Le nom de Tancarville traverse des générations d’histoires répétées, immobiles comme les heures à attendre le bac, et puis une autre histoire démarre avec la construction du pont, tout accélère, mais le temps que j’arrive, la famille a déménagé. À chaque rediffusion télévisée du « Cerveau », dans un plaisir rituel, nous guettons le moment où apparaissent les haubans qui soutiennent le tablier, le tiennent suspendu aux piles. Aucun pont au monde ne m’évoque plus de choses. Je ne suis pas sûre de l’avoir jamais vu en vrai.
Première lessive après emménagement en logement étudiant. Je demande où on fait sécher le linge. Un colocataire répond qu’il y a un tancarville dans la salle de bain. Je vais voir, trouve un étendoir. Quand je le déplie je comprends pourquoi il l’appelle ainsi. Je devrais rigoler. Ça me fait drôle au contraire, une usurpation d’identité, une trahison de mon enfance. Chez moi on disait simplement le sèche-linge.
Ton texte m’incite à visionner » le cerveau » !
J’ai souri à l’anecdote de l’étendoir (étendage chez nous) (et Tancarville aussi) finalement une façon de faire un peu exister ce pont supplanté par le pont de Normandie. Tout ce qu’on aurait à en dire chacun chacune. Ça donne le vertige. Merci pour cette évocation qui ne m’était pas venue.
(que de regrets !) (mais ne t’en fais pas, à présent il en existe un autre…:°))) (j’aime beaucoup)
ah ! j’y suis passée souvent sur le pont et aux abords, il est beau, bien plus qu’un étendoir, il faut l’avouer. moi aussi je disais le sèche-linge, mais maintenant que la machine a remplacé le machin…
Moi aussi, je me suis frotté à plusieurs appellations selon les régions. Je ne me rappelle plus lesquelles mais ton texte me l’a rappelé. Bonne journée.