faire un livre #5 | Claude Simon, expansion, décalcomanies

cycles ateliers d’écriture, été 2021



 retour au sommaire général des cycles été 2021 (« faire un livre » & « progression », plus module formation de formateurs ;

 la page de présentation et d’inscription (inscriptions closes, complet) ;

 rappel : on mène cet été, du 20 juin à fin septembre, deux cycles parallèles, l’un (« Faire un livre ») pour les personnes ayant déjà suivi un cycle Tiers Livre, l’autre « Progression », sans pré-requis mais accompagné d’un module complémentaire « formation de formateurs » — l’inscription est commune aux 2 cycles, avec petit supplément pour le module formation ;

 vous trouverez ici le blog de l’ensemble des contributions est en place, retrouvez les auteurs, les contributions classées par cycles ou exercices, et bien sûr une vidéo mode d’emploi ;

 les textes et documents d’appui : voir lien repris dans chaque lettre d’information — ils sont strictement réservés à l’usage individuel ;

 les rendez-vous Zoom n’ont rien d’obligatoire, mais sont des moments privilégiés d’échanges et rencontres collectives, liens transmis via la lettre d’info ;

 les auteurs procèdent eux-mêmes à la mise en ligne de leurs contributions, pour toute demande d’aide technique ou précision, merci nous envoyer un mail à l’adresse aide.ateliers (webmasters FB & Marion Mucciante).

#5, Claude Simon, expansion, décalcomanies


Ce sur quoi insiste cette vidéo :

 le livre de Claude Simon, Leçon de choses, paru en 1975, est singulier parce qu’il met en avant la dynamique même de sa construction : un « générique » de 3 pages, qui établit la situation narrative, mais comme arrêtée, fixe, puis un chapitre explicitement intitulé « expansion » qui va se saisir de chaque micro-élément du générique, les grossir, les traverser, passer à travers les images, transformer chaque élément de la scène en situation narrative en mouvement...

 dans la proposition #4, Sentimenthèque, chacun.e a construit une accumulation d’une dizaine de livres, ceux qui modèlent notre aspiration à écrire... on écrivait un titre (un auteur), lancé par le partitif fourni par Patrick Chamoiseau (de...), puis on en écrivait librement, poétiquement, la figure intérieure, ce que cela laissait en nous, ou ce que cela éveillait ou convoquait en nous...

 alors je vous propose un exercice très simple : extraire de notre contribution #L4 quelques syntagmes (pas forcément la phrase entière, mais une expression logique ou esthétique particulière qu’elle contient), l’isoler de son contexte, et s’en servir de lanceur ou de déclencheur pour la proposition d’aujourd’hui, donc en suivant deux buts...

 1, s’installer dans ce processus d’expansion modélisé par Claude Simon : on prend un détail (une suite de détails) des narrations déjà rassemblées, on y installe le syntagme prélevé dans la proposition #4, et on en grossit tous les éléments jusqu’au plus exhaustif possible...

 2, installer les éléments prélevés, les éléments déjà écrits dans la suite #L1, #L2, #L3, dans une intention esthétique, ou narrative, comme un éclairage extérieur, une couleur, une tension, prise à #L4, pour que ce soit dans notre dette aux livres, à ce qu’ils ont déposé ou convoqué en nous, que se récrivent ces expansions prises aux éléments déjà effleurés dans les 3 premières contributions.

 on aura donc enlevé, de la proposition #L4, la référence à l’auteur ou au livre : mais cette désignation qu’on en aura prélevée, comme dans nos anciennes « décalcomanies » de l’enfance, on l’aura appliquée (autant de fois qu’on le souhaite, ou un seul syntagme appliqué à des éléments différents du récit) à notre propre matière, celle qui commence à lever ;

 de façon délibérée, et c’est ce qui rend si précieux ce processus utilisé par Claude Simon dans son « Expansion », on s’empêche encore de raisonner en terme de suite, de cohérence narrative, mais on va piocher encore plus en profondeur la matière affleurant dans le déjà écrit : on reparcourt une suite d’éléments déjà présents dans les premières contributions, mais on les grossit à volonté (le chapitre « Expansion » de Claude Simon fait 28 pages, uniquement à partir des éléments fournis dans le « Générique » de 3 pages (voir la fiche d’appui, et l’extrait) ;

 et on reprendra de nouveau (je sais, je sais...) ce déjà écrit — mais grossi de cette contribution-ci — dans la prochaine proposition, la #6 à venir : promis, ensuite on passe à une autre phase, en rajoutant le vecteur temps...

 bien se souvenir des trois processus utilisés dans les premiers îlots : le déplacement du il.elle à la troisième personne (#1), les incursions dans le réel qui l’entoure mais ne lui est pas accessible (#2), les énonciations fractionnées de ce réel par des narrations disjointes (#3), chacun.e dispose déjà d’une matière multiple, toute prête à cette revisite par expansion...

 une autre proposition de travail à partir du même passage de Leçon de choses : cycle écrire film, générique, expansion ;

 enfin, la proposition de découpler d’un côté ce que vous mettez en ligne, exercice par exercice, d’un manuscrit en cours, compilant l’ensemble des propositions (moins la #4, ou en annexe ?, mais possible par contre d’y insérer partie de ce que vous avez écrit pour le cycle « progression », si c’est le cas ?), d’en approcher le plus possible la mise en page d’un format livre (un modèle à disposition ci-dessous, si ça vous aide), et de nous les transmettre pour mise à disposition dans un espace protégé du site, avec mises à jour quand vous le souhaitez...


exemple d’un possible format livre,
utilisation non obligatoire du tout !

 


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 18 juillet 2021
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