2020.02.27 | Beckett solitude splendeur


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Toujours cette impression, en passant saluer Beckett en sa demeure abstraite, de quelque chose qui brille un peu plus, dedans, que dans les tombes voisines. Ou est-ce Suzanne. Qu’on aurait mis là par mégarde une sorte de radiation. D’avoir ce cycle d’écriture à Camondo-Raspail, de 10h à midi, fait que je passe devant à l’ouverture, tôt matin, dans le cimetière désert sauf ceux qui y bossent, enterrent, nettoient. D’ordinaire, toutes ces années, c’est plus tard dans la journée que j’y passais. Il y a 2 semaines, à quelques dizaines de mètres, je m’étais arrêté voir Tarkos, et lui parler. J’avais contourné où Beckett repose. Dans mes incursions ici, c’est toujours pour un visiteur et un seul (ou une seule, hein Duras). Ce n’est pas sa tombe, ce matin, que je voulais photographier, mais juste cette radiation, déjà observée, toujours présente.

 

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 février 2020
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