souffrances de l’inventeur numérique

de comment c’est la vie backstage au quotidien


NOTA : bravo Mantano (merci particulier à Jean-Marie Geffroy), qui vient d’annoncer sur Twitter la prise en charge et la résolution du problème, ainsi qu’une mise à jour de l’application dès ce soir. Très impressionné, même si on aurait évidemment préféré prise en compte de nos mails avant d’en passer par exposé sur blog... Mais je maintiens mon billet, parce qu’exemple typique de comment avance cahin-caha l’édition numérique et – très accessoirement – comment nos petites structures laboratoire (publie.net n’est pas seul, il y a Studio Walrus, NumerikLivres et quelques autres) financent pour une part, avec leurs moyens dérisoires, ce dont bénéficie ensuite la grosse cavalerie...
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En tout cas, utilisateurs Mantano, à vos bécanes, et grand soulagement pour nous, pas à nous de faire mise à jour de nos fichiers... Et noter sur les 2 twitts reproduits ci-dessus que le contact s’est établi par Marc Jahjah depuis la bonne ville de Québec !

 

Avant-hier, mardi 15 janvier, reçu au Labo de l’édition pour premier débat de leur série #printisnotdead (en collaboration avec La Cantine – et photo ci-dessus), vraiment surpris, 1 du nombre de personnes venues là comme ça à 19h30 en plein hiver, salle pleine et je ne connaissais que 4 ou 5 des personnes présentes, alors que si souvent on est « en famille », plus quelle diversité d’âges et de visages, 2 de la pertinence et de la précision des questions, même si le temps de l’échange a filé vite. Et merci particulier à Flore Roumens, éditrice au Seuil, pratiques croisées, notion d’artisanat dans une grande maison, place de la création numérique, ça résonnait bien avec la fragilité de nos univers numériques en constitution.

Du coup, hier soir, alors que surgit au hasard un des mille petits problèmes qu’on a au quotidien, j’avais encore les échos de ce débat. Le fait que les grandes questions de la mutation du livre (y compris celles du modèle économique qui nous est propre) on ait à la traiter par un nuage de petits détails indépendants, et le fait que souvent, depuis chacun de ces petits détails qui font gravier dans la chaussure, on puisse retrouver des problématiques beaucoup plus larges, voire les questions de boussole globale.

Par exemple, dans le mini détail qui a surgi hier soir et dont je voudrais faire part ici rapidement (si, si...), dans un contexte où – bien légitimement – les questions touchant à la liberté du web, aux « biens communs » et en partie la gratuité d’accès aux ressources culturelles mobilisent largement tribunes et blogs, nous faisant passer pour de honteux ringards à tenter laborieusement un chemin commercial, jusqu’au point, il y a quelques semaines (et ça a conditionné pour moi un changement de cap profond), de féliciter des goujats fiers de promouvoir des liens vers deux de nos ouvrages numériques piratés, la question venue dans la discussion n’aurait jamais pu être résolue si justement notre organisation dans publie.net ne nous permettait pas de rémunérer des professionnels, d’organiser cette rémunération comme une condition de notre liberté d’intervention. Même dans le paradoxe que la solution au mini problème d’hier soir est déjà ce matin, via circulation réseau, dans le pot commun de nos concurrents...

Donc, voilà ce minuscule détail : on est en novembre. Un lecteur averti (ne pas dire qu’il s’appelle Olivier Tacheau), équipé d’une liseuse Androïd, nous prévient que plusieurs de nos fichiers bloquent si ouverts dans l’application de lecture Mantano, pourtant de belle ergonomie, avec des avantages sur les autres applis existantes, comme Aldiko.

