idée d’un grand dérangement

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2017.04.16 | je suis (moi aussi) un écosystème

Demain, vendredi 3 juillet, à 7h00 du mat, j’accueille sur TL un article de Scriptopolis, et Scriptopolis, qui accueille souvent le vendredi un auteur invité, publiera une variation écrite ce matin dans le TGV Saint-Pierre des Corps Paris, pour une des toutes dernières fois que je le prends après 12 ans de pratique. Et bien évidemment chacun écrit autrement, sachant le contexte graphique et narratif différent dans lequel seront publiés texte et photo : ce n’est pas qu’on écrive pour l’autre, plutôt qu’on laisse le contexte d’un site autre décaler et remodeler votre écriture. Donc rendez-vous à la fois sur tiers livre et chez eux (merci Jérôme Denis). J’ai appris que ça allait finir, le coup de sirène à midi pile, le 1er mercredi du mois. Et si, le 1er vendredi du mois, on lançait l’idée d’un grand dérangement : chaque premier vendredi du mois, chacun écrirait sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations ? Un jour de grand rendez-vous marché brocante du web, où on se balladerait sur tous les sites qu’on connaît, mais on y trouverait un autre auteur que celui attendu ? Vous en pensez quoi ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 juillet 2009
merci aux 1926 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • L’idée me plaît beaucoup, et suis partante, dans les deux sens. Hier j’ai envoyé justement un texte à Luc Perenom pour une des photos de son blog, sur son invitation. Et dans le seul frottement photo/texte, c’était déjà cette question du décalage qui me chatouillait en permanence.

  • ...dérangeons !
    "there’s some method in his madness" écrivait ce bon vieux William.
    Nous n’y dérogerons point.

  • Ils étaient une vingtaine, réunis en une petite salle pour un motif très officiel. La journée fut très chaude, la température était monté très vite au-delà de trente degrés. L’un d’entre eux demanda de l’eau. On lui répondit : " On n’a pas prévu, mais il y a des lavabos". Il ne put s’empêcher de dire : "Et tant qu’à faire, pourquoi pas des auges ?"

    • Si vous voulez passer un moment jubilatoire, lisez le discours de Philippe Didion à son principal, ex prof de gym à l’occasion de sa mutation, çà vaut son pesant de caramel mou : NOTULES d’aujourd’hui.

    • Au moins les "dieux vivants" de notre ami ont la possibilite d une retraite et peut etre le droit au repos avant les maux de la vielleusse. Mais nous la generation de 45aine on risque de travailler jusqu ’a 70 ans parce que les autres dieux vivants, les illuminatis qui gouvernent l’ Europe trouvent que nos genes sont des surhumains.

    • Je confirme : il a réussi à me faire rire alors que je n’avais pas précisément la tête à ça.

      Voir en ligne : traces et trajets

    • bien entendu, tu as des genes hors du commun : mettre un poeme en portugais sur TL, çà n’est pas à la portée de tout un chacun !
      Enfin un essai de réponse à ta question sur la façon dont les indiens sont traités aux USA ; je n’ai traversé cette fois que 4 états du deep south mais il m’a semblé qu’ils étaient fondus dans la masse des ouvriers et non pas parqués comme dans l’Arizona ou le Nevada il y a quelques années.les Acadiens leur sont parait-il reconnaissants de l’accueil qu’ils leur ont fait lorsqu’ils ont été rejetés de partout ; ce sont les classes populaires, employés des Mac Do,de la voirie,surexploités mais qui ne semblent pas plus pauvres que les noirs ou les pauvres blancs.J’ai repris l’avion à Atlanta(vol direct Roissy, le luxe vu les tracasseries aux aeroports) et au Downtown, il y avait quelques sdf, à mon sens des jamaicains .je ne peux pas t’en dire plus, j’ai écarquillé les yeux mais 15 jours,c’est court.

    • Je ne sais pas bien, j’avais pensé (ou j’avais mis déposé, où ?) un message pour mon amie Orsalia (que je ne connais que d’ici, mais qu’est-ce que ça change ? il y a bien aussi des gens que j’aime sans les connaître "en vrai" comme disait Gilda : vous François, déjà, Bashung ou Brassens, hein ou Bertrand, là-bas au loin, et tous les autres du petit journal, quelle belle fenêtre...) un message sur cette poésie si tellement plus belle dans sa langue que traduite, qu’on la comprend même sans en connaître trois mots (voilà, "trois mots" ça me dit quelque chose...) J’ai oublié, mais Orsalia, vous et votre père à la décapotable rouge, oui, je me souviens, et ce Portugal que j’aime profondément alors que je n’y passais que cinq jours, la semaine dernière, comme s’il m’attendait, que je le connaissais, tout comme mon ami Pereira, et Antonio aussi, la Méditerranée qui m’a vu naître, et tout le reste qui continue (un phare entre Sintra, et Cascais)

    • Je vous remercie chere Anne Marie pour les informations et "les images" des Etats Unis. Mon sentiment etait aussi pareil mes inforamtions donnent exactement cette image. Mais j ai aussi confiance a votre regard et je n ai pas tort.
      Tout a l heure j ai vu a la tele les fetes aux Etats Unis pour le 223 ans de leur independance et j ai pense aussi aux indiens et aux peuples de la planete qui ont ete detruits par eux au nom de la liberte ou de la securite mondiale Qui va liberer la planete des faucons americains J en ai mare de cette paxe americana. La crise economique est aussi leur oeuvre pensez y.

