A propos de Jacques de Turenne

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#anthologie #28 | éléments complémentaires / compléments élémentaires

#1# Lieu public En rentrant se demander jusqu’à quand les mots jetés par pleines poignées à côté des gens comme les grains pour les poules. La gueule à promesses : sur le modèle des machines des fêtes foraines où tu frappes un punching – ball pour mesurer et exhiber ta force (tu te retournes vers les curieux en te massant le Continuer la lecture#anthologie #28 | éléments complémentaires / compléments élémentaires

#anthologie #27 | objets d’amour et de douleur  

Un homme parcourt inlassablement les couloirs de son appartement. On dit les couloirs alors qu’en fait l’appartement est de dimension tout à fait raisonnable, voire même petit. Cependant les déambulations incessantes, les aller-retours lui font parcourir des kilomètres. L’expression « il tourne en rond » ou « mais arrête de tourner en rond, tu nous fatigues à la fin » en plus d’être pléonastique Continuer la lecture#anthologie #27 | objets d’amour et de douleur  

#anthologie #26 | échos ineffacés du grand jamais

nu dans l’avant-monde plein défait constant brisé apparu effacé | le premier dôme le grand jamais | l’omniprésente forge inouïe (t’) apaise enchante et tisse | (flotte) le glouglouteur poisson funambule – noyé envahi ensorcelé : souffles cognements métronomiques mélopées tièdes grands chuintements grondements lourds comme l’orage d’été | tambourin du rêve chamane, rumeur longue de grotte humide, gargouillements, empreintes fantômes : Continuer la lecture#anthologie #26 | échos ineffacés du grand jamais

#anthologie #25 | à propos d’odeurs…

La vétérinaire écarte les mâchoires de l’animal, ouvre un peu plus la gueule, se penche, sent, petits coups rapides, comme un chat. L’odeur du malheur ? des débris de la poudre des bombes des cadavres de la misère de la boue. L’odeur du bonheur ? De l’odeur des regrets et de celle des remords, laquelle ? Le chien dans le salon d’attente des Continuer la lecture#anthologie #25 | à propos d’odeurs…

#anthologie #24 | ton ailleurs que personne ne sait

Il y a le tressaillement léger de la main, l’agitation à peine perceptible du bout des doigts de la main gauche, les deux bras allongés de chaque côté du corps, posés à plat sur la couverture fine remontée jusque sous les  aisselles – elle entre se penche murmure ton prénom pose ses lèvres sur ton front – il y a Continuer la lecture#anthologie #24 | ton ailleurs que personne ne sait

#anthologie #23 | la tire-vieille

En bas du village, écoute bien, vraiment tout en bas, en descendant le sentier, aujourd’hui étranglé de ronces, thrombosé des cailloux blanchâtres d’alentour : les maisons éventrées, répandues –, les toits crevés dont un au moins avec la poutre calcinée brisée en deux, encore cinquante soixante mètres peut-être plus bas encore sur la gauche, peux pas le manquer, la margelle en Continuer la lecture#anthologie #23 | la tire-vieille

#anthologie #21 | Notes pour continuer

J’imagine que c’est l’un d’eux, un des R, René ou Raymond ou peut-être papa, il est bien terminé le temps de demander (1) entre ceux qui sont partis dans l’euphémisme définitif et les béances croissantes de la mémoire de nous les autres. En tout cas c’est pris devant la maison au bord de la piètre route. (2) (Tu dis chaque année Continuer la lecture#anthologie #21 | Notes pour continuer

#anthologie #20 | 3 photos avec et sans toi

J’imagine que c’est l’un d’eux, un des R, René ou Raymond ou peut-être papa, il est bien terminé le temps de demander, entre ceux qui sont partis dans l’euphémisme définitif et les béances croissantes de la mémoire de nous les autres. En tout cas c’est pris devant la maison au bord de la piètre route. (Tu dis chaque année on va Continuer la lecture#anthologie #20 | 3 photos avec et sans toi

#anthologie #19 | fragmentaux

une nuit je meurs quatre fois quatre fois je ne vois ni ne sens mon corps, je sais que je meurs c’est tout –, je suis soulagé, je suis soulagé d’être soulagé, je ne suis pas seul je vois des mains je vois que les mains m’appellent me font signe ce sont des mains amicales connues rassurantes mais je ne Continuer la lecture#anthologie #19 | fragmentaux

#anthologie #17 | l’accident

Ça m’est revenu quand j’ai vu le film avec Michel Piccoli, bien longtemps après sa sortie, un film culte Hélène m’a dit, alors pourquoi pas, on y va… À l’époque je l’avais raté et puis je sais pas si ça m’aurait fait pareil. Comme si j’avais tout effacé sans comprendre. Dans le film on voit bien comment c’est très long Continuer la lecture#anthologie #17 | l’accident