d’un roman-lieux | Steinbeck, salades et Salinas

la ville natale de Steinbeck capitale de la laitue



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papys musiciens

La Route One était fermée à cause du pont effondré à Big Sur, il avait fallu faire demi-tour, remonter jusqu’à Monterey, et reprendre vers l’intérieur pour rejoindre la 101 South à Salinas.

Et là, d’un coup, le paysage change. Entre les deux chaînes de montagne parallèles et éloignées, une plaine de terre noire, infiniment plane, où mettre bien quatre Beauce ensemble.

De temps en temps, quelques silhouettes dans les champs, occupées. On est dans l’industrie de la salade et rien d’autre. Ce qu’il veut dire qu’il faut aussi des marchands de tuyaux pour l’irrigation, des marchands de palettes pour le transport, des marchands de pneus pour les vieilles bagnoles.

La voie ferrée est parallèle à la route pendant des kilomètres, avec les passages à niveau sans passage à niveau. Ou ces étranges mannequins de publicité ouvrant une fausse porte sur le réel lui-même.

Ici on fait pousser les salades de toute l’Amérique. Nous venions de découvrir la ville natale de Steinbeck, Salinas. A preuve qu’il y des rues Dickens et des rues Kipling, pour bien montrer l’intérêt qu’on lui porte.

Et elle colle longtemps à la tête, l’image de Salinas.

 


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 février 2017
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