Descartes crâne à Québec


Ce n’est pas de la faute des Québécois, et l’exposition paraît-il est remarquable, tant mieux. M’enfin, pourquoi venir respirer dans nos petits secrets de famille, pas les plus avouables ? En plus, ici, les urinoirs sont partout de marque Crane, on a ce mot-là devant les yeux chaque fois que. En Europe, c’est notre plaie : on a le crâne de Goethe et sa cervelle, à la BNF le coeur momifié de Voltaire en petites bandelettes sous le socle de la statue, et donc environ 4 ou 5 crânes de Descartes, dont le plus statistiquement et probablement original – et amoureusement taggué – aurait été dérobé dans sa tombe en Suède ? Pierre Bergounioux a tenu à rendre hommage à Descartes dans un livre, moi j’ai joué aux pilleurs de crâne à propos de Baudelaire : mais ce sont des mots (words, words, words). Aux États-Unis ils ont gardé la cervelle d’Einstein mais, las, sans y trouver quoi que ce soit d’es-spécial. Donc nos musées exportent le crâne de Descartes, je suppose location et assurances pris en charge par les destinataires, pour l’enrichissement pédagogique des petits loups d’ici. Est-ce qu’on pourrait leur suggérer, avant de se prosterner front contre le sol devant l’inestimable relique de l’inventeur de l’optique, l’immense fondateur de notre doute contemporain, d’avoir préalablement lu, pendant 90 minutes, dans la pièce attenante, le livre de Bergounioux ? Bon, on a eu en décembre la visite de Claude Ponti, en avril ce sera celle de François Place, au milieu donc la visite du troisième enfant. Vous croyez que le crâne de Descartes, puisqu’on habite à 6 minutes, ils nous le laisseront pour un dîner, à la place d’honneur ? Alas, poor Yorick...


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 20 janvier 2010
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Messages

  • Putain de mois. Tous ces morts, Kate McGarrigle encore hier. Et ce gris. Et cette pluie maintenant. C’est le mois où ça durera comme ça toute l’année ? On peut se poser la question.
    On finit par se demander si on arrivera à passer au travers des gouttes.

    Voir en ligne : KMS

  • Centre-Ville, nuit tôt venue : un grand type passe, lève le bras pour brandir un bâton très court ; il demande à la femme qui arrive en face de lui : "un p’tit coup d’matraque, M’dame ?"

  • le tien, hier, hein... mais le coup de téléphone, le joli repas, les explications et les mails, et les regards et tout le reste, le rendez-vous de demain, mais le ciel plus clément (et la pluie aujourd’hui) et le travail, et continuer, hein, continuer (la plage à Belem, là où Pereira prétend s’être baigné, avant de rentrer en cure...)

  • Ce qui est marrant c’est que j’avais un instant songé à l’appeler Descartes dans mon chantier en cours (à cause de D4, mes D bien-aimés étaient numérotés de 1 à celui-ci). Et puis ce n’était tout simplement pas possible.

    Alors pour l’instant ça sera Zangra. Je lui parle d’amour et lui de ses chevaux.
    Et le silence aussi après un message prévenant de maladie.

    Ne pas s’inquiéter pour quelqu’un qui ne se soucie pas. Quand on aime on ne crâne pas. Alors je n’y parviens pas et lui écris en papier des mots sans qualité qu’alité il ne lira pas. C’est idiot, j’ai peur pour lui.

    PS : pas l’habitude de faire de la réclame par ici, mais le "Tumbas" de Cees Nooteboom et Simone Sassen, à part que son prix est à hauteur du travail fourni, comme c’est bien. Il y a même la tombe de Cortazar, c’est dire.
    (je ne connais personnellement ni l’auteur ni ceux qui s’occupent de son travail et j’ai payé l’ouvrage de mes propres piastres)

    Voir en ligne : traces et trajets

  • Rentrez-vous bien ça dans le crâne, Monsieur Descartes : le doute, un sacré poison que vous n’avez toujours pas fini de nous instiller, efficace (et parfois ravageur) même à petites doses

    Voir en ligne : L’employée aux écritures

  • j’avoue que çà ne m’enchante pas qu’il y ait le crâne à un endroit et les restes du corps ailleurs ; je trouve ces manipulations assez répugnantes ;celui qui aurait le crâne aurait quelque chose de plus ? alors, un diner avec cette vanité ? de quoi avoir peu d’appétit ; ce pauvre crâne n’est pas beaucoup plus tranquille qu’au Prytanée de la Flèche ; en réalité, pour avoir une chance de savoir ce qu’il contenait, mieux vaut vous plonger dans la chambre en Hollande

  • J’ai fini ma réponse, fini les Cv, fini les mots, les discours, les chiffres et les promesses... Hier j’ai fini mon rapport : c’est comme ça que ça se passe, on est en plein dedans, à peine si on surnage et puis d’un seul coup, plus rien... et la fatigue qui vient (reçu mon plan tout amendé, avec des mots un peu partout, je vais remettre ça au propre) (même le séminaire me fatigue) (et demain rebelotte...) (miss you) (un lion d’Honfleur obligeamment prêté par Ruelle, très beau site : merci)

  • Drôle d’impression quand il me dit qu’il doit apprendre Ma bohème. Il part dans sa chambre, revient : "C’est dur, Rimbaud !". Je l’encourage. Je chanterais bien mais je sens qu’il ne va pas vouloir...

    Voir en ligne : Fenêtres open space

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