autobiographies #15 | portes de l’énigme

en conclusion ou coda pour le cycle « de l’autobiographie comme fiction »


 

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autobiographies #15 | portes de l’énigme


Cette vidéo propose :

 à titre exceptionnel, pas d’appui sur un texte ou fragment de texte, mais rappel de la structure par emboîtement de ce livre légendaire qu’est Le loup des steppes d’Hermann Hesse — la mise en place du personnage par le premier narrateur, le journal qu’il trouve, journal à la première personne laissé par ce personnage, et dans le journal, ce personnage tout à la fin ouvrant successivement les portes d’un théâtre où lui sont révélées des scènes oubliées ;

 c’est cette fragmentation de scènes, dans leur intensité, leur bascule, que je vous propose de solliciter...

 ces dispositifs narratifs avec fragmentation spatiale (couloir d’hôtel chez Robbe-Grillet), ou temporelle (la chambre récurrente des récits de Franz Kafka) sont fréquents, et vous aurez sans doute d’autres exemples... saurez-vous élire le vôtre ? probablement qu’à chercher dans vos rêves vous saurez dépister celui qui convient... usine, hôtel, établissement scolaire, ville, souterrains, escaliers...

 des portes, on en a convoqué déjà dans ce cycle : là, peu importe le dispositif, le lieu, une didascalie peut suffire à le mettre en place... l’important c’est la brièveté de la scène complexe, juste aperçue puis refermée ;

 ce qui importerait, c’est de conserver l’idée de cet « emboîtement » des séquences narratives du Loup des steppes : un personnage, issu de votre parcours biographique, s’impose à vous dans l’écriture en tant qu’énigme, ou par son énigme... c’est ce personnage qu’on va soumettre au dispositif fictionnel, lui et non pas vous qui va découvrir une suite de scènes-clés, qui sont le puzzle de cette énigme, la suite non résolue de ces énigmes...

 donc penser le texte dès l’amont comme suite de 3, 5 ou 7 séquences narratives autonomes, chacune liée à une de ces portes que va ouvrir le personnage, moins pour le confronter à lui-même qu’aux altérités qui le constituent...

 pour mieux se concentrer sur l’idée de scène (autre écart avec Le loup des steppes, l’idée de ne pas entrer dans paroles ni dialogues — scènes muettes aperçues, embrassées en un instant, un mime, une tension presque comme raconte la peinture...

On parlera donc de tout ça, qui pour moi aussi est une découverte — on n’est pas forcé d’écrire dans la semaine, c’est la conclusion à ce que vous avez parcouru par et dans les 14 textes précédents, c’est une coda qui peut faire transition des textes disjoints à un projet plus ample, continu, où ce personnage pourrait tenir rôle central...

Donc une ouverture, et pas une fin ! Même si l’occasion parfaite de remercier pour tout ce que donné dans ce cycle...

 


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 3 janvier 2022
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