#anthologie #40 | Boîte à écrire

J ai trouvé dans ma boite à écrire , des bouts de vie qui attendaient que je les raconte. J’aime qu’on me  lise des histoires  et j’aime en raconter, je pense que ça date de l’ enfance. Ma mère me lisait celle d’un petit train qui partait vivre sa vie  à travers le monde , et à chaque fois qu’il Continuer la lecture#anthologie #40 | Boîte à écrire

#anthologie #20 | Sans titre de toi

en noir et blanc, rectangulaire, d’assez grand format, avec une bordure jaunie, la photo est sans doute restée pliée très longtemps, le pli est profond, je ne sais plus dans quelles circonstances elle est arrivée entre mes mains. Elle montre une jeune femme, assise sur une chaise, peut-être dans un café, ou bien dans une cuisine – il me semble Continuer la lecture#anthologie #20 | Sans titre de toi

#anthologie #23 | Perec | sans dessus-dessous

Comme un vortex entrainé se laisser partir changer d’état changer d’étage conjurer notre ignorance parce que là en dessous d’autres savoirs ; entre les lames de parquet mon œil est aspiré il est devenu corps tout entier une matière malléable qui saurait voyager traverser le temps la logique de l’espace, les murs se dissolvent le paysage ne s’attrape pas du regard Continuer la lecture#anthologie #23 | Perec | sans dessus-dessous

#anthologie #26 | voix ténues

Dans le train, ambiance feutrée. On a toujours l’impression que c’est l’heure de la sieste. Peut-être que dans le train personne ne se connaît. Pas de bruit. Le bruit du haut-parleur lance une voix brouillée. Est-ce qu’on doit écouter ce qu’elle dit ? Est-ce important ? Le son est tellement grésillant et ténu qu’on décide que ce n’est pas important, par paresse. Continuer la lecture#anthologie #26 | voix ténues

#anthologie #25 | l’odeur des gens

L’odeur des gens.L’odeur des gens connus d’abord.Les odeurs que je n’oublie pas, les odeurs que je ne veux pas oublier, les odeurs que je veux retenir dans la mémoire de mon nez.Quels odeurs retenir à de ces gens-là ? Je me rends compte que je ne les choisis pas. Pourtant étonnant les odeurs qui se sont gravées, elles sont un instant Continuer la lecture#anthologie #25 | l’odeur des gens

#anthologie #24 | tête lourde

Tête lourde. Tête lourde tombe vers l’avant. La nuque fait son travail, retient la tête. Sursaut du demi sommeil, éveil de la chute. Tête penche à gauche. Autre vide. Pas d’appui sur la gauche. Chute retenue par l’épaule appuyée sur la bras appuyé sur l’accoudoir. Sursaut. Éveil. Droiture retrouvée. Tête penche sur la droite. Danger inconnu de l’inconnue de droite. Continuer la lecture#anthologie #24 | tête lourde

anthologie #18 | images manquantes

Ces photos perdues dans un crash de disque dur. Je ne les regardais pas. Je me souviens de chacune d’entre elles. Trente ans. C’est toujours ainsi, on archive ce que l’on a déjà archivé et peu importe in fine si l’archive disparaît. Ce qui compte, c’est le geste d’archiver. Ses photos secrètes et ce qu’elles pourraient dire de lui. Ces Continuer la lectureanthologie #18 | images manquantes

anthologie #17 | Nul n’est un héros pour son valet de chambre

Est-ce bien indispensable de revenir là-dessus ? C’est vieux. Une autre époque… Vous savez moi le rôle de témoin… Je préfère le titre de badaud à ce compte là… Oui parfaitement, badaud. Ce n’est jamais guindé. Badaud, c’est comme penaud. Ce déjeuner avec Albert C… on le disait, simple, amusant. Et oui… bien sûr qu’il allait volontiers taper le ballon Continuer la lectureanthologie #17 | Nul n’est un héros pour son valet de chambre

anthologie #16 | Le chat

C’est noir, ou plutôt gris, argent. Mais quand on le voit de loin, c’est noir. Là-bas, ça bouge. Ce n’est pas censé bouger. Ici ça ne bouge pas. C’est immobile. On empoigne, on suçote, on brandit, on exhibe, on lance par terre. Tout au plus peut-on se rouler dessus ou dedans. Là-bas, pourtant, ça bouge, entre les objets et masses Continuer la lectureanthologie #16 | Le chat

#anthologie #22 | Perec | ma rue

Mémoire  Rue Crespin du Gast du nom de Camille du Gast une femme plus qu’une femme une exploratrice au destin peu ordinaire qui défiait les frontières de son temps,  cantatrice, coureuse automobile, aviatrice, amie des animaux, son souffle flotte dans les recoins. Bordée par la rue Oberkampf une artère où bat le cœur de Ménilmuche la rue s’élance avec douceur, une Continuer la lecture#anthologie #22 | Perec | ma rue