Que dans la désoccupation seule commenceraient les voyages. La rançon préalable d’être immobile.
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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désoccupation
20 avril 2009, par François Bon -
tension des gris
19 avril 2009, par François BonLa tête bateau à quai. Très tôt ce matin, cette impression que dans le gris plus rien ne se distinguait, rues, maisons, ciel. Puis soudain deux oiseaux noirs à grand bruit. Ai refermé la fenêtre. Reprendre lentement possession de ce qui désormais s’apprréhende comme vide.
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menus faits de
18 avril 2009, par François Bon« Là où végète la classe moyenne sans réalité ni idéal, je m’assigne chaque jour la tâche du scribe, retranscrivant les menus faits de cette multitude banale qui échappe trop souvent aux archives publiques, je remplis mes carnets de notes de ses paroles, de ses gestes, de ses pensées, je tiens la chronique ordinaire de ses mésaventures humbles et de ses jubilations sans lendemain [...] cette sous-humanité morcelée et esseulée, c’est moi. » Bruce Bégout, L’Éblouissement des bords de route, (…)
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le monde d’en haut
16 avril 2009, par François Bon« Ce qui m’avait si profondément remué était une rue ordinaire de banlieue avec ses lumières et ses ombres qui la transfiguraient. Il y avait quelques arbres et, au premier plan, une flaque dans laquelle se reflétaient les façades des maisons invisibles ainsi qu’un morceau de ciel. C’est alors que le vent fit bouger les ombres, et les façades avec le ciel en dessous commencèrent à onduler. Le monde d’en haut tremblant dans la flaque sale : cette image ne m’a jamais quitté. » Siedfried (…)
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tropisme de Londres
14 avril 2009, par François Bon« Il s’agit d’un stylo dont le corps transparent contient de l’eau et un collage des principaux monuments de Londres : Buckingham Palace, Big Ben, Westminster et des bâiments plus ordinaires, des pubs et des boutiques. Tout un petit Londres qui s’anime car, si les images sont fixes, un bus rouge à impériale se meut de bas en haut et de haut en bas, dès qu’on bouge le stylo. » Régine Robin, Mégapolis, Stock, p 369 (mais tout le livre est du genre).
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géographie des livres
12 avril 2009, par François BonLes circulations, espaces et représentations qu’on installe, ont-elles à être compatibles avec la documentation qu’on en fait ? Ça ne fonctionnerait pas pour les livres qu’on connaît, d’avant le temps des appareils-photo numériques. Le réel est uniquement une catégorie mentale.
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chute de livres
11 avril 2009, par François BonCe panneau était quand même étrange : dans la journée ils tiennent bon, les livres, ils ont leurs lieux, librairies, bibliothèques, et les nôtres aussi. Mais la nuit, ils tombent : pour cela qu’un monde s’effrite. On fait pour le mieux : le soir, le plus longtemps possible, on lit. Ceux-là ne tomberont pas.
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Ponge pongeant
10 avril 2009, par François BonBagnolet du vendredi, parler de Francis Ponge à une classe de seconde et les voilà qui écrivent : histoires de sacs successifs, de première corde à sauter, musiques écoutées l’an dernier par trimestre – « il y a quoi à dire sur un sac, si je parle pas de moi » (matière, taille en cm, prix lieu & circonstance d’achats, inscriptions d’origines, inscriptions ajoutées, usures et accidents, déformations, contenu fixe et contenu variable, usages détournés : ça ira ?)
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corriger son bouquin
9 avril 2009, par François BonQu’est-ce que je déteste cette phase, les 130 pages bouclées passer son temps à se démolir soi-même, virer ce qu’on peut, lire comme si ça voulait rien dire, décortiquer ce qui vient d’un fond de nuit il y a 4 mois et venu d’un bloc – même avec musique forte et tous les palliatifs. On se sent comme ces murs avec trous et tuyaux : la littérature comme travail de ruine avant même d’être. En suis quand même aux deux tiers. Dix heures par jour, mais brut : enlevé les fuites, reste quoi ?
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transports
8 avril 2009, par François BonAutoroute pour Angers, hier, reçu par le Chant des mots (merci JE, CB et à ceux qui sont venus si nombreux...), suivi longtemps ce « Transport de NUS »...