supermarché de la politique

derniers articles, ou
une autre page du journal au hasard (depuis 2005) :
cartons de livres

On a beau se tenir à distance et ne surtout pas aller lire ces camelotes à idées de seconde zone (période prospère pour les copains nègres), vague dégoût à voir tout ça repris en supermarché et traité comme marchandise de masse, format normalisé pour leurs étagères pré-construites, jeu de couleurs et anthropomorphismes, et durée de vie limitée bien sûr : tout ça au pilon dans 45 jours au plus. Celui qui ne se présente plus est déjà relégué à l’étagère de tout en bas. Ce n’est pas le dégoût du livre (en ce moment on bosse sur notre propre collection papier), mais comment cet avachissement du livre est mis au service de l’avachissement d’une exigence démocratique oubliée depuis si longtemps par leurs calculs à court terme. À preuve qu’à hauteur des yeux du client, le supermarché scientifique jusque dans le détail trouve encore à prendre le plus avachi de l’avachi : si c’est de l’humour ça doit être critique. J’aurais bien mis un Adorno en plein milieu des étagères à la meilleure hauteur, mais, dans les présentoirs longitudinaux (et pas transversal comme celui-ci), bien sûr pas moyen de trouver Minima moralia, ce fabuleux blog auquel il manquait le web. Le livre imprimé comme solution transitoire de dépannage avant l’invention du web, et la misère de ce qui en survit dans cette image.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 21 mars 2012
merci aux 607 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • Hier, "Libé" a été sobre.

    Ensuite, avec le dernier rebondissement, ce matin, de l’affaire des assassinats à Toulouse, Sarkozy va pouvoir jouer - que le criminel soit pris "dead or alive" - au sauveur et au protecteur de la France.

    Il pourra ainsi être mis un point final (ou d’exclamation) à son autobiographie relatant son quinquennat, et ce livre (style Mignon) regagner l’étalage "politique" des écrits en conserve.

    Voir en ligne : Le Tourne-à-gauche

  • c’est compliqué, mais il faut s’en sortir et prendre les bonnes décisions - moi je suis un peu fatigué, je porte des fleurs à ma tante, je lui parle, elle me parle toujours de ces tartines, je lui rappelle le souvenir de son père qui posait sur ma tête sa main tout en psalmodiant un peu quelque prière en hébreu, son sourire à mon entrée, sa gentillesse qui comprenait si bien, cet homme-là, son père, mon grand-père, elle me sourit, elle me dit "ne dépense pas ton argent pour des fleurs" puis un moment plus tard "tu enjolives ma vie" puis je m’en vais, soleil, traverse le fleuve, vaque et continue (je l’appelle, elle me parle de ses petites peluches "tu sais tu es comme mon fils", ah oui, "tu es aussi comme ma mère")(les roses, rue de Beaune)

  • juste une image juste un échafaudage, en passant ce soir à la Bourse (fatigue, travail, ennuis finances dlamerde-on ne me paye pas et on trouve ça -presque- normal) (on rêve) (tioens l’interface a changé) (je signe pour la peine)

  • (c’est bizarre cette affaire d’interface qui change tout le temps) (en même temps on a droit à des pub viagra dans le petit journal, c’est quand même limite formidable) (je trouve) comme c’est le printemps, on se promène le soir, c’est comme ça, c’est pour prendre l’air, sans doute, le frais ou regarder les gens marcher (il y avait ce film "Regarde les hommes tomber" avec Jean Yanne et Matthieu Kassowitz qui n’était pas si bien que ça, je me souviens) (à part le titre qui lui était bien) (c’est comme "ceux qui m’aiment prendront le train" c’est tout un programme) (après si le film ne correspond pas au programme, y’a tromperie sur la marchandise) (en tout cas, je bosse)