publie.net 2012 : le point aux 10 000

au 15 mars, nous passons les 10 000 titres vendus depuis le 1er janvier 2012, soit autant que l’année 2010 tout entière, et la moitié de l’année 2011



 Petit point symbolique au 15 mars, et ça compense toutes les nouilleries déversées par le SNE et leurs copains pendant le Salon du livre de Paris, dans le genre rideau de fumée prépare ton portefeuille....
 Pas de réjouissance ni gueuleton, même si on est heureux d’avoir enfin quelques moyens pour garder le cap : mais les textes contemporains qui fondent notre démarche ont encore des niveaux de vente beaucoup trop réduits – c’est pareil chez les éditeurs papier, mais moi ça me tracasse. Je ne suis pas venu à l’édition numérique pour une question de boutique, mais pour une revendication de littérature, et la propulsion de.
 Reste quand même le constat : comme on monte en valeur absolue, le panel de titres diffusés est désormais beaucoup plus large, et la confiance prise via domaine public sert de moteur à l’achat de nos auteurs contemporains. Grande fierté à tous ces textes récemment mis en ligne, même si chacun ne trouve que quelques dizaines de téléchargements, selon affinité...
 Désormais 2 personnes, Gwen Català et Roxane Lecomte aux commandes des epubs. On a franchi un saut qualitatif (imposé par nouvelles normes de nos diffuseurs, d’ailleurs – saut psychologique pas facile pour moi, puisque mes bricolages de jusqu’ici ne passent plus la barre, il était temps, riront certains). Beaucoup de mises à jour, nouvelle maquette pour publie.noir (et l’arrivée cette semaine, j’en suis très fier, de Moussa Konaté), reprise en cours de la collection Grèce, etc...
 Impression à la demande : nos premiers essais devraient nous parvenir imprimés dans les jours à venir, l’équipe est mobilisée, les premiers fichiers en cours. Toujours perspective première vague de 50 mises en ligne mi-juin, 50 autres en septembre. Hâte maintenant. Et décision que l’achat du livre papier permettra l’accès gratuit à la version numérique, même si techniquement ce n’est pas encore ficelé, j’en fais un point décisif. Gwen assure la coordination de l’ensemble.
 Collection Reprint : petite pile de (beaux) livres prêts à passer au scan, on a pris du retard. Mais prêts à accueillir amis écrivains dont les titres seraient indisponibles.
 Contrats, chantier ouvert pour les 3 mois à venir via mission commanditée à jeune spécialiste – là aussi, si on grandit je passe la main (suis jamais vraiment arrivé à cette discipline de paperasse, mais tous nos chiffres depuis octobre 2008 sont accessibles et vérifiables dans l’interface). Installation d’un système de validation en ligne (demanderai même probablement aux auteurs ayant contrat signé de bien vouloir repasser par cette case départ), mise au point d’un contrat papier spécifique adapté à l’impression à la demande (apparemment, on sera les first ones une fois de plus, aucune concertation professionnelle chez les momies), et feuilles de calcul automatisées pour les droits d’auteur, ça aussi sinon c’est infernal (par exemple, au 1er janvier, le calcul de la cotise CSG se fait non plus sur 97% du brut mais sur 98,25, on a vraiment que ça à faire, régime de bureaucratie parasitaire...), tout ça devrait être au point pour 31 juin.
 Les comptes sont tenus (ô le rendez-vous compta trimestriel...) : les paiements auteurs se font à mesure qu’une tranche de 250 euros est atteinte, mais ça en concerne de plus en plus. Cagnotte des ventes domaine public réinvestie dans le projet impression à la demande. Et les recettes éditeur intégralement réinvesties ces derniers mois pour le paiement (sur facture auto-entrepreneur, veux rester à l’écart du modèle entrepreneurial) du boulot hallucinant de Gwen et Roxane.
 Et quand même ce trimestre restera pour moi celui du gâchis Vieil homme et la mer.

 

les 10 000 au 15 mars...


J’avais donné en janvier dernier un bilan un peu détaillé de nos chiffres de vente des titres à l’unité.

Dans les comptes auteur, il y a 3 rubriques : ces téléchargements à l’unité, les téléchargements via les comptes abonnés, les accès bibliothèques en streaming. La vente de titres à l’unité n’est donc qu’un mode d’accès parmi les trois proposés.