Premier réflexe, qui témoigne de notre petit univers : la pensée web est toujours une pensée collective. On soumet le problème à cercle pluriel (en l’occurrence l’inépuisable Daniel Bourrion, et un ami proche à la fois musicien, à la fois kiné spécialiste de l’ergonomie du corps au travail sur ordi, et militant du logiciel libre, dont Latex et Linux, multi-expérimentateur, Olivier Guéry). Constat confirmé : plantage net de certains de nos fichiers, mais pas tous, sur Mantano. Ré-examen serré de ces fichiers, retour aux logiciels de check epub, vérification que ces mêmes fichiers passent très bien sur iPad, Kindle, Kobo, Odyssey, Sony... On envoie message et fichier témoin à Mantano, mais – contrairement à ce qui se passe quand on écrit à Kobo ou Bookeen ou iTunes – jamais eu de réponse.

Pas cool, Mantano. Mais pourquoi s’embêteraient-ils avec un micro-groupuscule d’excités de la belle présentation du texte, quand 98,5% des livres numériques c’est trois codes par paragraphes, justifier, sauter une ligne, marger...

Je dois dire qu’on a laissé problème en stand-by jusque, jusque... hier soir un client qui nous prévient de sa difficulté avec un fichier sur sa Nexus 7....

Là, divergence de stratégie : ma propre psychologie, en gérant de publie.net, me fait courageusement trouver une solution dilatoire – suggérer à la personne d’utiliser plutôt Aldiko ou fbreader, et en compensation je lui offre un titre supplémentaire (ce qui sera fait d’ailleurs, et quel bonheur à saluer ici tous ces lecteurs, pas forcément en colère :-) qui tous un par un nous ont aidé à prendre en charge tel point après tel autre)...

Retour aux tests Mantano : les livres coincent au premier chapitre, et nous ne savons pas pourquoi. Et dans ce cas, on s’imagine toujours forcément que c’est de notre faute... Comment ne pas être d’accord avec la position qu’exprime, depuis la Thaïlande où il a choisi de vivre, tout près de la frontière birmane mais avec une connexion par fibre optique bien meilleure que ma situation à Saint-Cyr-sur-Loire, Indre-et-Loire, via ADSL à 4,7 km du dégroupeur Tours-Nord centralisant 20 000 abonnés :

On ne va pas surcharger plus encore le client avec un surplus d’infos, tant la/les procédures d’import de fichiers sous androïd sont parfois complexes et peu ergonomiques.

Sous Nexus ou GalaxyTab, pour un minimum de respect de la css, sans avoir a tout changer parce que le moteur est incapable de passer une classe ou une particularité qu’il ne prend pas en charge, plutôt utiliser Bluefire Reader, ou encore, pour une prise en charge epub3 (minimale), Ideal Group Reader.

Mais, pendant ce temps-là, Roxane Lecomte, qui elle a choisi de vivre à Barcelone, et pareillement équipée d’Androïd, Kindle, Kobo, iPad, a pratiqué une vingtaine de tests sur des fichiers, comparé les fichiers que nous avons codé aux fichiers qui reviennent en téléchargement (secret pro, il peut y avoir normalisation de certains scrips), changement des fichiers css sur ceux qui coincent, puis des instructions css. J’ai ses twitts qui arrivent, qualité poitevine de ténacité et d’obstination, personne ne me contredira.

Deux heures, trois heures – mais longtemps que j’ai appris que dans ces cas-là pas la peine d’essayer d’arrêter Roxane. On a dans nos fichiers des points sensibles : on aime bien clore le livre numérique avec un fichier d’au-revoir incluant des graphismes, et on a aussi choisi que cette dernière page accueille de façon plus discrète et unique le tatouage de notre distributeur (en cours), est-ce que ça vient de là ? Non, ça c’était un problème il a 2 ou 3 mois, c’est réglé. Dans mes titres de chapitre, petit tic personnel, j’utilise souvent le trait vertical (sur Mac : | obtenu par Alt Maj L), on a vu ça coincer, comme à l’arrivée d’Aldiko, il y a 2 ans, on n’avais soudain plus le droit d’insérer des sauts de ligne à l’intérieur des titres de chapitre...

