2009.03.06 | à quoi tu penses ?


Imaginons quelqu’un qui chaque semaine, une fois dans un sens, une fois dans l’autre, avec variation des lumières dues aux saisons, mais toujours une fraction de la ligne dans la nuit, fin de nuit au matin, tombée du nuit si c’est train du soir, au surgissement des deux échangeurs thermiques à condensation de vapeur de la centrale nucléaire de Cosne-sur-Loire considérerait ces objets architecturaux et industriels dans la même fantasmatique rêvée que le moulin à foulon de Don Quichotte et en saisirait la très fugace image.

Imaginons que ce voyageur, chaque semaine, dans l’endormissement du train et la fatigue du quotidien, se contraigne à noter avec précision ce qui occupe à cet instant ses pensées, et le mette en ligne régulèrement, semaine après semaine, trois ans durant.

Alors à Cosne-sur-Loire on sort l’appareil photo numérique, et immanquablement les géants sont au rendez-vous. On transfère les images sur l’ordinateur et on répond à la question à quoi penses-tu, vient ce mot : desordre (cliquer sur l’image, et voyager).



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 6 mars 2009
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Messages

  • François

    Je ne résiste pas à te dire qu’en plus ce matin nous nous sommes littéralement croisés, à cet endroit précis puisque de mon côté j’ai pris le 7H03 de la gare de Lyon. D’ailleurs certaines de tes photos pour avoir été prises au même endroit et au même moment, donc avec la même lumière, se ressemblent pas mal (mais je n’ai pas ici les outils pour les traiter et te les envoyer).

    Amicalement

    Phil

    Voir en ligne : Et toi à quoi tu penses ?

  • A la mélancolie de ce qui finit

    A ce que vivre est un métier difficile

    A la beauté qui s’enfuit

    Aux bourgeons qui s’ouvrent

    Aux trains que je reprendrai bientôt

    Aux amis comédiens dans leur train

    A tout ce que je ne connais pas

    A tous ceux que je ne connais pas

    Aux voyages que je ne ferai jamais

    A l’irréalité de tout cela

    Qu’il faut écrire tout de même.

  • Je m’en rappelle oui, de ces crachoirs le long de la ligne, il n’y a pas si longtemps - un peu plus tard que 6h01.

  • Deux geantes austers qui mangent du plutonium. Moi Don Quichotte ai toujours considere leur vapeur dangereux capable de couvrir pour toujours les corps des pauvres voyageurs et de les envoyer au font de la terre au royaume de Pluton.
    Mon devoir reste a les démolir et mettre a leur place les innocentes palais photovoltaics

    • Miracle electonique Mon texte se présente soudainement
      La magie qui couvre le royaume de Don Quichotte.

    • Bonjour à vous...

      Dans vos lignes, la guerre du nucléaire semble si intense que vous en sortez des "idioties"...
      A savoir, le nucléaire a du bon et du mauvais et chacun peut avoir son opinion, mais je ne peut m’empêcher de penser que les "innocents palais photovoltaics" ne le sont pas...
      Pour votre information sur le sujet, ces panneaux si miraculeux qu’ils soit sont composés de silicium qui est extrait par un procédé métallurgique du silice, un minérale. Autant vous dire, qu’il n’est pas tout blanc, puisqu’il utilise la belle électricité de nos centrales nucléaires et bien d’autres cochonneries chimiques. Le tous étant pour le moment pas recyclable...
      J’aurais donc ma préférence pour l’éolien qui finalement est presque le plus propre bien qu’il est beaucoup de défauts lui aussi.

      Bonne continuation à vous tous.

    • Merci a Dimitrix

      pour des infos si utiles

      je suis un Don Quichotte

      et je lute contre les MOULINS

      c est l heure alors de changer

      mais pour le nucleaire je l avoue

      je suis leur ennemi meme si vous me dites fou

  • J’ai décidé deux autres chantiers (comme dit le notulographe) d’images, imaginaires sûrement : l’un des pratiques de NTIC (je sais pas ce que c’est mais ça fait chic) ; l’autre des transports de ma ville (cette photo est la ligne 14 qui fuit vers son destin - Saint Lazare - alors que je l’empruntai hier revenant de la Binaf avec H). Je pense à mes amis surréalistes, surtout Desnos, et le passage et la mémoire de la lumière sur le capteur de ce si petit appareil (c’est à Châtelet : les halles : "scandant la cruauté de tes vers réguliers, le rire des bouchers t’escortait dans les halles, jeune homme singulier").

  • mais c’est quand même dur, les mots type "je ne veux pas", "je fais ce que je veux", "bon débarras" "dégage, va retrouver ton sale type", ça n’a rien de simple ni de facile, et puis après ? on se repent ? on demande pardon ? on se demande pourquoi des mots si bêtes, durs, inutiles ? Même pas : le temps passe, glisse court et coule, et avec lui emporte les mots, si durs qu’ils aient été, le dommage c’est que l’amour des autres en prend un vieux coup... alors quoi ? on pleure pour oublier, merde...