pro | auteurs, contre l’État voleur, réclamez vos droits !

l’État s’approprie nos livres sans nous demander notre avis, on nous dépossède de la seule richesse qui fait notre vie – la loi sur les indisponibles est une goujaterie


ajout du lundi 9 septembre
- la gabegie continue : ce projet est tellement mal amorcé, l’argent public à ce point gaspillé que tout ce que l’État et la BNF ont trouvé c’est de donner 600 000 euros à une entreprise privée... pour refaire le site ReLIRE. On nous prend vraiment pour des c..., et tout ça pour commercialiser des textes secondaires mais qui nous appartiennent, et sur lesquels l’État n’a aucun droit ;
- on insiste encore et encore sur les points développés ci-dessous : se renseigner régulièrement sur vos textes insérés dans la liste ReLIRE, publications collectives comprises, et renvoyer les formulaires d’opt out ;
- pris acte que les sociétés d’auteur (SACD, SCAM, SGDL) ont pris une position nettement plus distante par rapport à un projet qu’elles ont soutenu et dans lequel elles sont mouillées jusqu’au cou, prenez le temps de bien lire leurs éditos et recommandations ;
- pour ma part, trop dégoûté par tout ça, gabegie, lobbying, incompétence à tous niveaux, je reste dans mon coin et m’occupe de mon site web, faites pareil et le problème se résoudra de lui-même.

 

ajout du mardi 30 avril
- déjà un mois de la publication de la scandaleuse liste ReLire par laquelle l’État s’approprie nos biens et les commercialise entre notre nom, avec très grande obscurité sur les clopinettes qui nous reviendront, et sans aucune garantie de qualité dans ce qui sera proposé, sans qu’on ait notre mot à dire. Si la mobilisation côté du Net a été unanime à dénoncer une bureaucratie engoncée dans des millions gâchés, tout simplement parce qu’ils n’y comprennent rien, prisonnière de lobbies comme le SNE et la SGDL qui ne défendent que leurs intérêts, la mobilisation des auteurs a été une fois de plus inexistante. Après tout, c’est peut-être ça la voie du juste : ces assemblages poussiéreux tomberont d’eux-mêmes, à mesure que passeront les ministres et les fonctionnaires... En tout cas, c’est comme ça que je le prends pour moi, pour la littérature la bagarre est dans le web, pas dans l’épicerie du livre. C’est juste la honte, vous voyez, la honte.

 

ajout du mercredi 10 avril
- pas faiblir la mobilisation contre ce gâchis monstre, je viens de m’apercevoir par exemple qu’Alexandre Vialatte se retrouvait presque entier dans cette poubelle, alors que tous les auteurs « tire-lire » comme Vian, Prévert, Michaux, Céline en ont soigneusement été écartés – comment les ayant-droits de tant de gens pourront réagir ? je rappelle mon autre article indisponibles, les auteurs entrent dans la danse, et la phrase sans appel de Claude Ponti je n’ai pas à prouver que ce qui m’appartient m’appartient, avec un magnifique dessin original que vous pouvez reprendre dans vos infos et relais...
- il semble aussi que la BNF effrayée commence à faire marche arrière, ceci dit si c’est aussi bazareux que leur marche avant on n’est pas près d’en sortir... j’ai reçu 3 mails de leur service comme quoi ils retirent mes titres avant même que mon recommandé soit parti (il partira quand même), sans papier d’identité ni déclaration sur l’honneur, ça sent la bonne vieille trouille...

 

ajout du samedi 6 avril
- soudain durcissement dans les invectives reçues, parce que soudaine inflexion de la situation : prévenus par ce billet, et tout le travail d’information mené par ActuaLitté, S.I.Lex et autres sites, les éditeurs entrent dans la danse, et ça donne une autre dimension au problème...
- et toujours cette goujaterie de base : s’approprier les textes de nos plus grands auteurs, des gens pour qui la notion d’oeuvre a toujours signifié choix éditorial précis, Armand Gatti, 89 ans, Yves Bonnefoy, 94 ans, Henri Maldiney, 99 ans – vous leur demandez de vous envoyer déclaration sur l’honneur et carte d’identité ? j’ai honte pour mon pays.

 

ajout du vendredi 5 avril
- indispensable éclaircissement sur ActuaLitté : l’analyse de Lionel Maurel (site SI.Lex/Calimaq), en réponse aux approximations de François Gèze, responsable du Syndicat National de l’Edition, membre du soi-disant conseil scientifique à l’origine du projet #Relire
- parmi les auteurs présents sur publie.net dont les titres ont été saisis sans demande préalable par la BNF, outre Michel Embareck, Lilian Bathelot, Didier Daeninckx, Jacques Roubaud, Bernard Noël, il y a aussi Claude Ponti, Régine Detambel, Michèle Kahn, Jacques Serena.... c’est dire l’échelle prise d’emblée par ce projet que personne ne maîtrise, et qui ponctionne la part la plus vive de notre activité.
- lire : Didier Daeninckx, je refuse d’être diffusé par un éditeur que je n’ai pas choisi
- plus de 8000 visites ce jour pour ce billet, la mobilisation continue et s’amplifie de tous côtés.

