dans 100 ans toujours là


J’aime bien, sur les 3 faces accessibles du 4ème étage de la bibliothèque Gabrielle-Roy, la vue qu’on y a sur cette partie de la vieille ville en perpétuelle déconstruction reconstruction. Mon interlocuteur, debout devant la vitre, montre d’un geste du bras le vide, de l’autre côté : concevoir une nouvelle bibliothèque qui va grandir là, dans ce vide, anticiper les usages, les circulations. Puis retour à l’ordinateur sur le bureau : la machine ne dit rien, pourtant c’est elle en partie qui doit commander à ce qu’on va réaliser. « Ne plus concevoir la bibliothèque pour la moyenne de ce qu’on sait des gens, mais pour les différentes personnalités qu’est chacun au long d’une journée, me dit mon interlocuteur – sachant que dans cent ans ans le bâtiment sera toujours là... » Je lui dis que c’est une belle chance, d’affronter ça : petite grimace mais oui, il le sait. Se dire qu’on aimerait bien se reconstruire soi-même, dans cet instant, et dans pareil vide tout droit au-dessus de la ville, avoir d’emblée le numérique dans les souliers. Photo : vieux Québec, usine à papier (photo Joachim Bon).



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 19 avril 2010
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Messages

  • (la prochaine fois, on y va en train, d’ak ?) avec ces photos de la 2, ce qu’il y a de bien (on ferait pareil sur la 6 hein ?), c’est qu’on ne sait jamais si les contreforts en acier seront ici où là... ni s’il y aura du monde sur la photo (là ils y sont, les deux en bas, là) (en tout cas, le volcan nous a bien fait marrer) (parfois un peu jaune, c’est vrai)(c’est gare de l’est, là)

  • ... j’aurais cru que nous serions toujours amies. Ce que j’ai vu la veille continue de me travailler jusqu’au Méliès du soir, garni du nouveau Doillon, soooo frenchy mais pas inintéressant pour qui supporte le genre.

    Je m’impose des jalons de réflexion des "Ne rien faire tant que je n’ai pas pris l’avis d’Untel", écrire d’abord voir ce que ça donne. Situation délicate où me sentant tenue d’aider, je risque de perturber alors que tout était fait pour durer. À l’opposé si un drame survenait comme il est prévisible et qu’étant la personne qui savait je n’aie rien tenté, je m’en voudrais pour au delà du restant de mes jours.

    [photo : de bons amis semblait-il - souvenir d’un beau dimanche à la Cartoucherie -]

    Voir en ligne : traces et trajets