Saclay rapide


Reprise de contact avec le plateau de Saclay, hier, puisque je vais recommencer à m’y rendre une fois par semaine, avec rencontre de chercheurs à la clé – pas moi qui vais me plaindre de ce que je considère comme insigne chance. Hier soir, à la tombée du jour, j’avais pour idée de faire en voiture, appareil photo à main levée à travers le pare-brise, tous ces trajets que je fais soit isolément (descendre du RER, prendre le but, ou la montée à pied qui escalade la rampe jusqu’à la surface plane du haut, me rendre à telle ou telle des îles protégées), soit via longues transitions avec attentes des autobus. Alors effectivement le plateau devient bien plus petit, on roule, demi-tour au rond-point, on revient, on part vers un autre rond-point. Les éléments qu’on croyait séparés par d’énormes distances sont presque dans une collision, HEC avec le Centre d’essai des propulseurs, des lieux qui me semblaient gigantesques on les passe sans presque s’en apercevoir, et – comme tous les autres véhicules qu’on croise ou ceux qui vous doublent avec rage parce que vous n’allez pas assez vite – la surprise d’une telle banalité, quand on ne sait pas ce qui s’y trame. Ah bon, c’est là ta résidence, dans les champs de maïs ? Reste ce que je découvre ce matin, la distorsion de l’espace justement parce que traversé en mouvement. Appelons cette image calèche Villeparisis.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 23 août 2012
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