 

ajout du vendredi 29 mars, depuis Oujda
- voici la formule reçue de la BNF après demande de retrait :
Bonjour,
Vos demandes d’opposition n° W, X, Y, Z ont été transmises à la Sofia.
Une mention intitulée « Opposition en cours d’instruction depuis le 25/03/2013 » apparaîtra dans les prochains jours sur les notices ReLIRE des titres concernés par vos demandes.
La Sofia vous notifiera, dans un délai maximum de 3 mois, le résultat de l’instruction de votre demande.
Cordialement,
L’équipe ReLIRE - Bibliothèque nationale de France

J’ai juste à dire à la BNF que cette mention instruction, comme le juge d’instruction, est une nouvelle insulte et une nouvelle goujaterie, alors que l’opt-out est un droit strict, auquel vous devez vous plier et rien à dire. C’est inadmissible.
J’apprécie aussi le délai de 3 mois, qui prouve combien votre bureaucratie Sofia-BNF est croupie et incapable.

- complément : plus de 7 200 visites sur cette page en une semaine, j’insiste auprès des auteurs : personne ne fera la démarche à votre place, agissez, et prévenez vos amis ou collègues, à mesure que vous repérerez les ragnagnas piqués au hasard par la BNF dans nos textes hors diffusion – dites bien à vos amis et collègues que la BNF a raclé 60 000 titres, mais qu’il faudra refaire la vérif tous les trimestres, puisqu’ils sont décidés à aller jusqu’à 500 000 titres.

 

ajout du dimanche 24 mars, depuis Tanger
- plus de 4200 visiteurs en 48h pour cette page, plus sa reprise sur Actualitté (merci Nico Gary) ;
- la mobilisation se confirme, il faut absolument prévenir un par un les auteurs spoliés, d’autant que s’ils ne sont pas familiers d’Internet ils sont totalement en position de faiblesse par rapport à cette exaction de l’État, avec caution du ministère de la Culture socialiste, et confié à la BNF pour la partie basses oeuvres, au grand dégoût exprimé de bien de leurs conservateurs – le droit d’auteur est mort, et ce n’est le web qui l’a tué, c’est la bureaucratie d’État ;
- lire les nouvelles et importantes prises de position : notamment Benoît Peeters sur Mediapart (entretien), et Lionel Maurel sur SiLEX à propos de toutes les incohérences de cette loi à la va-vite, complétant les analyses d’Olivier Ertzscheid dans Affordance et de Philippe Aigrain dans Commons, ainsi que le point proposé par Actualitté.
- lire la façon dont Karl Dubost Grange redispose les cartes dans La Grange, lire aussi TheSFreader du point de vue de l’enjeu pour les ayant-droits, et lire aussi Figoblog qui tente de venir au secours du désastre annoncé, plus réaction d’Ayerdhal sur Bibliobs (et voir ci-dessous en commentaires),sans oublier ce préalable de Daniel Bourrion ;
- pour qui prendrait le train en marche, lire de Lionel Maurel : petit guide de survie à l’usage des auteurs d’oeuvres indisponibles ;
- il paraît que cette protestation qui fait tache d’huile met un peu d’ombre aux réjouissances SNE, SGDL etc dans leurs grand-messes du Salon du Livre de Paris ? zut alors, je vais pleurer...

 

Donc ça y est, malgré toutes les critiques, malgré le non-dialogue, malgré les signatures extorquées à des organisations qui ne représentent qu’elles-mêmes tout en parlant au nom des écrivains, la BNF vient de mettre en ligne le moteur de recherche des milliers de titres qu’elle s’approprie sur notre dos.

Et pourtant, qu’est-ce qu’ils en ont claqué, de l’argent public, pour condamner l’opt-out du temps où c’était Google qui mettait des livres en ligne...

La goujaterie de la BNF au service des basses oeuvres de l’État, c’est beaucoup plus sur la manière de faire, que sur l’escroquerie commerciale.

Il faut quand même commencer par l’escroquerie commerciale : dans 2 mois j’ai 60 ans, je publie depuis exactement 31 ans. Je n’ai pas d’autre travail, jamais eu de salaire fixe. J’ai commencé à cotiser à l’Agessa en 1986, ça veut dire que vers mes 68 ans, en 2021, je pourrai prétendre à une retraite d’environ 2/3 de SMIG. Ma seule possession c’est mon travail, les livres que j’ai écrits et qui font l’objet de contrats de commercialisation avec mes éditeurs successifs. Je n’ai pas d’autres revenus que ceux que je retire de l’exercice de ce métier, les livres et ce qu’il y a autour, stages, ateliers.

De ce travail qui est le mien, dans ma petite boutique d’artisan, les sbires virtuels de la BNF entrent sans frapper, ouvrent mes armoires, me piquent trois livres et disparaissent. C’est aussi simple et brutal que cela : ce que j’ai de meilleur, la seule chose qui résulte de mon travail, les sbires de la BNF viennent et me le prennent.

