Poitiers langue des signes

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dans les ponts | 1, Tonnay-Charente

Fac Poitiers, arrivée en avance, prendre la clé de la B120, faire photocopies, il reste du temps pour la cafétéria : RFM en fond sonore, "jouez avec nous", et deux étudiants face à moi dans une discussion complexe en langue des signes. J’y reviens d’ailleurs un peu plus tard en parlant du Tiers Livre (de Rabelais, à Poitiers le Tiers Livre c’est Rabelais). Midi, Dominique Pifarély me rejoint depuis le CFMI, salade à la cafèt : je l’invite avec même dessert et café, je paye 3,54 euros ça me fait presque honte j’ai l’impression que je le traite au rabais, le frère d’ailleurs venu sans violon. Puis atelier d’écriture, on est six, on aura réussi le rattrapage d’UV post grève. Je n’avais pas prévu de parler de Lautréamont : étrange, deux associent le mot parapluie au mot machine à coudre quand je dis que la machine à coudre est sur une table de dissection, même sans avoir lu Maldoror. Alors comment ne pas les embêter une demi-heure avec Lautréamont si pas lu : je viens de le leur envoyer par mail en numérique – question qui reste pour moi, dans le couloir, allant me chercher une tasse de café : pas lu Lautréamont parce que pas tombés dessus, parce que pas les clés pour savoir quoi y chercher (j’ai parlé du Lautréamont et Sade de Blanchot), ou pour la violence même du contenu ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 juin 2009
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Messages

  • Toujours des grandes surprises dans ce blog !
    Dominique Pifarely, encore une perle rare.
    Merci cher Francois J ai vu aussi le blog c’ est super.

  • j’étais frappée de ce qu’à chaque station de la ligne 12, de Corentin Celton à Notre-Dame-des-Champs, la succession des offres était sensiblement la même : alcool fort, alcool fort, moins 50% sur des matelas vendus en ligne, moins 25% sur tout le rayon literie d’un grand magasin de la rive gauche, moins 25% sur tout le rayon literie d’un grand magasin de la rive droite, moins 400 euros sur une semaine de (pierre et) vacances, moins 50 % sur des billets de train ; et pourquoi ils voulaient à tout prix qu’on s’enivre et qu’on se couche ou qu’on s’en aille

    Voir en ligne : L’employée bien outillée

  • mais le cadeau des filles : et la salle de ciné alors ??? non, mais ça va, là...

  • Ordi tellement petit que je l’oublie au café. En remontant l’avenue, le sac me semble bien léger. Alors jusqu’à Jaurès, je cours : me revient par saccades la lecture de Deauville qui a permis de l’acheter, les textes inédits qu’on vient de me confier, les miens, la photo de Grenoble en fond d’écran... Près du comptoir, le patron me regarde en souriant.

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • On parle de 1984 et j’y pensais pour l’Iran, la façon dont l’info nous parvient au mieux avec retard, big brother may be watching you mais nous en dit ce qu’il veut bien.
    Quand j’ai revu mon amie, en gros lundi dernier, pensée pour le narrateur qui revoit la sienne après qu’on les ait séparés, amoindris, torturés ; elle n’est plus la même sa texture a changé.
    Ou dans la vie c’est la mienne ?

    Tenir un journal pour tenir le coup. Compromettant si retrouvé. Ou bien : s’y garder de toute exhaustivité ? Quand on se quittera, Septembre me manquera.

    Deux livres en deux semaines qui finissent en falaise. On tourne la dernière page pour une suite absente. Est-ce une nouvelle façon ? Ou un gang redoutable arrache-t-il les fins ?

    Voir en ligne : traces et trajets

  • Ecrit 7000 signes (c’est google docs qui le dit) sur Neil Young et de vieux souvenirs cet après-midi au lieu de travailler... On rattrapera demain, pas grave. Sauf si je termine ce texte. S’accorder des parenthèses comme cela de temps en temps. Pour garder l’esprit clair. Ou approchant.

    Voir en ligne : KMS

    • KMS félicitations et tiens bon la rampe (c’était quoi, déjà, les résolutions de début d’année, déjà, c’était quoi ?) et j’aime le vieux Neil, en même temps...

    • Je lis cette annonce comme une bonne nouvelle (et m’en régale d’avance). Profite de ta (relative) liberté. Demain le travail te sera plus léger que si tu l’avais fait aujourd’hui "malgré".

      Voir en ligne : traces et trajets

  • ...je n’ai pas besoin de me souvenir du frigo hanté (Cowboy Bebop) : la vie le ramène à moi tout naturellement avant que le jour se ferme...

    Voir en ligne : Omega Blue

  • Pluie, gérer chantiers ouverts, quotidien différé en soirée.

    Voir en ligne : à chat perché

  • Des phrases venues de textes lus en public traversent la tête sans discontinuer. Autocitation permanente, qui surgit sans qu’on ait rien demandé, dont on se passerait bien. C’est le revers de la lecture, sans doute, et de cette manière-là d’écrire, en testant à voix haute pour savoir si ça tient...

    Voir en ligne : Fenêtres open space