mentorat


Discussion engrenée par mail hier soir comme j’aime, avec plusieurs interlocuteurs en étoile, brève mise en place d’un penser ensemble. Le web c’est aussi un bistrot ou une réunion dans la salle au bout du couloir. La demande était donc de savoir si j’accepterais, de façon rémunérée, de participer à un programme de mentorat, énoncé selon principes qu’écrire est un métier, et qu’il incluait une relève – outre le fait que n’ai pas du tout envie d’être relevé, l’impression d’abord que c’est mentir sur le métier lui-même, en pleine onde sismique, et qui justement se réorganise via le web, via des questions très complexes sur lire quand c’est à l’écran sur les rapports du gratuit et de l’économie des créateurs, sur la profusion des ressources et que le monde des blogs se constitue aussi en une sorte d’écrivain collectif, questions qu’on devrait aborder sans arrêt, même lieu même interlocuteur, dans les 3 mois de master class écriture, voix, numérique. J’ai donc décliné la proposition de mentorat, sans remords : juste, je ne sentais pas ce truc-là. Par contre, au passage, découvert cette fabuleuse page du mentorat mécénisé, et par Rolex rien de moins – marque que Sarkozy aura suffit pour la déconsidérer définitivement : revenus via produits dérivés du prestige de l’écrivain, ou vieux monde terminé ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 30 juin 2009
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