D’après cette loi que tout le monde a condamnée, mais que le ministère de la Culture socialiste a cautionné sans sourciller, sans doute occupé à des tas de problèmes bien plus graves que quelques plumitifs réduits à la situation de quasi clodo, la BNF devait publier la liste des ouvrages saisis par ses sbires. Même pas : on vous balance un site avec une case moteur de recherche, et à vous d’aller tâtonner à l’aveugle pour savoir lesquels de vos titres ont été raflés. Et il faudra recommencer tous les 6 mois.

Didier Daeninckx se retrouve ainsi avec 12 titres spoliés. Et il vit de quoi, le Didier, sinon de son écriture. Il paraît que ce matin une lettre recommandée est partie de la poste d’Aubervilliers à l’attention de la direction de la BNF, avec pour titre Contre le hold up. Dans les 12 titres volés à Daeninckx, À louer sans commission, numérisé par nos soins, illustrations et inserts codés par nos soins, en diffusion numérique depuis 2 ans sur publie.net et donc l’ensemble des librairies numériques qui nous diffusent. C’est ça, les indisponibles ?

Non, on essaye de se frayer notre chemin avec un travail numérique artisanal de qualité, et ils viennent nous verser leur seau de merde sur la figure, avec des numérisations faites à l’arrache, moulinette de scannage déversées au kilo sur la toile. Ce qui les gêne, c’est quoi, notre démarche ? Tout écraser autour, sauf les gros éditeurs du SNE ? Tout pour l’édition d’État, comme dans l’ancienne Allemagne de l’Est, et mort aux petits acteurs, ceux qui précisément sont le laboratoire vivant du numérique ?

C’en est même ridicule, puisque la BNF est abonnée à publie.net, ce dont nous sommes reconnaissants. La BNF paye donc des officines privées pour numériser un titre dont elle propose déjà l’accès à ses usagers. L’argent public n’est pas à ça près.

Et c’est pareil pour Lilian Bathelot avec son beau Zinedine, que nous proposons aussi depuis 2 ans en numérique, et depuis septembre dernier en papier plus numérique. Et c’est pareil pour Michel Embareck, 4 livres sous le boisseau, dont 2 que nous diffusons sur publie.net. Je n’ai pas checké tout le monde : 3 titres de Jacques Serena, 3 titres de Michèle Kahn.

Dans cette loi, un arrangement obscur qui fait que les sociétés d’auteur, la Sofia principalement, mais la Scam semble complice, se feront reverser une part de la commercialisation, et une fois payé leurs luxueux hôtels, leurs modestes salaires de direction, les aéropages de communicants qu’ils emploient, reverseront trois broquignoles à l’auteur. Comme s’il n’y avait pas déjà assez de branches mortes dans ces usines à gaz détournant l’argent de la création vers ces organismes opaques, avec le droit de prêt en bibliothèque, la taxe sur la copie, le pourcentage sur les ventes de clés USB, bureaucratie qui étouffe et nous étouffe.

Pour ce qui me concerne, trois titres :
- Limite, publié chez Minuit en 1985, mon 2ème livre, mais droits repris il y a 3 ans en accord avec Irène L.. Ce livre, je ne l’ai pas numérisé, mais entièrement recopié, en installant pour chaque séquence un commentaire sur le making-of. Plutôt qu’un livre numérique, je propose depuis plusieurs mois l’accès ouvert à cette version web complètement originale. La BNF me vole un livre caduque, et commercialise sans autorisation un texte que j’ai décidé de diffuser moi-même sur mon site, dans une version enrichie, révisée et augmentée.
- 30, rue de la Poste, en 95, après 4 ans d’ateliers d’écriture à Sète et Montpellier-La Paillade, je publie au Seuil une suite de fictions brèves chaque fois liées à un visage croisé dans ces ateliers. 15 ans après, les personnages-sources de 30, rue de la Poste sont loin des ateliers d’écriture, j’ai toujours rapport avec plusieurs d’entre eux, mais si j’ai décidé de ne pas reprendre ce livre, c’est pour ne rien grever de leur vie d’aujourd’hui. La BNF passe avec son rouleau compresseur, et rafle le livre.
- Le Solitaire : vers 1991, un éditeur exigeant, toujours aux frontières du livre d’art, François-Marie Deyrolle, accueille un bref travail en binôme avec un proche ami graveur, Jacques Muron, et une série de gravures au burin spécialement crées pour ce livre à petit tirage. Qu’est-ce que l’État gagne à aller massacrer un tel travail d’édition fine ?

NOTA (samedi 23, soir) : la recherche par nom d’auteur ne vaut pas pour nos participations à des livres collectifs, ainsi je viens de trouver un 4ème texte à moi pillé, inaccessible depuis la recherche à mon nom (un hommage Aragon publié chez Stock, et bien longtemps que ce texte est disponible librement sur ce site... Au vol à l’arraché, la BNF ajoute la fourberie : ils n’ont même pas pris, dans le cas de livres collectifs, la peine de référencer les auteurs...

