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New York devant l’eau

A Montréal il y a plusieurs universités, mais celle-ci est la seule à s’intituler Université de Montréal pour de vrai. Mon atelier est en fin d’après-midi. Dans la journée, c’est une ruche, étudiants et bureaux, on ne voit pas trop les murs, et plutôt ceux qui les parcourent, les voix, le boulot. Mais là, après que j’aie parlé pendant une heure, je les laisse écrire, et je découvre que tout a basculé dans son envers. Les portes tout à l’heure ouvertes, auxquelles je sais désormais faire correspondre des visages, se sont refermées. Alors évidemment je sors le crayon numérique. Ce n’est pas décrire, ni même relever les signes. Juste que ce basculement ouvre l’usine à rêves, comme ces dizaines et dizaines de visages figés maintenant à côté du temps.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 3 septembre 2009
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Messages

  • ...et comme un autre Palais des Rêves , façon Kadaré, en bien plus fréquentable. Constat analogue dans le petit établissement que je fréquente, quand un atelier ou une intervention nous font quitter le cocon provisoire de la salle où...lorsque le train arrive trop tôt...lorsqu’il est tard pour rentrer...