A propos de Christine Eschenbrenner

Génération 51.Une histoire de domaine perdu, de forteresse encerclée, de terrain sillonné ici comme ailleurs. Beaucoup d'enfants et d'adolescents, des cahiers, des livres, quelques responsabilités. Une guitare, une harpe celtique, le chant. Un grand amour, la vie, la mort et la mer aussi.

#Boost # 15 | Chant

Chant comme champ à l’oreille. Y aller pour comprendre. Rejoindre et reprendre. Du silence en bloc s’extrait l’embryon vibrant. Souffle. Se charge de sens. Pousse les bords. Ecarte les parois de la gorge serrée. Laisse faire. Trop d’émotion tue l’émotion. Chant comme endroit où connaitre l’envers. Où naitre et croître encore une fois. En posant tous les sacs, les airbags Continuer la lecture#Boost # 15 | Chant

# Boost # 14 | Extrémités

Quelque chose tremble de l’autre côté. Lumière minée par le jour-même. Corps sonné par ce qui ressemble à la vibration d’un invisible incendie. Palpitation du voilage contre la vitre. Fenêtre entr’ouverte. Un courant d’air caresse la peau de celle qui a cessé provisoirement d’être partout à la fois, dehors et dedans. Brûlure en cavale. Tu es simplement revenue à ta Continuer la lecture# Boost # 14 | Extrémités

# Boost # 13 | Une étude

La nuit est presque défaite et le corps mer étale. Ni dénouement, ni attente. Les battements du cœur semblent chercher une issue mais tout est clos. Être au repos est une apparence. Quelque part dans le labyrinthe un courant se concentre. Fore un passage. Dans la respiration-même, une force clandestine entre les parois : en gestation. Tantôt cri, tantôt chant, Continuer la lecture# Boost # 13 | Une étude

# Boost # 12 | Cambuse sibylline

Dans la brume, lueur comme lampe de mineur au lointain. Douce et rassurante pour l’adolescente. Phare ténu au bord du marais. La terre de Briolle, lestée par la présence de l’eau, absorbe les pas prophéties des sibylles d’Orlando à l’écoute, tu empruntes l’ancien chemin de halage comme font les revenantes la beauté chromatique se mêle aux fragrances du canal la Continuer la lecture# Boost # 12 | Cambuse sibylline

#Boost # 11 ter | Trois états

Femme prenant de l’âge C’est ce que je croyais au début : on ne peut s’en sortir qu’ensemble. J’ai beaucoup marché, suivant une sorte d’accord tacite : sortir du groupe, c’est risquer d’attirer l’attention et ce n’est pas le moment. A force de se fondre dans l’acceptation, ce n’est plus le moment. Petit à petit, le visage s’ancre dans la Continuer la lecture#Boost # 11 ter | Trois états

#Boost # 11 bis | encore un peu

Sans doute y avait-il eu une longue attente, comme une enfilade de pièces le long d’un couloir sans fin. C’était en même temps la file d’attente elle-même, celle dans laquelle nous nous trouvions immobilisés, guettant l’aube et la nourriture, toutes deux introuvables. Nous en étions au même point et l’idée de demander de l’aide ou de prendre la parole ne Continuer la lecture#Boost # 11 bis | encore un peu

#Boost # 11| Pas

Avant tout nous patientâmes, essayant tant bien que mal d’être des âmes, ce qui ne va pas de soi ; dérangeant notre désir d’aller vite, de nous confronter à ce qui nous heurte À force d’être là alors que nous aurions pu être autre part, nous fîmes un pas, juste un pas, mais un pas qui coûte, un pas qui Continuer la lecture#Boost # 11| Pas

#Boost # 10 | force 10

Aller ! Encore une fois, accourir. Là où se trouve l’espace-même, celui qui ne s’atteint qu’en franchissant l’innommable, ou l’indicible, selon l’endroit où tu te trouves. Et tu n’en reviendras pas. Pour ne pas perdre pied, marcher vers la rive où se tient celle qui attend son heure ou la tienne, c’est la même, celle de la parole donnée, engagée Continuer la lecture#Boost # 10 | force 10

#Boost # 09 | juste avant le point du jour

Un souffle, la palpitation du dehors s’introduit par la fenêtre légèrement entr’ouverte. Un peu d’air, caresse de la nuit qui se retire. Transportant l’espace intermédiaire : le paysage du rêve avec ses voûtes et l’homme-refuge dans la foule rassemblée en silence se fond dans l’impalpable qui te touche et ne se nomme pas encore réveil. Le corps redevient lourd, lesté Continuer la lecture#Boost # 09 | juste avant le point du jour

# Boost # 08 | derniers moments

Le moment venu. Celui de partir sans rien direCelui qui échappe à l’entendementLe moment de regarder en face le paysage de l’absence avec au lointain la ligne de crête bleue des aquarelles par lesquelles il passe toujours pour faire signeLe moment sans rien d’autreLe moment où il est devenu statue allongée sous les roses blanchesLe moment de prendre de la Continuer la lecture# Boost # 08 | derniers moments