    • Merci cher ami pour les penses c est vraiment tres touchant pour moi Il faut savoir que moi aussi pour certains des fideles de ce blog j ai des sentiments comme si on est amis depuis longtemps et je me demande si ca c est normal ou une illusion et dans ce cas il faut chercher ses causes. mais la vie n est pas le rationalisme profonde sinon on perd sa subtance. Oui Portugal donne l imression du pays ou on peut se balader en peut etre rester pour toujours dans une autre possibilite de vivre pour eviter les villes on on ne vit plus. Le soleil qui stimule qui enivre c est la force de la poesie , la mienne.
      Vos fotos m’ ont poussee de chercher entre les voitures ce petite rouge decapotable comme ceci de Styve Macqueen dans le film http://www.youtube.com/watch?v=hzajlo4ZJ0I

    • Pessoa s’est rêvé poète anglais , c’est en anglais , la langue de son enfance , sa langue seconde , qu’il a découvert la poésie , l’anglais ou sa seconde patrie , celle d’Alexander Search ( son premier hétéronyme ). Rentré au Portugal il poursuit son rêve , c’est en 1917 envoit à un éditeur londonien " Mad Fiddler ", refus de l’éditeur ...il n’ira jamais en Angleterre , ni dans d’autres pays d’ailleurs

      Not from the northern road

      Not from the southern way ,

      First his wild music flowed

      Into the village that day

      ...

      ( The Mad Fiddler )

    • Orsalia, vous savez certainement que ça n’a pas (tellement) d’importance ; la réalité, c’est cette illusion que nous entretenons : je ne connais pas ana nb, mais la voici qui aime aussi le Portugal et que, pour elle, je me suis demandé où pouvait bien se tenir cette statue de Pessoa à laquelle adresser un salut de sa part (je l’ai trouvée), mais ce n’est pas important, cette raison, on s’en fout même, ce qu’il nous faut, c’est bien l’imagination, le rêve, l’exagération et l’oubli, et par dessus tout ça, la mémoire et le passé qui fécondent l’avenir. Vous savez certainement (sinon je suis heureux de vous l’apprendre) que la musique du film que vous nous indiquiez ("L’affaire Thomas Crown") nous vient de Michel Legrand où se trouve "Tous les moulins de mon coeur", un de mes tubes préférés(ça, vous ne la saviez pas)... Amicalement, virtuellement, en votre présence...

    • http://www.youtube.com/watch?v=OSD0AaIoYyo&feature=related
      je ne le savais pas. Oui je l aime cette chancon. Je trouve cher ami que vous avez raison, la raison ne faut pas guider les sentiments et l’ imagination, le contraire signifie un handicape emotionnel.

    • permettez moi de vous contredire , non pas vous contredire mais vous dire que le lien qui me lie à Pessoa est bien réel et dépasse mon amour du Portugal , le langage le rêve l’imaginaire , oui en tant que patrie indéfinie et infinie , depuis une dizaine d’années je travaille ,j’écris , j’improvise seule ( cithare + improvisation vocale ) ou au sein d’un groupe d’improvisateurs à partir du texte "Le marin" , ce travail a commencé avec Annick Nozati ... depuis je vis avec Pessoa , en février 2007 , j’ai eu la chance de présenter ce travail au CIPM de Marseille , sinon lors de " Musique Action " festival de musiques improvisées à Vandoeuvre , et dans d’autres espaces à Nancy ... sur mon blog n’ai pas encore mis d’enregistrements ( suis fin nulle dans ce domaine ) , mais ça viendra ...voilà ..." aucun rêve ne s’achève ...est ce que je sais réellement si je ne continue pas à le rêver , si je ne le rêve pas sans le savoir , si le rêver n’est pas cette chose vague que j’appelle ma vie ? ..."

    • en réponse à la citation : si, bien sûr...
      et pour le reste, bonne route

    • j’aime bien çà,apprendre ce qui nourrit la passion des uns et des autres, alors, good luck, Ana.
      j’aime beaucoup également ces petites incursions dans des langues pas forcément maitrisées ; çà évite de perdre trop de neurones.
      AME

  • pourquoi en effet ne pas devier le sens du "grand derangement" de ces pauvres acadiens dont le sort ne fut qu’infortune et qui firent preuve d’une determination farouche ;après 12 ans, c’est la puberte, les transformations, alors,cet exercice tres difficile qui consiste à penser à la place de l’autre(si c’est de çà qu’il s’agit) pourrait permettre de ne pas trop stagner,reste que certains amis du petit journal n’ont pas encore de blogs, qu’il ne faudrait pas louper les dates,que çà m’obligerait personnellement à faire evoluer la teneur de mon blog qui est actuellement partage de lectures et commentaires(bientôt le centième passage)et la question se pose des invitations(par le petit journal ??) mais c’est une grande idée,je suis prête à me creuser la cervelle.....attention, caractères susceptibles, s’abstenir, je vais faire mon reboussier, comme disait mon grand-père cevenol,il peut y avoir plein de ratés.
    Amities AME

  • Dérangeons, dérangeons ! Si souvent l’impression d’une course en solitaire que la pratique du blog. Alors de temps en temps faire choeur, faire corps ou même discorde, barouf, joyeux bordel, mais que ça vive et que communauté prenne sens.

