2020.03.16 | rentrer à la maison


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Ce n’est probablement perceptible que si je le signale, passé du très bon 12-35 2.8 Panasonic conçu pour le GH5 (donc un zoom, mais stabilisé) à une focale fixe Sigma 16 1.4 bien sûr très lumineuse, mais seulement la stabilisation du capteur, et autofocus probablement un poil plus lent. Résultat, ces dernières semaines, un nombre conséquent de photos floues ou surex, je dois beaucoup réapprendre (ou plutôt apprendre ce que l’automatisme me dispensait d’apprendre).

De toute façon, avec le 12-35 je ne me servais quasi jamais du zoom, des années que je me sers principalement du grand angle (12 sur le GH-5 ça correspond à mon ancien 24 1.4 sur le Canon grand format), et avec le Sigma 16 (donc 32) on est plus resserré, presque comme les vieux Leica à 35 de la photo de rue, et c’est plus sensible à ces horizontales et verticales de ce qu’on photographie, qui deviennent toujours obliques et courbes sur l’écran (il doit y avoir une fonction pour les redresser, « correction des courbes de l’objectif » ?) sur mon LightRoom mais ça me semblerait tricher : moi, ce que je vois c’est encore bien plus déformé en fait.

Le monde est beaucoup plus instable qu’on croit : c’est ce que dit la photographie.

Ce dimanche matin c’était curieux ce métro lent et désert, la ligne 6 d’Étoile à Montparnasse tant et tant de fois prise. Alors à la fois se servir de l’appareil pour piger comment il voit et agit, et puis ce sentiment bizarre d’un trop tard, qu’on est déjà après l’éclatement, qu’il aurait été préférable de rentrer bien plus tôt mais dans toutes ces contraintes est-ce qu’il y avait le choix.

C’est peut-être pour ça que, pour la première fois, j’ai photographié le passage à la station Kléber.

 

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 mars 2020
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