fête des mères


version supermarché des élans du coeur


une autre page images, au hasard (depuis 2005) :
bateaux qui flottent dans l’espace

L’inscription « Des roses pour toi, 100 euros » : mais de l’art des artistes. Et puis les dessous de plats et merveilles sous cellophane : on a depuis complété par la fête des grands-mères, et un spécial perceuses pour la fête des pères. L’armada, au supermarché, ce samedi matin, ça reste quand même les fers à repasser et les assiettes : on ne chamboulera pas le monde si vite.



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écrit ou proposé par : François Bon
Licence Creative Commons ( site sous licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 mai 2006.
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Messages

  • Avalanche (de cadeaux) : réécouter plutôt Léonard Cohen.

    Ma mère (photo) est décédée en 1982, je ne peux plus lui souhaiter sa fête. Mes deux enfants m’ont incité à acheter un cadeau pour leur mère, avec leur contribution, samedi à la boutique exotique de la rue Beaurepaire.

    Relu ce matin dans « Les pousse-au-jouir du maréchal Pétain » de Gérard Miller (Seuil, 1975, « Connexions du Champ freudien », collection dirigée par Jacques Lacan) le chapitre 33 consacré à « La femme » : « Dans le message qu’il consacre aux mères françaises le jour de la fête qu’il leur a restituée, Pétain se plaît à les nommer en variant les qualificatifs, comme pour rappeler les femmes à leur seule réalité : mères de familles françaises, mères de notre pays de France, mères de France, mères de nos tués, mères de nos prisonniers, mères de nos cités, mères de nos campagnes, mères glorieuses, mères angoissées... »

    Mères ou simplement femmes électrices, aussi.

    Voir en ligne : DH

  • Plaisir d’offrir, joie de recevoir, comme on lisait sur les étiquettes qui collaient les deux bouts du papier cellophane autour des bouquets.

    On croyait qu’on avait crié assez fort pourtant "la fête des mères ? C’est tous les jours notre fête".

    Mais toujours ces étalages de cadeaux à nous filer la nausée, comme l’obscénité des titres des magazines "féminins" dans les kiosques des gares, ou les pub éhontées dans le métro des grands magasins pour leurs boutiques "mariage".

    Nous chamboulées, mais le monde toujours pas.

  • Oui, mais le coup de fil du fils qui travaille sur un bateau au large de l’Angola à 10h du matin, oui, mais la fille qui passe juste vous embrasser à midi et repart à son boulot du dimanche, oui, mais celle qui a elle-même quatre enfants, qui a oublié et vous rappelle presque à minuit, enfin disponible...

  • Malgré toutes mes répugnances , Dimanche : visite à ma mère qui me considère depuis toujours comme une fille indigne et deux messages - plaisamment tendres - de mes enfants à leur mère indigne...
    Rien de mes petits-enfants : ouf, car je suis aussi une grand-mère indigne !
    J’ai profité de cette journée froide et grise pour lire en vitesse et avec un sourire entendu " La touche étoile " de Benoîte Groult.

    Na !

  • curieux, les cadeaux : le soin que je prenais pour le choisir, essayant de me mettre à sa place, ce qui n’était pas insurmontable puisqu’il suffisait d’aller contre mon premier mouvement, avec la presque totale certitude qu’elle l’ignorerait hostensiblement ou serait d’une politesse volontairement appliquée. Et le total bouleversement un jour, quand son visage s’est éclairé d’un "merci ma chérie". Défenses tombées, provisoirement petite fille éperdue.

    Voir en ligne : le cadeau officiel