Donc tout faux. Ils font les poubelles, prennent les restes, au nom de la loi.

Évidemment, on nous en prévient, nous avons le droit de demander – c’est ça l’opt-out – le retrait de l’ouvrage. Le vol d’abord, et à vous de vous débrouiller pour réparer le casse.

On clique sur le formulaire et on remplit les case :
- civilité, demandent-ils, 1er critère obligatoire – et toi, BNF, t’en as eu de la civilité pour entrer chez moi et venir fouiller mes armoires ?
- engagement sur l’honneur à fournir que je suis bien l’auteur de mes propres textes – en dehors de l’absurdité, puisque c’est eux-mêmes qui me déclarent l’auteur de ce texte, sinon je ne l’aurais pas trouvé – toi, BNF, t’en as eu, de l’honneur, à venir visiter mes chiottes voir s’il n’y avait pas encore un petit épuisé à mettre dans tes poches ?
- envoyer une copie de ma carte d’identité, comme chez les flics – et toi, BNF, je peux avoir l’identité des sbires que tu as employés à ton ramassage ?

Je vais le faire cependant. Parce que je ne veux pas que s’accomplisse sur mon dos un acte de vulgaire arracheur de sac. J’accepterai l’humiliation de rédiger une déclaration sur l’honneur comme quoi j’ai l’honneur d’être moi quand j’écris mes livres, que j’ai une carte d’identité et que je paye mes impôts.

La BNF, qui a dû payer des centaines de milliers d’euros pour son site et l’informatique derrière (au moins ça de rassurant, les voleurs ont probablement dû eux-mêmes se faire voler), prévient que je n’ai pas le droit de faire la démarche en une fois pour mes 3 livres, que je dois faire 3 fois la démarche. Du nul. Et ils vont me dédommager, du temps que je vais perdre simplement pour récupérer ce qu’ils m’ont volé ? Tu parles.

Je voudrais finir là-dessus. J’ai repéré un titre de Jean-Paul Goux (son essai sur Gracq), et un titre de Philippe de la Genardière, un titre de Pierre Bergounioux : 3 auteurs que je mets très haut dans le contemporain, mais qui ont fait le choix de rester à distance des pratiques Internet. Ils ne sauront donc jamais le vol ?

Une autre aberration : la BNF propose dans le registre des indisponibles un et un seul texte de Julien Gracq, et on attend l’avis de Bernhild Boïe, l’ayant-droit, et de Corti, l’éditeur exclusif : vous a-t-on sollicité pour la reprise de ce texte, Bretagne – mais surtout : Gracq a confié à la BNF la totalité de ses manuscrits pour numérisation, cela fait 6 ans, et RIEN n’a été fait, est-ce que ça n’aurait pas été moins absurde ?

Repéré l’important essai sur Koltès de Christophe Bident, 2000, un livre qui a fait date, premier point global sur un auteur décisif. Sauf que Christophe Bident est précisément sur le point de publier une version reprise et augmentée : la loi sur les indisponibles s’en contrefout, on ramasse et on recycle au mépris de l’auteur. Et Valère Novarina, tiens, ça lui plaira, de retrouver là un truc de jeunesse (1978), comme du ramasse-miettes...

Pire. Pour deux auteurs mes aînés, pour lesquels j’ai amitié et respect, autant pour l’homme que pour l’artiste, 9 livres de Jacques Roubaud, et 10 livres de Bernard Noël. Voilà 2 de nos plus considérables auteurs, de stature internationale. Ils ont chacun, cette année, 82 ans. Cher Jacques, cher Bernard : on les condamne, à 80 ans passés, à envoyer à la BNF leur carte d’identité et leur déclaration sur l’honneur, plus 9 fois le formulaire, pour réclamer leurs biens spoliés, du ramassis de petites oeuvres dans l’interstice de l’oeuvre principale. Eh, la BNF, chez Bernard Noël il y a plein de magnifiques tableaux de grands peintres comme Roman Opalka ou Colette Deblé, ses amis : tu ne veux pas aller lui en piquer un, aussi ?

En plus, tous les conservateurs de la BNF vous diront que Jacques Roubaud continue de traîner bien souvent ses pataugas dans les salles de lecture – vous n’auriez pas pu le prévenir ? Et Bernard Noël, POL a entamé la publication de ses oeuvres complètes. En admettant que nous n’ayez pas son e-mail, à nonoleon (c’est comme ça que commence son mail), POL ça ne vous dit rien, ça ne figure pas dans vos répertoires ?

Là, c’est la goujaterie qui s’ajoute au vol. Je n’aurais jamais cru ça de mon pays. Je croyais aussi que la BNF était précisément une institution qui se portait garante que certains territoires resteraient à l’écart de la cochonnerie du monde.

J’ai honte. Juste : je ne me laisserai pas faire. Et vous appelle vous tous, auteurs, et même vous tous, qui n’avez pas jugé utile de venir expérimenter avec nous la diffusion numérique, qui n’est pas une affaire de moulinette et de vente au kilo, mais d’accompagnement, de mise en place, de propulsion, de solidarité réseau, à aller farfouiller dans le champ recherche de la caverne des voleurs – ne les laissez pas vous spolier, faites la demande de retrait. Transmettez le message autour de vous, à chacun de vos amis auteurs concernés.