C’est très impressionnant : le 28 décembre 2010, nous avions atteint les 10 000 titres téléchargés dans l’année, il aura suffi des 3 premiers mois de 2012 pour les atteindre. Idem, nous avions atteint le 30 décembre 2011 les 20 000 téléchargements payants dans l’année : en 3 mois de 2012, on en fait la moitié.

Remarques :
 1, quand on vous dit que les gens équipés de tablettes ne s’en servent pas pour lire, franchement de quoi rire...
 2, quand on vous dit que les gens ne terminent pas les livres numériques achetés, franchement de quoi rire (sinon, je ne vois pas pourquoi ils reviendraient en acheter d’autres)...
 3, progression sûre et permanente des liseuses, et vérification que ceux qui en ont s’en servent ! – ça paraît évident, mais c’est bien de le dire...

Autres remarques :
 1, nous devons maintenir la vente directe via notre site publie.net, ceux qui viennent chercher un titre contemporain le font plutôt chez nous que sur les plateformes de revendeurs.
 2, forts résultats d’Amazon, largement supérieurs à ce qu’on peut supposer de l’équipement Kindle : cela signifie que la prestation de service est le premier atout libraire, facilité de commande, et facilité de lire le même texte sur n’importe quel appareil (l’appli Kindle est dispo sur téléphones, iPad, iPhone et même sur MacAir – je lis beaucoup sur mon ordi, mais l’appli Apple/iBooks ne me le permet pas).
 3, remontée d’Apple iTunes, qui reste pour nous le seul vecteur pour les textes complexes, comme nos hors collection.
 4, bonne tenue de la Fnac, progression résolue de FeedBooks : oui, les libraires qui s’occupent de défendre leur bout de gras ont des résultats. En tout cas, je vis comme un paradoxe (peut-être pas ?) de voir nos titres les plus pointus ou risqués partir depuis les grosses plateformes, et les revendeurs indés ne diffuser de nos titres que les quelques plus faciles...

Et encore...
 1, à voir le nombre de taux de taxations différentes (en France, 7% depuis le 1er janvier, mais 3% pour Apple et Amazon, 0% pour ventes hors UE, 8% ou 15% selon autres pays, les ventes hors France représentent largement 20% des titres, publie.net s’impose comme vecteur de diffusion littérature à l’internationale.
 2, grâce au hub Dilicom, de nombreux petits diffuseurs vendent de 1 à 3 titres : préservons cette multiplicité d’accès. Même si les chiffres notamment en provenance des libraires indépendants prouvent bien qu’ils ont choisi un autre chemin, et rend bien dubitatif sur leurs Xème demandes de subventions et "portail"...
 3, par rapport à idée reçue aussi : sur chaque revendeur, on voit des ventes annulées ou remboursées, ça marche parfaitement, si pb de format notamment.
 4, savoir si dans ce contexte il est important pour nous de continuer à mettre en ligne des versions PDF (n’importe quel ordi, via Calibre par exemple, peut lire de l’epub très confortablement).

Voici donc nos chiffres par revendeurs, pour les 10 515 titres publie.net diffusés entre le 1er janvier et le 15 mars 2012 :


 Amazon, 3755 ventes
 iTunes, 3192 ventes
 Fnac, 1236 ventes + 214 Kobo direct + 60 Fnac/Kobo
 publie.net direct, 1488 ventes
 FeedBooks, 128 ventes
 Immatériel, 119 ventes
 librairie Le Divan, 110 ventes [1]
 Bookeen, 55 ventes
 ePagine (direct), 45 ventes
 OLF numérique (Suisse), 29 ventes
 AbeBooks, 26 ventes
 Virgin Mega, 20 ventes
 Sauramps, 5 ventes
 Dialogues, 4 ventes
 L’appel du livre, 4 ventes
 1001 libraires, 3 ventes (3 Gargantua !)
 club.be, 3 ventes
 rue du Commerce, 3 ventes
 Cultura, 2 ventes
 Publica, 2 ventes
 Delamain, 1 vente
 Ombres Blanches, 1 vente
 librairie Galimard, 1 vente
 Furet du Nord, 1 vente
 Gibert, 1 vente
 D Livre, 1 vente
 Bookcast, 1 vente
 Sophies’lovers 1 vente

Soit en pourcentages, arrondi : Amazon 36%, Apple 30%, Fnac 15%, publie.net 14%, et brutalité de ce total div 5%.

[1Commande qui juridiquement aurait dû basculer en "grand compte" et ne pas apparaître ici, voir pb évoqué pour Martigues.


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1ère mise en ligne et dernière modification le 18 mars 2012
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