Et toujours pas de solution. L’epub est un format qui vise à la standardisation. Il est donc composé d’un nombre défini de balises, qu’il appartient aux fabricants d’appareil de respecter. Les convertisseurs de type Calibre sont des merveilles pour l’utilisation personnelle, mais proposent – c’est aussi ce qui définit le format Mobi de Kindle, une sorte de pré-état fossile de l’epub, avec très peu de mise en page – l’epub minimal. Pour nous, c’est là où commence le vrai travail d’édition et d’ergonomie. Il n’y a pas deux textes pareils, il ne pourra jamais y avoir deux feuilles de style strictement pareilles. Comme dans l’édition papier (et la discussion ébauchée mardi soir au Labo de l’édition), l’artisanat éditorial intervient à cette étape. Le code s’invente en fonction des spécificités esthétiques du texte, et a pour mission que cette invention se répercute de façon à peu près identique sur la plupart des appareils en circulation.

Je dis bien à peu près, parce que c’est là où on en est : le rendu Adobe Digital Edition (ADE), en usage chez Bookeen ou Sony, est désormais fiable, même si fruste. Nous savons soigner à la main nos conversions Amazon pour un bon affichage sur Kindle ou Kindle Fire. C’est toujours un peu plus funambule pour la Kobo. Dans l’univers du livre papier, l’encre est un produit complexe (l’odeur du papier, c’est surtout l’odeur de l’éthylat qui rend fluide les gouttelettes d’impression, et de la résine volatile qui la durcit dès contact avec le papier, mais vous avez tous lu Après le livre pour savoir que c’est ça qu’on appelle odeur du papier, lequel ne sent pas) qui n’est jamais noir, et inclut pour cela du bleu cobalt. Sur un iPad, cette tonalité du noir sera très importante pour la lecture longue – et c’est rageant d’entendre si souvent des gens dire que c’est fatigant la lecture sur tablette, et de ne même pas avoir leur droit de leur répondre que « si cela vous fatigue, c’est que les textes ont été mal préparés par l’éditeur (ou le fourre-tout gratuit) qui vous les a fournis ».

De même, si les liseuses de type Kindle ou Kobo ou autres marques disposent de réglages de mieux en mieux personnalisables, marge de bord, interligne, complément aux polices de caractère, notre défi à nous c’est d’intégrer ces paramètres typographiques en amont, à la façon traditionnelle, quitte à embarquer la police dans le fichier, et en préciser le réglage pour chaque style de caractère. J’ai rappelé, dans la discussion au Labo de l’édition, que ce n’était pas le type d’approche choisi par Le Seuil pour ses déclinaisons homothétiques, et que mon Autobiographie des objets se vendait sur Amazon à 12€ (sur publie.net, nous choisissons des prix entre 3 et 5 €) avec des gras à la place des ital de la version papier ou la version epub, et que je pouvais considérer, moi l’auteur, que ça m’était dommageable...

Alors retour à Mantano. Pensée collective du web, immersion de chercheurs-inventeurs-codeurs comme Roxane Lecomte dans son propre cercle, et c’est Jiminy Panoz, une autre tête chercheuse du petit monde epub, qui isole le script fautif. Mais à qui la faute ?

Précisément, une instruction d’opacité introduite par Gwen Català dans les titres de chapitre. On passe à une police d’affichage plus grosse, donc on rajoute un critère d’encrage. Les autres applications epub acceptent la normalisation commune, Mantano bugge quand elle rencontre celle-ci.