Merde à l’État, merde à la BNF. Ils n’ont plus notre confiance. Nous avons tout accepté, et même notre réduction à l’état de quasi clodo. Mais le pur dépouillement, vol par effraction, parce que notre travail c’est notre seul bien, on ne laissera pas passer.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne 23 mars 2013 et dernière modification le 9 septembre 2013
merci aux 14533 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • L’état roi qui vole le peuple, vole les écrivains, ministres qui se font payer pour des textes qu’ils ne savent pas écrivent....

    Voir en ligne : http://www.arcelormittal.com/cefossurmer

  • Ne pas se battre pour ses droits, c’est abandonner, c’est faillir. La lutte contre ce nouveau coup de poignard fait aux auteurs devrait renforcer, décupler nos énergies. Je partage en tout point votre indignation. Soyons cent, mille, et plus encore à vous rejoindre dans l’action contre cet état de marchands sans scrupules et de spoliateurs.

  • Merci pour votre coup de gueule ; espérons qu’il servira !
    Ce que vous soulignez dans votre excellent article c’est la disparition des valeurs de notre société, les arrangements entre copains (politiques et fonctionnaires), l’absence d’éthique et d’éducation, et désormais une propension à monétiser (on a l’impression de voir des sociétés privées à l’œuvre) ce qui peut encore l’être pour que la "machine" continue à fonctionner aux dépens de ceux qui ont travaillé et pris des risques.
    Je ne savais pas quoi faire pour mon ouvrage (un seul), mais je me suis maintenant bien éclairé. Opt-out. Merci.

    Voir en ligne : telecharger-ebook-roman-fantasy-ail...

  • Avec quelques amis soutiers du droit du Serf (Ayerdhal, etc.) on fait circuler l’information dans le milieu SF/Fantasy/Fantastique que nous connaissons bien. C’est aussi l’occasion de se remémorer les morts que nous avons connus (>Jouanne, Le Bussy, Roland Wagner...) qui se retrouvent victimes de vol depuis l’outre-tombe.
    J’ai râlé, j’ai aussi envoyé mes messages de désinscription (il faut aussi vérifier les anthologies, non référencées pour les auteurs au sommaire).
    Et je me suis montré taquin... J’ai scanné mes papiers d’identité et ma signature au maximum de résolution, et en couleur. Ce qui est parfaitement légal et même recommandé. Sauf que du coup, chacun de mes mails à la BnF pèse 10 Moctets. J’en suis à 11... Si on est quelques centaines à faire pareil, leurs serveurs auront du mal à s’en dépêtrer, leurs sous-traitants mettront plus de temps à ouvrir et stocker chaque pièce jointe. Mais ce n’est pas notre problème, après tout, non ? Je n’ai pas le souvenir qu’on ait été d’accord avec ça.
    Merci pour votre coup de gueule et pour vos actions en faveur du numérique. Meme si j’ai choisi de m’auto-republier et de ne pas passer par votre plate-forme, j’ai infiniment de respect pour votre travail.

    Voir en ligne : http://www.dunyach.fr

  • Quelle honte, tout ce bazar ! Mais exiger une démarche séparée pour signifier son "opt-out" pour chaque livre, avec photocopie de sa carte d’identité, c’est vraiment ajouter une blessure à l’insulte.

    Voir en ligne : http://www.florianrochat.com

  • Tous les auteurs sont-ils condamnés à plus ou moins long terme à devenir les nègres de la Bibliothèque Nationale de France ? Une nouvelle forme d’esclavagisme numérique est-elle en train de naître ? Ca fait peur d’écrire.

    Voir en ligne : http://www.freedoms.fr

    JPEG - 52.1 ko
  • Depuis peu retraité du Ministère de la Culture, amoureux des livres, assidu lecteur de poésie, banal citoyen considérant qu’outre cette "appropriation" par l’Etat ressemblant assez à une "expropriation" et à ses conséquences financières pour les auteurs, cette mesure porte un coup mortel à l’édition indépendante ainsi qu’aux librairies qui s’efforcent de ne pas être des "supermarchés" de la culture de même qu’à la liberté des écrivains de disposer librement de ce qu’ils ont produit, je ne peux que comprendre et partager votre indignation.
    Je soutiendrai toute initiative publique que vous ou quiconque se trouvant dans la même situation prendra pour dénoncer ce "coup d’Etat".

  • Il y a une poésie de bas de gamme dans la « démarche » de la BNF : publication de la liste des indisponibles (qui n’est donc pas une liste, comme vous le faites justement remarquer) le 21 mars, et « mise en gestion collective » le 21 septembre pour ceux qui ne se seront pas auto-dénoncés : on aurait aimé un printemps de la littérature en numérique, on entre juste dans le gris automne de la connerie.
    Reste six mois aux auteurs pour se retirer, et aux mêmes plus lecteurs pour intensifier leur soutien aux initiatives intelligentes de publication numérique.

