inspiration, transpiration


Nouveau pour moi, dans l’expérience des ateliers d’écriture à Sciences Po : l’option artistique est obligatoire en 1ère année, on est donc au moins 8 à assurer les ateliers d’écriture. Évidemment, chacun à sa façon, chacun sur son terrain. Et l’an prochain, en 2ème année, libre à eux, nos étudiants, de tester un autre intervenant. Pierre Ménard intervient le lundi et met systématiquement en ligne le travail avec les étudiants. Quand je termine, à 17h, je croise Paul Fournel qui arrive avec un plein cartable de contraintes Oulipo. Il y a aussi Tanguy Viel et Hervé Le Tellier le mercredi, Claude Ber et Louise Lambrichs. Pierre Assouline, qui a initié l’aventure il y a 3 ans, propose un travail sur le portrait. Pour l’instant, pas trop de synergie et croisements, c’est dommage, mais on est chacun happé par l’expérience. Le mardi matin, j’interviens en simultané de Patrick Raynal. Traducteur, longtemps éditeur à la Série Noire, il s’appuie sur la short story à l’américaine pour son atelier. Ce matin, il venait de parler du Nighthawk de Hopper et avait apporté deux livres : un Chandler, un Carver. Et l’exemple pris d’un même décor, un bar ressemblant à celui de Nighthawk, tel que traité par les deux auteurs – à eux, les étudiants, de traiter doublement le même décor. Une étudiante a dit qu’elle n’avait pas d’inspiration, j’allais réagir quand il m’a précédé : – Ce n’est pas de l’inspiration, qu’on demande, c’est de la transpiration...



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 mars 2011
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Messages

  • "tu continues encore, les lions, toi ?" je prenais une photo de celui de la Bastille avant hier (mais AP l’a déjà prise et elle est dans la collection), et puis hier en passant devant cette enseigne de la rue de beaune (des antiquaires, celui-ci, cette tête simplement (on a un aperçu du style d’objets à vomir mais à vendre des paquets de dollars)(sur ce qui entoure cette tête, les reflets des nuages)(on voit un peu le reflet aussi de la tête du photographe), bon, oui je continue...

    • voilà la photo, très légèrement surexposée, mais n’importe : sa majesté au soleil... (c’est le printemps) (on est content, mais le coup de massue en Libye et au Japon...) (le minable petit épicier confondu par le fils du guide suprême -zont les mêmes lunettes de soleil, pourtant...- y’a de quoi quand même se marrer)

  • on l’avait un peu oublié (le salon de coiffure, juste à côté (moon beauté-mariée sur devis...) a pris de l’ampleur avant cette construction) : une maison relais de 22 appartements (SIEMP encore), il semble qu’il se passe quelque chose... (si les 3 chantiers se mettent en marche en même temps, ça va être rigolo)

  • pas vu la personne qui donne à cette photo un air d’année dernière à Marienbad (sur la pelouse, au loin, des types noirs dansent la cappoera- je ne sais pas bien comment ça s’écrit cette affaire-là, ils sont trop loin, mais s’amusent) (il fait beau et bon, le printemps)

    • elle a rendez - vous lundi avec un avocat à Paris , Paris dream Paris le rêve nous discutons devant la chaîne russe la chaîne 24 qu’elle regarde toujours pour les informations , alors de Paris on passe au Japon

    • passé deux heures à écrire une belle lettre pour un boulot d’animation socio-culturelle pas de temps plein , le salaire n’en parlons pas , mais un intérêt pour le quartier Saint Nicolas , après vu Jimmy Rivière , salle vide pour un film incandescent

  • Soirée Mille-feuilles au Trumilou, dont le patron ou le chef cuisinier a obtenu une distinction pour la défense (et l’illustration ?) des œufs durs mayonnaise, avouez que celle-là vous ne saviez pas qu’elle existait, en compagnie de Pierre Michon, Pierre Senges et Patrick Boucheron.

    Fallait-il qu’en plein premiers jours d’une rechute de chagrin amoureux, je me trouve installée en face d’un couple en passion dont je connaissais un peu l’homme pour l’avoir déjà croisé (délicate situation) ?
    Au bout du compte c’est auprès du premier Pierre que j’ai trouvé refuge, tant qu’à combattre l’ironie du sort, autant le faire en grand.

    PS : S’il vient (ou elle-même) à passer j’aimerais beaucoup revoir la compagne du second. Éloignées de tablée il m’a semblé que nous pourrions avoir à partager, si la chance nous en est donnée. Et l’on est timide quand on a à lutter par vagues contre une féroce envie de pleurer.

    Voir en ligne : traces et trajets