Retour de Jiminy Panoz, qui pourtant n’est pas de notre équipe, et regardez, je vous donne un exemple de script Gwen-Rox (là Gwen) pour une simple titraille – ce qui justifie pour moi qu’on soit éditeur numérique :

h1
webkit-hyphens : none ;
font-size : 1.8em ;
margin-left : 15% ;
margin-right : 15% ;
margin-top : 15% ;
margin-bottom : 10% ;
opacity:0.7 ; /* le coupable pour Mantano*/
padding-top : 0 ;
padding-bottom : 0 ;
padding-left : 2% ;
padding-right : 2% ;
color :#293033 ;
page-break-after:avoid ;
text-align:center ;
text-indent:0em ;
font-weight:normal ;
line-height:120% ;
text-transform : uppercase ;
border-left:2px solid #293033 ;
border-right:2px solid #293033 ;

NOTA : ça, c’est juste pour les titres de chapitre – vous pouvez toujours copier-coller au lieu d’inventer vos propres styles, mais alors vos livres numériques ressembleront à du publie.net et c’est comme Aspro, la copie ne vaudra jamais l’original !

Alors les conclusions :
- on fait quoi ? on se prive de régler l’opacité, qui sera probablement ignorée par la Kobo Touch ou les Sony, mais sera si sensible sur un affichage tablette, dont la très belle Nexus 7 ?
- on demande à notre distributeur Immateriel.fr à pouvoir déposer chez l’ensemble de nos revendeurs généralistes, ePagine, Feedbooks, Fnac, un fichier epub spécialement simplifié pour les utilisateurs Androïd, où les préoccupations d’ergonomie sont encore loin d’être au niveau de celles d’Apple ?
- on continue de gérer ça au cas par cas via les e-mails de nos lecteurs ? et si ma petite personne, nulle en code mais qui prend sa bagnole un lundi par mois pour aller voir la comptable, demande à Rox ou Gwen ou Morgane d’aller effacer le script opacity sur tous nos fichiers bloqués par Mantano, je dois les payer encore plus cher pour la monotonie de la tâche ?

Et étendre le cercle, là aussi discussion ébauchée au Labo de l’édition, où je n’ai certes pas dit que j’envisageais une mort prochaine et certaine de la notion même d’ebook et de livre numérique, mais où j’ai clairement dit, par contre, le paradoxe que c’était à publie.net d’avoir été les précurseurs dans la diffusion de littérature par voie numérique, une fois maintenant établie la bonne santé de cette diffusion et notre capacité à rémunérer codeurs/codeuses et relecteurs/relectrices, et tout en sachant l’immense dette au réseau bénévole qui nous entoure, d’avoir aussi à penser un après ou un à côté du livre numérique :
- les scripts compliqués de la revue D’Ici Là n’en permettent une lecture réelle que sur iPad, est-ce juste pour les auteurs que nous y invitons ?
- le paradigme des liseuses et tablettes c’est que le moteur de rendu (comme le déplorable moteur de césure du merveilleux appareil pourtant qu’est l’iPad) appartiendra toujours au fabricant, et ni au lecteur ni à l’éditeur, alors qu’en même temps les navigateurs embarqués, le Chrome des Androïd, le Safari de l’iPad, le très surprenant Silk du Kindle Fire sont en eux-mêmes des machines à lire bien plus perfectionnées ?
- si nous retrouvons cette pleine liberté de codage, sans dépendre des imperfections d’une application par ailleurs agréable, comme Mantano, sur nos sites web, est-ce que le lieu même de la création et de la lecture de littérature n’est pas désormais aussi bien le site en lui-même, que le livre numérique ?

