approche de Marseille


Pour aller de Montpellier à Aix-en-Provence, je prends le Corail Theoz jusqu’à Marseille, et de là un autocar. Etrange la sortie radiale de Montpellier, reconnaissant des lieux autrefois habités, puis la façon dont Nîmes s’agglutine et vous contemple de vitre à vitre. Passé le Rhône, les citernes de Fos ont des allures de géants du Quichotte, et puis c’est ce combat de la terre, de l’habitat et de l’industrie dans cette minéralité jaune qui fait Marseille, m’a toujours à la fois effrayé et fasciné. Je m’en tiens à la vitre côté nord de ma place dans le wagon, où de vieilles gens à l’accent du sud n’imaginent pas que ce serait bien de livrer un peu moins fort leur vision politique du monde. Accumulation de conteneurs, fracas de couleurs sous ciel progressivement virant noir. Voir sans s’arrêter, poursuivre.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 28 septembre 2007
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