buvard à conserver
mercredi 12 août 2009
une autre page du journal, au hasard (depuis 2007) :
télévision tactile _ ou index général

L’exercice du journal quotidien sur Internet impose de savoir comment on aborde les frontières : dans désordre/blog, souvent on voyait apparaître une vieille 404 Peugeot (404 c’est l’instruction page non trouvée en html) qui indiquait que le journal du jour était en ligne, mais non accessible. Ces temps-ci, je m’étais donné une autre contrainte : écrire des textes qui par principe n’étaient pas publiables en ligne. J’ai mis comme titre les impubliables. Un site peut avoir ainsi des galeries qui n’empêchent pas la nature virtuelle des textes, des arborescences, mais ne pas signaler l’accès. Alors il ressemble encore mieux à une de ces architectures qu’on aime dans la littérature fantastique, les portes dans le mur, chez Wells ou dans le Golem de Meyrink, ou dans ces 2 Pléiade Borges qui sont toujours dans mon sac pour le départ, même sachant que je suis déjà en surpoids et qu’il y aura couperet. Aujourd’hui, je sais parfaitement ce que j’ai à écrire dans mes impubliables : choses qui exigence cependant d’être écrites, qui sont votre rapport à l’écriture, lequel n’est justifiable que par ces zones où il n’y a qu’écrire pour les joindre. Reste que dans ces moments-là on ne va pas s’amuser à écrire autre chose, même pour la partie publique de son journal. Ci-dessus : pour les 110 ans qu’aurait eu mon grand-père– grande année, celle où sont nés lui-même, Eugène Bon, et Nathalie Sarraute, Francis Ponge, Henri Michaux. Regret : Verdier d’un côté, moi de l’autre, plus aucune trace informatique des fichiers de Temps machine, avec ce texte sur lui à la fin – un jour, faudra se mettre à recopier (et c’est seulement à mise en ligne que je m’aperçois que ce buvard à conserver, daté 1925, est imprimé à Tours, rue Colbert, donc plein centre-ville : ça ne risquerait plus, aujourd’hui).


François Bon | le journal images
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1ère mise en ligne et dernière modification le 12 août 2009.
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Messages

  • ...la certitude pourtant, malgré les montagnes HLM et grues jaunes englués en fond, que ce ciel qui surplombe est bien un ciel de mer, et que l’océan très bientôt viendra se découvrir..

    Voir en ligne : Omega Blue

  • L’arbre, rouge au dessus, vert dans ses ramures, dans la rue "une canopée" disait Bashung dans Vénus (j’ai revu "gran torino" pas si pire, avec ce "merci d’être venu, Al") où les feuilles deviennent jaunes, bientôt tomberont, bientôt

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  • Pensais précisément à ce mot dans cette chanson (de Bashung, qu’évoque PdB), en prenant hier cette photo, même si le terme en l’occurrence n’est pas tout à fait approprié.
    Demeure pour moi un deuil non fait, celui de cet Alain là comme celui de l’absente, cette tendance que j’ai même des mois après à oublier par instants qu’ils ne sont plus là. Quand sortira son prochain album ? Ah mais oui mais non.
    Il faut que je dise à ... Ah mais non, c’est vrai, m’entendre elle ne veut plus (et je ne sais pas, au fond, pourquoi).

    Pendant ce temps : l’amour qui ne me veut pas m’envoie un message tendre. Alors je ne comprends pas ce qu’il attend de moi. Une présence, mais laquelle ? Et puis : comment faire ? Chez moi tout y est.

    PS : "lequel n’est justifiable que par ces zones où il n’y a qu’écrire pour les joindre" : c’est si vrai. Je pratique pour ma part le brouillage dans la multiplicité, parfois un mot de passe, en un lieu (collectif) un anonymat. Pour l’instant sur 118 151 "lecteurs uniques" (ne le sont pas forcément tant que ça, c’est un outil de stat qui les compte ainsi), deux seuls ont compris ce que je ne souhaitais pas publiquement avouer et ce sont de très fins lecteurs, en références fort équipés. Pense (naïvement ?) la protection suffisante.

    [photo prise à Montmartre, hier, rue Saint Vincent]

    Voir en ligne : traces et trajets

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  • En train de préparer le nouveau site (les yeux qui piquent !). On n’écrit pas pendant ce temps, mais à rassembler des mots-clés on apprend à se connaître un peu mieux, soi et ses lignes (du moins on l’espère).

    Voir en ligne : à chat perché

  • ... de l’ombre des arbres ou du poids des pierres serait le moins dicible ?

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  • ce qui est beau c’est que la trace à conserver soit précisément un buvard, papier buveur d’encre, fourni par la lignée à ceux à venir (je fais de la généalogie à la Bergounioux au colloque St-Etienne mars 2007 - en attendant publication, il y avait des cr et discussions dans le vieux forum que je ne sais pas retrouver mais qui ne doit pas être bien loin)

  • de la station Saint Sulpice, du temps où la Ratp cherchait encore à employer des humains

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  • François

    Pour les chroniques cachées qui exigent donc un mot de passe, c’est une 403, pas une 404, la 404 c’est pour les pages non trouvées (URL not found) et la 403 c’est pour les pages à authorisation (Authorization failed).

    Amicalement

    Phil

    Voir en ligne : 403