2009.02.05 | Poitiers, ou comment réussir son cours


Il me faut 1h20 de voiture, et c’est une sorte de sas pour la montée en pression, être prêt à parler pour la session de 3 heures, le cadre officiel s’intitule « culture contemporaine et pratiques de l’écrit » et j’ai choisi de l’ancrer dans la littérature (et même, question qui serait intérieurement le filtre ou la mise en tension : « qu’est-ce que la littérature », sans jamais le prononcer), en prenant pour chaque cours un auteur dans la configuration particulière d’un moment de mutation des formes, production, diffusion de l’écrit. Et pas question de ne pas être prêt, même si je me doutais que sur place ce ne serait peut-être pas la salle studieuse du début d’année... Même France-Info, dans la voiture, ne parlait, et toutes les 10 minutes que de l’heure et demie de télévision que s’accorde ce soir Sarkozy, et des commentateurs lénifiants disant qu’il « devrait abandonner son bonapartisme », ou alors serinant ce mot de « crise » comme si c’était la même chose que les pluies et vents de saison. Pire que la vassalisation, la banalisation. Ou, encore plus : comme si tout ce gâchis ne résultait pas évidemment d’une volonté politique, et de la mise en application délibérée, totalisée, de cette volonté. Pour le reste, et savoir où je suis, voir chez les amis Ertzscheid et Gunthert.

 



François Bon, routes, métiers © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 5 février 2009
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Messages

  • Merci cher Francois pour les images. Heureseument que les gens reagissent Les choses n’ avancent pas autrement.

  • Cher François
    Heureusement que le monde universitaire se mobilise (lui qui, pourtant, parfois, souffre de quelques lenteurs...) mais tout de même ; alors nous soutenons, nous autres, un peu informellement, nous avons remis le tenue de nos réunions, nous aidons même à la lutte afin que ceux qui nous gouvernent ne se croient pas tout permis. Et d’ailleurs qui parle de cette grève . Sinon Internet ? Ici par exemple et bien d’autres ailleurs et tant mieux.
    Amicalement et courage pour tenir quand même malgré ces passages à vide...

    • bien sûr les livres dans le cartable n’en sont pas sortis, mais pas eu bien sûr une once de passage à vide à constater comment les étudiants se mobilisaient, les images en témoignent j’espère ! rien de passif en tout cas dans leur façon d’organiser, discuter, être présents - beaucoup de monde à la BU où ils allaient travailler - pas été voir en droit et sciences à côté ce qu’il en était