Bien sûr nous continuerons longtemps, parce que c’est un principe et ce que nous devons aux auteurs, d’être présents dans les lieux de circulation et d’achat du livre numérique, qu’il s’agisse de grosses machines (pas tendres avec nous non plus, comme Amazon – on parle publiquement du coup des commissions retour ?), soit parmi nos diffuseurs Amazon, iTunes, Kobo, ou de libraires en ligne capables de reconnaître et défendre nos textes comme ePagine, mais est-ce que tout un autre volet de créations littéraires d’excellence, ou de haute singularité, ne pourrait pas rester sur nos sites, et alors à nous de commercialiser un accès réservé à ces parties de nos sites – et ceux qui nous suivent y sont-ils prêts, dans la mesure où nous aurions à rémunérer pareillement le travail d’édition et codage, plus le webmastering ?
- publie.net n’aurait jamais tenu, ni établi sa pérennité (je la crois acquise) sans le soutien de ses abonnés, et des bibliothèques [1] qui dès le départ se sont abonnées à publie.net. Si chaque jour entre 40 et 50 accès au moins en provenance de la BPI ou de la BNF parviennent à remue.net ou tierslivre.net, le soutien à publie.net est aussi une reconnaissance du service assumé par ces sites (et une galaxie à laquelle il faudrait ajouter poezibao, sitaudis et pas mal d’autres...).

Est-ce qu’alors nous aurions légitimité à proposer aux sites d’auteur une formule du genre : consultation libre (par exemple) de 15 pages par jour et par IP, mais au-delà il vous faut passer par l’abonnement publie.net, à charge pour nous de rémunérer chaque site selon part de consultations ? L’abonnement en ce cas donnant accès aux oeuvres insérées en tant que telles, ou ayant sédimenté, dans les sites participants ? Et donc, accessoirement, de notre légitimité d’artiste à proposer ce mode de transaction pour nous aider à développer un travail dense...

Voilà, digression à partir du bug Mantano sur l’instruction opacity, qui a fait ramer hier soir pendant 2 ou 3 heures au moins 7 personnes [2].



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écrit ou proposé par François Bon _ licence Creative Commons BY-NC-SA (pas de © )
1ère mise en ligne et dernière modification le 17 janvier 2013
merci aux 1422 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page




[1J’en profite pour confirmer la mise au point toute prochaine d’une aide du CNL qui permettra à une cinquantaine de bibliothèques de bénéficier gratuitement d’un fonds de littérature contemporaine choisi parmi notre catalogue – faites-vous connaître pour infos à mesure !

[2Et merci renouvelé à Gwen, Roxane, Daniel Bourrion, Olivier Guéry, plus bien sûr le roi Panoz...




Messages

  • « sa pérennité (je la crois acquise) »
    Bien ça.
    C’est une excellent nouvelle.

    Voir en ligne : http://ecritoires.org

  • Il est certain que le rendu des fichiers sera toujours déterminé par le matériel et le logiciel sensé être conforme aux standards (epub3, html5, css3, Xhtml, etc., ou aux formats propriétaires). Dans la mesure où le rendu de votre fichier était correct pour une majorité de logiciels, à charge de Mantano de corriger son moteur de traitement. Tout à l’honneur des ouvriers de publie.net d’avoir trouvé la ligne de code mettant Mantano en tilt, mais il serait trop fastidieux que le code des epubs doivent tenir compte des bugs existants ou à venir.
    Pas plus tard qu’hier je m’en suis rendu compte en explorant les prestations offertes par une entreprise comme Infogrid Pacific qui avec son moteur de rendu Azardi cherche à proposer des epubs 3 et des fichiers typographiquement impeccables : en téléchargeant des exemples dans différents programmes reader les résultats sont parfois catastrophiques, tandis que le rendu par un navigateur à base de Gecko et Mozilla sont corrects. Cela vient apporter de l’eau au moulin de l’argument que les formats ePub et alii ne sont que des formats finaux et transitoiresplan regard de la plateforme web comme lieu privilégié de la création, de l’écriture et de la lecture. D’où l’exigence de fournir tous les contenus en Xhtml à partir duquel tous les autres formats peuvent être générés sur tous les supports : site web dynamique, fichiers téléchargeables, etc., si on le souhaite. Robert Darnton rêve toujours de publier sa plateforme web rassemblant les 15 années de ses recherches sur la Société typographique neuchâteloise. Un ePub ou un livre ne serait pas en mesure de rassembler un tel foisonnement rhizomatique de contenus et de données.