temps ferry
jeudi6 août 2009
D’abord les intervalles de transition, l’attente au parking, le débarquement des voitures, camions, passagers à pied qui vous font spectacle. Ce sera pareil à la fin : le bateau s’arrête peu, on vous demande de libérer les cabines et d’attendre dans tel ou tel salon bien deux heures avant d’accoster. Mais entre les deux, en quoi ce serait un temps différent de l’avion ? On peut marcher et déambuler plus facilement, évidemment, on peut sortir à l’air et se mettre sur une chaise longue en plastique avant de trop cuire. On se rend au self-service ou au bar, mais la gamme de nourriture est aussi restreinte que celle qu’on vous apporte à votre place dans l’avion. Tout en haut, le neuvième pont est réservé aux animaux domestiques : ils ont un couloir avec des cases grillagées, une odeur chaude en sort, qui révulse. Leurs propriétaires viennent les sortir, les promener, les chiens posent leurs excréments sur le pont lisse et glissant, ils ramassent. Tout autour, la mer. Le temps, dans la cabine, est immobile. Ce matin cela tanguait fort, un grain nous surplombait. Et puis cet énorme rocher surgi de rien, s’amuser ensuite qu’il s’agisse de l’île Montechristo. C’est ce temps immobile et vide, mangé de vibration, qui égalise le lourd bateau à fond plat et l’avion qui va pourtant bien plus vite et bien plus loin. On tombe dans un tunnel : on n’oserait pas, autrement, cette longue relâche mentale des heures. Parfois, rien de mieux pour que les idées viennent, ou réaborder à neuf les idées en cours. Lire en soi-même comme dans un livre, c’est pour cela qu’on n’a pas ouvert celui qu’on avait pris ? Des centaines de passagers, en avoir compté trois, qui lisaient intensément, ce qui s’appelle lire. Est-ce que ç’aurait été plus, il y a encore quelques années ? Dans les zones réservées aux ordinateurs, on était finalement plus nombreux à se percher sur les tabourets.
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Messages de forum
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...et le lendemain, à se demander ce qu’elles disaient, il y a quelques heures, les silhouettes à la Michaux. Ce qu’elles continuent à dire et parler.

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écouter Prokofief, sonates violon piano, de ces grands disques noirs harmonia mundi sans pochette qui ne coûtaient pas cher du tout

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Heureuse de n’avoir enfin plus froid, aller au cours de danse avec de l’énergie. Hélas la tête ailleurs. Depuis le matin j’ai compris que probablement ça finirait comme ça . Je n’en mourrai pas, cette fois. C’est juste triste, très (pour moi).
Le Grand Rex était en Christo ou quelque chose qui s’approchait. Ça m’a rappelé le Pont Neuf il y a tant d’années .
Voir en ligne : traces et trajets

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des jours comme ça, on rencontre des gens, on parle, on se regarde et on s’apprécie, j’ai adoré voir cette photo avant mon rendez-vous du jour, j’ai adoré demander à ma fille "c’est quoi, cette chanson, avec le poing levé, là ?", pourquoi elle m’a dit ? Parce que il y a plus de 40 ans, "des sacrifices s’il le faut j’en ferais, j’en ai déjà fait mais toujours le poing levé" noir blanc polak noiche juif arabe tous deux jambes des yeux et le reste et quand même vivre et faire avancer le truc, faire avancer le truc, allez (je lèverai le poing, encore plus haut, ; encore plus loin...)

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les choses avancent, il y faut réfléchir, le temps glisse doucement comme si de rien n’était mais il passe implacable intarissable (là, c’est l’hiver au coin Stal/Flandres)

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J ai pense a cette phrase que je repette tres souvent presque toute ma vie.
"Je n ai pas le temps" (Den echo chrono)
Mais enfin c est idiot ca !
J ai le temps puisque je suis la mais je suis pasee a cote de la vie et ca n’ est pas juste et pas raisonable non plus.
Je me souviens un ami qui avait dit. Donnez temps au temps.
Il faut penser a ca, quand j aurais le temps.
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plutôt que de le laisser faire, prenez-le, Orsalia, et vous verrez, vous en aurez suffisamment... amitiés
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depuis la mi-septembre, et tous les jours sans exception, même depuis la reprise, même depuis le printemps, l’été et les beaux jours, longs, calmes ou furieux, les larmes, tous les jours, coulaient au moins une fois, il en était ainsi sauf aujourd’hui, ce n’est pas qu’elles soient taries, je ne crois pas, mais aujourd’hui, non, est-ce le repas pris en famille, les rires à la terrasse petit poucet avec mon frère, les pâtes à la sauce tomate, je ne crois pas mais non, aujourd’hui, non... (le lion du coin du boulevard et de la rue de l’abbé de l’épée)

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Coimbra
9 août 2009 10:10, par Elise
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pas loin de la rue du lavoir , chaque jour , un deux ou trois corps de , femmes couchées , mains jointes glissées sous le visage , posées sur l’herbe , jambes repliées , elles dorment sous l’arbre
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