Evora qui chante "Besame besame mucho" comme si c’était la dernière fois) (revu "The shinng" (Stanley Kubrick, 1980) qui est une vraie merveille) (qui fout les jetons en même temps ; Shelley Duvall : terrible et vraiment formidable) une librairie transformée en salon de coiffure, rue de Louvois-c’est dans le 2 ça je crois, face au petit jardin (à côté de l’ex-bnf ce qui peut expliquer cela )

  • (je lis le roman du frangin, aventures vaisseaux traites, j’adore ça) (j’espère que ça va le faire, tu vois) (je crois) je suis allé au boulot pour rien (ça faïche mais j’ai décidé, j’aurais pu continuer, mais non) (compte en banque vermillon rien ne va plus-encore-toujours-dlamerde) photo d’ombres reflet sur le miroir géant et concave (je suis fatigué, je fais des rêves parfois bizarres : cette nuit je ne sais plus, mais il y avait cette scène de "Shining" où le môme parvient à s’évader tandis que la mère, elle, non) (ici sans "trucage", on remarquera, j’espère, l’opérateur gauche cadre) (il sera à droite tout à l’heure)

  • (bon anniversaire à l’hôte-un jour de retard, ça va encore-ma fille en tape vingt deux aujourd’hui imagine-toi) (ça ne t’en fait jamais que quarante de plus, et ce depuis toujours...) (un peu comme moi, je reconnais) (six cents pages, et il croit que j’ai le temps de corriger les coquilles, naaann mais vraiment) je fatigue parce que parfois, j’en ai gros sur la patate de pas avoir un rond devant moi je fatigue parce que je vois bien que le reste du monde est dans un état terriblement semblable au mien (hier soir, c’était "la loi du marché" (Stéphane Brizé, 2014) un peu trop téléfilm pour mon goût (on pensera à "Jamais de la vie" (Pierre Jolivet, 2014) ou encore à "Discount" (qui propose au moins autre chose que la fuite) (Louis-Julien Petit, 2013) (dans ce film, pourtant, tout le début avec les portraits de nos contemporains - agent anpe ; banquière (de merde, et exacte, j’ai la même) ; particulier greed et grossier- puis patron de l’hyper où bosse Lindon/Thierry réalisés au couteau afûté, un fil magnifiquement fin et coupant, cruel et réaliste, à vomir) (la même pivot axe verticale légèrement plus contrastée)