Didier Daeninckx | refuser d’être diffusé par un éditeur que je n’ai pas choisi

les méthodes et réponses inacceptables et méprisantes de la BNF dans le scandale des "indisponibles"


Ce billet fait suite à mon billet initial et ses compléments : auteurs, contre l’État voleur, réclamez vos droits.

D’une part, la lettre que Didier Daeninckx a transmise en recommandé à la BNF (qu’il nomme Brigade de Numérisation Forcée) pour faire obstacle aux arracheurs de sac et à l’édition d’État.

D’autre part, alors que notre droit à l’opt-out est spécifié dans la nature même de cette loi, alors que la procédure est infiniment compliquée et tient de la bureaucratie la plus éculée, voici le type de réponse que renvoie la BNF, comme si ce n’était pas notre droit le plus élémentaire, et avec des délais qui prouvent tout simplement la panade où ils sont :

Vos demandes d’opposition n°40080, 40081, 40082, 40083, 40084 ont été transmises à la Sofia.

Une mention intitulée « Opposition en cours d’instruction depuis le 25/03/2013 » apparaîtra dans les prochains jours sur les notices ReLIRE des titres concernés par vos demandes.

La Sofia vous notifiera, dans un délai maximum de 3 mois, le résultat de l’instruction de votre demande.

Cordialement,

L’équipe ReLIRE - Bibliothèque nationale de France

Non à la mention instruction (ils n’en ont pas), non à ces délais méprisants lorsqu’il s’agit de vol qualifié. Il n’y a rien à instruire, il y a seulement à faire disparaître nos titres du catalogue des oeuvres volées, sans le moindre délai.

Continuons de nous mobiliser : la BNF a mis en ligne un moteur de recherche comportant 60 000 titres, mais compte aller jusqu’à 500 000. Contre les arracheurs de sac, il va nous falloir renouveler l’opération chaque trimestre.

Noyons-les de lettres recommandées. Appelons-les par leur nom : des voleurs. Prévenir un par un les auteurs concernés. Multiplier la défiance dans tous nos autres rapports avec ces institutions que l’État force à s’abaisser comme elles ne l’ont jamais fait.

FB

 

Didier Daeninckx | Demandes d’opposition n°40080-40084 transmises à la Sofia


Bonsoir,

La Bnf prend l’initiative de numériser, sans mon accord, des textes qu’elle juge fautivement indisponibles alors qu’ils sont en exploitation sous contrat d’éditeur.

Cete prise de possession n’a pas été précédée du moindre contact.

Pourtant il y a quelques années, la Bnf avait su trouver mon numéro de téléphone, mon adresse pour me demander de lui faire donation de l’ensemble de mes manuscrits. Ce que j’avais accepté aussitôt.

Pour faire stopper cette spoliation de mes droits et refuser d’être diffusé par un éditeur que je n’ai pas choisi, je dois déclarer sur l’honneur être l’auteur de mes propres textes.

Et prouver mon identité en envoyant la copie de ma carte d’identité.

Maintenant, suite à mon refus d’être traité de cette manière on m’avertit que je vais être mis en instruction pendant trois mois !

Ces procédés sont à l’exact opposé des relations entre un auteur et un éditeur, ils instituent un rapport non de confiance mais de sujétion.

Je les trouve inutilement blessants, et cela ne m’incite pourtant pas à exiger de monsieur Racine qu’il me prouve par attestation appuyée sur la copie de son passeport qu’il occupe vraiment la direction de la Bnf.

Avec mes salutations.

Didier Daeninckx

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1ère mise en ligne et dernière modification le 30 mars 2013
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