#ebookfriday|2


à découvrir numérique cette semaine, chez nous et chez les autres


Ce vendredi 17 juin, matin, je serai à Orléans dans un séminaire de formation des responsables fabrication du groupe Hachette – ceux-mêmes dont j’ai bénéficié, chez Fayard ou au Livre de Poche (ah, les 1000 pages de la bio Rolling Stones pour 9,90 euros) du savoir faire en matière de livre imprimé. Étrange rendez-vous, tant est grande la disproportion entre notre publie.net et le grand groupe : mais la preuve que le dialogue et l’écoute sont possibles, du moins avec certains (comparez le bruit fait autour de la plateforme 1001libraires.com, les 500 0000 euros d’argent des pouvoirs publics dont ils ont disposé, et leur boycott de nos titres dans leur proposition numérique – c’en est presque indécent, merci iTunes, Immateriel, FeedBooks, Fnac.com, ePagine et ses dizaines de libraires indépendants, bibliosurf, Bookeen librairie, Cultura, Virgin, AbeBooks de ne pas avoir le même dédain) – suis sûr qu’avec les Hachette, autour de iPad, Kindle, liseuses et téléphones, ce qu’on met dedans et comment on le lit, ça va drôlement et concrètement discuter, merci Frédéric S.

On est donc bien décidés, tous ensemble, petits acteurs du numérique, mais bien décidés à ne pas se laisser étouffer par les couvercles genre loi Prisunic, à faire du vendredi un rendez-vous de synergie et de découverte – merci NumerikLivres d’en avoir initié l’idée.

J’en profite aussi pour annoncer ce débat Comment lirons-nous demain ?, jeudi 23, à Futur en Seine. Le matin, je ferai un speech solo de 20 minutes en anglais, texte sera ici à minute même où je le lirai.

Et n’attendez pas trop pour vous balader dans tout ça : la semaine prochaine il y en aura d’autres. L’avantage du #ebookfriday c’est qu’on a quand même tout le week-end pour les lire...

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sur publie.net, réalités nettement décalées


- ce webobjet qui est un tournant, il y aura billet spécial, n’en parlons pas, ne le lisons pas, de toute façon : c’est pas du livre ;
- écrit en temps réel (sur dix jours) pendant un déménagement, et transmis au moment même où le camion emporte les Cartons, c’est le titre de ce texte de Christine Jeanney, à 0,99 euros dans notre collection STIGME.99 (stigme, c’est le nom originel du signe séparateur de mots, dans les anciennes écritures, avant l’espace et le point), donc prix découverte ;
- dans la même collection, retour sur accident de voiture et enfance, un texte grave, une syntaxe très neuve, et pacte de fraternité renouvelé avec remue.net qui organise ce samedi sa 5ème nuit remue où seront présents de nombreux auteurs publie.net, de Sébastien Rongier le très dense Au troisième étage ;
- e-styx est conçu comme maison d’édition autonome, vieux rêve de tourner autour du mot réalité en l’affrontant de près ou en le retournant carrément, fier d’accueillir le fantastique appliqué à la vie de bureau, avec Edgar Kosma, bruxellois, et une forme d’absurde proche des grands de l’Obériou, ça s’appelle De ses dix doigts et ça n’a pas le rire sain ni tranquille ;
- à ma demande, Laurent Margantin a bien voulu me confier une suite étonnante parue sur son site Oeuvres Ouvertes cet hiver, échappées fantastiques à même la vie ordinaire, avec figures d’écriture partout sous-jacentes, grande langue, c’est Visions secondes ;

 

NumerikLivres : comprendre le numérique


- focus sur la collection, idée très forte de Jean-François Gayrard : Comprendre le numérique, on vous laisse explorer la page d’accueil, avec 2 nouveautés d’importance : Manuels scolaires et albums augmentés de Michèle Dreschler, et Auto-édition, tremplin ou impasse de Paul Leroy-Beaulieu. Air de famille ? Les maquettes de NumerikLivres comme celles de publie.net viennent du studio Ettoitufaiskoi de Gwen Català, on n’en changerait pas !

 

Lovecraft qui s’efface


- hommage pour finir à un nouveau-venu, mais qui semble bien marquer son territoire, c’est le Studio Walrus, un binôme venu du cinéma (et à tous deux qui n’ont même pas mon âge, peuh... dirait le Roi des éditeurs). Julien Simon aux manettes pour nous proposer une démo directement en epub 3, intégrant des scripts d’interactivité nouveau genre : un inédit de la galaxie post-Lovecraft (on sait qu’une des caractéristiques de cette oeuvre majeure c’est, dès son vivant et parfois en collaboration avec lui, l’extension de son monde inventé), où – principe fantastique lié à ce récit particulier –, le texte s’efface à mesure qu’on le lit, et c’est vous-même qui restituez la lisibilité en écrivant à votre tour. Texte et traduction inédits en collaboration avec les éditions Mnémos. Ne manquez pas Walrus epub demo#3, ce qui se passe ici concerne l’ensemble de notre petit monde et des routes qui s’inventent.





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écrit ou proposé par : _ François Bon

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1ère mise en ligne et dernière modification le 17 juin 2011.
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