    Voir en ligne : http://www.ballarini.fr

  • Mon message est simple . Je n’ai pas d’arguments plus solides que cela . Tout travail mérite salaire ... Et si je devais prendre un exemple concret bien qu’un peu fou ... je rêve d’un opéra - glam - rock , métal , punk , funkadélik entre ROCKY HORROR PICTURE SHOW et BARBARELLA ... mais pour cela ; pour trouver le producteur assez fou mais avec les reins solides pour soulever une telle montagne avec les artistes ...eh bien il ne faut voler personne , il faut payer tout le Monde , hummm ? ! Allons du courage du peps et ne volons personne , salut - Donc respectez les artistes , les auteurs , payez les réellement pour qu’ils aient envie de créer des choses .

  • Excusez moi , tout à l’heure j’ai je le reconnais , survolé le texte et je n’ai pas réalisé qu’il sagissait de l’Edition des livres avec les droits d’auteur qui sont foulés au pied par la BNF avec la bénédiction du pouvoir en place avec ce texte déchirant d’un auteur écoeuré à juste titre par ce crime ( Je ne crois pas que le mot soit trop fort ) j’ai embrayé moi sur l’édition musicale à travers les droits également bafoués pour la musique et l’image , CD , DVD , Bluray ... mais j’avoue que je n’y connais rien ... je me base sur ce que j’entends habituellement et ... je suppose ( A tord ? )que là aussi les artistes souffrent un maximum ... voilà pourquoi je me suis lancé dans cet appel qui peux sembler délirant , hors sujet ... je ne sais pas , et cependant je suis moi même dans la BD et l’illustration ... Pardonnez la bécasse que je suis ... et courage pour cette lutte de nos droits à Tous . Salut .

  • Consultant la liste des livres indisponibles, je suis très surpris d’y trouver les livres de Denis Robert : la justice ou le chaos, pendant les affaires les affaires continuent, etc. Pour des livres qui ont été interdits de diffusion (le temps que Clearstream perde tous ses procès), et peut-être mis au pilon pour cette raison, ce statut est étonnant !
    Autre remarque : j’avais constaté que GoogleBooks supprime la disponibilité de livres numérisés et proposés, dès qu’un bouquiniste en propose un exemplaire sur le marché internet (même pour des livres du XIXe...). Or les livres de Denis Robert sont proposés très nombreux en occasion : BNF veut-il casser ce marché ?

  • Ou des soubresauts qui n’en finissent plus...
    Encore une manifestation de ce Pierre Bourdieu évoquait en ces termes : "la position des producteurs culturels les plus autonomes, peu à peu dépossédés (...), n’a sans doute jamais été aussi menacée et aussi faible, mais jamais aussi rare, utile et précieuse. Les producteurs les plus "purs", les plus gratuits, les plus "formels, se trouvent placés aujourd’hui à l’avant-garde de la lutte (...). En défendant leur singularité, ils défendent les valeurs les plus universelles".
    Bien solidairement.

    Voir en ligne : http://pierrecendrin@blogspot.fr

  • There’s something about California girls that we just can’t ignore and Pam Rodriguez is a perfect example of that. The Los Angeles born beauty is a mix of Puerto Rican and Guatemalan ethnicity and has been in magazines like FHM and Lowrider. Keep a glass of water nearby, this gallery is almost too hot to handle.
    http://xxx-images.blogspot.com

  • Merci à François et quelques autres qui m’ont alerté sur le fait que j’étais moi aussi victime de cette spoliation : deux titres concernés, deux romans publiés respectivement en 93 et 95. Les demandes d’opposition sont en cours. Encore de la paperasse et des tracasseries ! Et merde !

    Voir en ligne : http://www.jfpiquet.com

  • Le pouvoir de l’Etat est terrible, et l’égo des auteurs totalement improbable. Aucune solution ne sera envisageable.
    Il ne s’agit que de mettre en ligne les œuvres qui ont été éditées et qui ne sont plus disponibles.

    Voir en ligne : http://www.editionsgaud.com/

  • En HTML5 il y a dans les règles de conception la définition des priorités des parties.
    « In case of conflict, consider users over authors over implementors over specifiers over theoretical purity. »
    Mon interrogation naïve face à toutes les réactions et mon observation lointaine du projet pourrait se résumer à :
    « Existe-t-il une formulation de projets pour rendre accessible les œuvres indisponibles aux lecteurs au format numériques ? »
    Ceci sans faire référence au projet #ReLire. Je voudrais savoir quel serait un beau projet qui permettrait justement à ceux qui veulent avoir accès à tous ce qui est non disponible que ce soit en papier (plus à la vente) ou en numérique de renverser la vapeur.