    Voir en ligne : à chat perché

    • Si vous souhaitez participer et si vous utilisez Twitter, merci de vous manifester avec le code #grandderangement et l’adresse de votre site : chaque blog invité/invitant pourra ainsi pointer vers les autres sites participant à ce jeu de bougé numérique.
      Le premier dérangement... c’est demain !

  • ...je compte les gouttes de sueurs couler contre mes côtes ; je compte un, deux, trois ; je suis fatigué de compter ; je ne compte plus du tout...

    Voir en ligne : Omega Blue

  • merci nous signaler échanges en cours ou prévus, puisque merci d’être plusieurs à vous manifester !

    les blogs participants reprendront les liens
    il y a donc de confirmé TL/scriptopolis, liminaire/fenêtres open space

    les autres ?

    • Bonjour,
      Un "grand dérangement" est en cours (prévu pour août) entre "Takuhertz" et "Futiles et graves". Nous n’avons pas de compte twitter donc je réponds ici...
      Nous ne savons pas encore si nous prenons la formule de l’échange de formats (lui commentant une photo d’écrit urbain et moi me lançant dans un "carnet") ou l’inverse.
      En tout cas, bravo pour cette belle initiative !
      Clara

      Voir en ligne : http://takuhertz.blogspot.com/

    • Pas aujourd’hui, trop court.
      Mais pourquoi pas le mois prochain ?
      Il y avait un ou deux jours comme ça par an sur les blogs, où l’on écrivait chez le voisin et vice-versa et c’est vrai qu’on dirait que de même que le blog-sitting pendant congés, c’est tombé en désuétude. Pour que ça fonctionne bien il faut des lectorats voisins sinon le dérangement les ennuie.

      Voir en ligne : traces et trajets

  • trop, en travers de nos routes, une autre fois peut-être

    Voir en ligne : L’employée aux écritures

  • ... et duc de San Donnino, ça mérite bien 2 lions sur sa tombe, pour attendre la visite de PdB

  • Aujourd’hui (comme depuis quelques jours, depuis le retour je suppose, ou quelque chose) les choses se sont assemblées comme elles le devaient : rencontre au tabac - nous sommes d’accord, je pense, la chaise et la table et les pieds dans la terre tandis que le regard vers le ciel et les étoiles - puis à Port Royal ( le truc historique, 3 verres de blanc, trois verres de brouilly, 6 à 8 gitanes) moi j’adore ça, un coup de téléphone dans le métro, les courses, le repas, retour à la maison, la vie est belle, le temps est doux, l’année recommence en ses jours descendants...
    Les dérangements : c’est juste une idée magnifique, tout est à tout le monde (photo Caiscas, Portugal, vendredi dernier : non, mais ’tain quel beau pays !!!)

  • N’ayant rien reçu j’écris un peu triste, une carte et son complément. Et puis au soir tard, un message qui par un Bonne journée ou assimilé s’achève ... et datait du matin vers 8 heures. J’espère qu’il comprendra.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • ce n’est pas que je rame, tellement, en vérité, ça va mieux (les idées : la photo - Alfama en haut, descente en catastrophe du 12E - est de ce tonneau-là, comme disait Brassens) mais les restes de rupture, les souvenirs de ces jours-là l’année dernière, nager à contre courant, on dirait, oublier Venise, Trieste et Gênes et ne penser qu’à l’avenir, construire, mettre en place et s’interroger, ouvrir et investir (des gros mots, voilà) - et, dans le même temps, observer ces dérangements

    • Ah se perdre dans les ruelles d’Alfama...

      Voir en ligne : KMS

    • Je regarde le Tage , et en telle manière

      Que tout en regardant j’oublie que je regarde ,

      Et soudain quelque chose me frappe ,

      Heurtant mes pensées floues -

      Qu’est ce qu’être fleuve , et couler ?

      Et qu’est ce qu’ être là , moi et voir tout cela ?

      Par- delà - Dieu , I Abîme ,
      Poèmes ésotériques , Fernando Pessoa

    • Entre o sono e sonho,

      Entre mim e o que em mim
      É o quem eu me suponho
      Corre um rio sem fim.

      Passou por outras margens,
      Diversas mais além,
      Naquelas várias viagens
      Que todo o rio tem.

      Chegou onde hoje habito
      A casa que hoje sou.
      Passa, se eu me medito ;
      Se desperto, passou.

      E quem me sinto e morre
      No que me liga a mim
      Dorme onde o rio corre —
      Esse rio sem fim.

      Fernando Pessoa

  • Merci, grâce à votre idée je me suis régalée d’un échange avec Frédérique Martin.

    Voir en ligne : Vases Communiquants