    Voir en ligne : http://www.la-grange.net/karl/

  • en fait, Karl, un beau projet ce serait de faire comme dans les boulangeries : tu entres, tu prends le gâteau sur l’étagère et tu repars avec un beau sourire le manger dans la rue :-)

  • Quand je rentre dans une boulangerie, je prends le gâteau sur l’étagère, je vais à la caisse et je paie le produit matériel pour le temps de fabrication, les coûts de fabrication et les ingrédients pour le réaliser (et parfois un soupçon de réputation, quoique). Mais je ne vois pas en quoi cela correspond à ce dont on parle.

    Voir en ligne : http://www.la-grange.net/karl/

  • c’est bien ce que je voulais t’entendre dire – pour moi le texte c’est le nombre de mois que j’ai mis dedans, et l’édition c’est le temps de travail de la relectrice, le temps de la compo et le coût des logiciels, et strictement idem quand je rémunère le temps de la compo epub, la maquette de couv, les droits d’images éventuels, alors d’accord y a pas de coût de fab ni de stockage, mais le temps de l’artisanat, et la rémun auteur oui c’est la même matérialité et sédimentation, c’est un grand enjeu

  • « mais le temps de l’artisanat »
    Oui, mille fois oui, mais ce n’est pas cela qui est vendu. :) Le modèle Artisanat dont tu parles est ce projet par exemple : Art Space Tokyo
    Note que cette discussion est un peu surréaliste… car nous savons tous les deux que l’on ne parle pas là de travail rénumérateur pour la grande majorité des auteurs. Et que pour moi en tant que lecteurs, je peste tous les jours de ne pas pouvoir accéder à certains ouvrages.

  • Merci pour ces éclaircissements sur une question fort complexe. Effectivement, il y a de quoi s’indigner. Il y a plusieurs choses que je ne comprends pas néanmoins. Que se passera-t-il quand une oeuvre entrera en gestion collective ? Sera-t-elle uniquement exploitée en numérique par cette société(si le premier éditeur conserve les droits d’exploitation papier) ? Qui pourra exploiter cette oeuvre ? Plusieurs éditeurs si l’éditeur premier n’a pas demandé une exclusivité de 10 ans c’est bien ça ? Autre question : pourquoi les auteurs ne peuvent-ils pas négocier un contrat numérique avec leur éditeur premier titulaire des droits pour l’exploitation papier ? Dans les faits, actuellement une même oeuvre peut être sous deux contrats différents (papier/num) ? Désolée pour la naïveté de mes questions ;)

    Voir en ligne : http://lesptitesnotes.blogspot.fr/

  • Ah oui, j’avais oublié aussi pour la boulange (la cuisine en général) tout comme l’industrie de la mode, il n’y a pas de propriété intellectuelle. Tout le monde peut décider de reproduire le pain en chocolat en question. Peut-être pas une bonne analogie ;)

    Voir en ligne : http://www.la-grange.net/karl/

  • t’inquiète, mon Karl, pas avec toi que je vais me battre sur tout ça, on est sur la même longueur d’onde – justement parce que je veux aller vers le libre, que je refuse à l’État de légiférer pour venir faire mes poubelles – des 4 textes à moi que s’approprie la BNF pour son dispositif commercial, 2 sont librement à dispo sur mon site ("Limite" et l’étude sur Aragon), et "30 rue de la Poste" c’est livre sur les ateliers d’écriture dont la publication était cohérente dans un contexte précis mais que je me refuse à prolonger hors de ce contexte, sinon je l’aurais reprise sur publie.net comme "autoroute" et les autres – aujourd’hui, à Tanger, date importante pour moi parce que j’ai répondu à un appel de candidature pour job plein temps, justement pour retrouver cette liberté de faire du web mon activité artistique principale sans être sans cesse obéré par précarité et anxiété permanentes - mais cette société bureaucrate me dégoûte à l’extrême, donc même si je trouve solution personnelle pour continuer activité d’édition web à côté de leur monde et sans rien demander à personne, c’est pas pour les laisser mettre la main sur ce que je considère comme ma propriété matérielle et symbolique, non pas ma recette du pain au chocolat, mais bien mon pain lui-même

  • Je ne sais pas si j’ai raté un alinéa dans les textes et en plus je ne suis pas juriste, mais cet article ne dit-il pas que c’est à la BNF de faire la preuve que l’œuvre est bien orpheline ?
    « Art. L. 113-10. - L’œuvre orpheline est une œuvre protégée et divulguée, dont le titulaire des droits ne peut pas être identifié ou retrouvé, malgré des recherches diligentes, avérées et sérieuses.

    Voir en ligne : http://www.la-grange.net/karl/

  • Karl, c’est là une des hypocrisie de la loi : on ne parle pas des orphelines, mais des indisponibles. La définition d’orpheline ne sert à rien dans le contexte ReLire.

  • Je ne vois qu’à l’instant ton coup de gueule mais ça ne m’a pas empêché de râler derrière mes hublots.

    Voir en ligne : http://hublots.over-blog.com/

  • A propos du vol concernant les textes parus chez Deyrolle, j’ai vérifié que mon livre Un Tombeau pour Félicien (1996) paru chez le même éditeur était aussi numérisé. Or, en principe, les livres de chez Deyrolle ont été repris par Verdier et sont toujours disponibles, d’après le catalogue Verdier sous la mention "Collection Deyrolle" (chez qui du reste il m’est arrivé d’en commander)...
    Verdier serait, lui aussi, donc, en droit de protester.
    Amitié, J.-M. B.

  • N’y aurait-il pas moyen de porter plainte contre la BNF pour viol du droit d’auteur / de la propriété intellectuelle ?
    Je veux dire, n’y aurait-il pas moyen de porter l’affaire en terrain juridique (puisqu’à la base c’est le viol d’un droit...), de prendre un avocat spécialisé en propriété intellectuelle pour entamer un procès contre la BNF ?
    Le droit de la propriété intellectuelle français est très spécifique à notre pays et il protège assez bien les auteurs. Si une institution publique d’importance (la BNF) commence à l’ignorer, alors il est grand temps de réagir, oui.

  • Tout à fait d’accord avec votre opposition. Je ne suis pas écrivain, juste historien mais rejoins vos préoccupations et votre indignation.
    Je râle donc de mon côté : http://www.ferriere.org/blog/?p=144

    Voir en ligne : http://www.ferriere.org

  • N’ayant pu, malgré mes démarches en ce sens, faire valoir mes droits en justice - j’ai en effet contacté des responsables, des institutions et personne n’a pour l’instant voulu m’apporter son soutien, pourtant nécessaire. Cela a eu toutefois le mérite de faire passer un petit peu mon témoignage - j’ai donc décidé de faire un scandale, le plus énorme possible et c’est pourquoi je fais circuler l’adresse de deux blogs que, pour l’instant, j’ai pu publier à la suite de ces démarches infructueuses, dans l’espoir qu’à force de tapage, cela suscite suffisamment d’interrogations de la part des gens pour que je puisse enfin voir les faits que je relate au moins examinés par la justice et être entendue. C’est tout ce que je demande.
    http://blog-etc-temoignage.blogspot.com/
    http://swaplitteraire-nina.blogspot.com/
    BEAUFRERE Sylvie
    15 bis rue crémieux
    13230 PORT SAINT LOUIS DU RHONE

  • Le dernier Salon du Livre a donné le ton : entre les stands des "grands éditeurs" barricadés contre l’intrusion d’auteurs indésirables et les stands des institutionnels barricadés pour éviter toutes discussions, l’auteur se retrouve aujourd’hui comme une sorte d’ennemi public (preque n°1) qui ne peut plus accéder à un public par les voies classiques...Lui reste la terrible vengeance du livre "ebook" qui peut circuler sans l’aval de tous ces maîtres à penser...Mais vengeance à double tranchant, car rien ne vous assure le moindre revenu avec un ebook que l’on peut copier en une fraction de seconde. Si les "nouveaux auteurs" veulent vraiment s’imposer : une seule solution : un noyau juridique dur qui aura le pouvoir (et les moyens) de poursuivre partout et en tout lieu les plagiats...Possible ou rêve. En France, sûrement du domaine de l’utopie

    Voir en ligne : http://utopiepolitique.wordpress.com/

  • Rien à ajouter. Oui, la BNF n’est plus qu’une officine de voleurs avec la complicité active du ministère de la culture. Il faut envisager une action d’envergure !

    Voir en ligne : http://www.grand-chatelet.net

  • bonjour François, j’ai posté ça aussi sur la feuille, mais deux non-précautions valent mieux qu’une, surtout si débarquent chez moi par la cheminée, les sbires du relire, comme les plombiers de Central Service dans Brasil :
    "Le projet Relire est rendu possible par la pratique obligatoire (punie d’une sévère amende s’il n’est pas appliqué) du Dépôt légal. Pour chaque livre publié l’éditeur doit remettre gracieusement à la BNF 2 exemplaires de chaque ouvrage (avant c’était 4), accompagné d’un formulaire de dépôt. Pour répondre à Relire, ne devrions-nous pas, nous éditeurs, surseoir à cette pratique tant que le projet n’est pas abandonné, quitte à déposer nos ouvrages, après avoir rempli le formulaire BNF, non plus à la BNF, mais à quelque Banque des dépôts et consignations du livre, qui attesterait de la bonne foi de notre démarche, mais aussi de notre détermination à empêcher ce pillage en bonne et due forme ? Si l’on en juge par les initiales des initiateurs du projet (SNE, BNF, SGDL), on risque de ne pas être suivi par grand monde ; mais ne se pourrait-il pas qu’au sein du SNE, par exemple, il se trouve des voix ‘fortes’ (Allez François !!) qui soient capables de comprendre (même tardivement) les enjeux d’une telle saloperie (qui n’a rien à voir – soit dit en passant – avec ce que mit en place Google et qui, d’une certaine manière et par le biais des liens libraires marchands, a permis que plus de livres se vendent en librairie… mais c’est une autre histoire !) ?"

    Voir en ligne : http://www.lyber-eclat.net

  • Peut-on imaginer des messages en nombre d’internautes pour signaler des erreurs dans les notices à la bnf ?, je l’ai fait pour une date pour voir la réponse.