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[numér’île] intérieurs phare

— Quelle est la langue qu’on parle au Canada, demande l’institutrice ? — English, répondent les enfants tous en choeur. Après les dinosaures, on les amène à la galerie européenne, une reproduction d’une chambre anglaise à lit à baldaquin : ceci est l’explication de la langue, mais n’est même pas un nom, à peine une carte – si loin. Le lieu n’est qu’une figure abstraite et hors temps d’une origine de la langue, mais l’origine ici importe si peu : les visages des enfants de Toronto sont une leçon de monde.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 mars 2010
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Messages

  • La deuxième fois que j’ai mis les pieds outre-Atlantique, c’était à Toronto, en route pour une conférence à propos de la réédition monumentale de l’Oxford English Dictionary.

    Je me souviens encore d’une chaîne de télévision, la nuit, qui changeait de langue et de culture toutes les vingt minutes, sans communautarisme, me semble-t-il, en une tentative plutôt réussie de co-existence.

    Et de la rencontre avec la communauté qui fondait alors bien des outils de base de notre monde si mal nommé "virtuel", avec la générosité enthousiaste de Yuri Rubinsky.

    Un hôtel, — à Kitchener ou Waterloo ? —, près de la conférence, qui abritait en même temps une convention de la "nation Iroquoise".

  • je les ai trouvés là, seuls mais ensemble, sur le trottoir de la rue Clavel, hier matin, tandis que le soleil voulait s’en aller (j’ai pensé à ce petit bazar du MS’s Montparnasse Monde) (l’étrange lucarne) (tu avais le même alors ?) (le tuyau de poêle) (la machine à laver) mais pourtant, dans ce soleil, pas de mélancolie, juste l’arrivée prochaine

  • je lis ces nouvelles de Toronto et j’entends la rime et la voix de Robert Charlebois "ça fermait un peu trop tôt / Toronto" - un grand disque double, je crois que la chanson s’appelait Les ailes d’un ange (mais j’aimais mieux le gars ben ordinaire et surtout Lindbergh avec Louise Forestier)

  • Quand ce qui doit arriver survient, quand ce qui avait guidé un choix de silence et de discrétion à un des pires moments difficiles de notre vie se révèle avoir été le chemin vers une rédemption (1), vers un moment de grâce, quand on a payé cher d’avoir aidé mais sans jamais renoncer à ne pas regretter, quand enfin tout (ou presque ?) rentre dans l’ordre, et que ça va de soi

    alors

    on est heureux.

    (1) Si quelqu’un trouve un terme moins pompeux, j’en veux bien. Sauvetage ne convient pas tout à fait.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • des choses à faire, des rencontres magnifiques (au Bonaparte hier soir : magique), le printemps qui vient on le voit le matin, dès 7 heures, le jour est là, un oiseau crie on se lève embrumé mais là, plus d’envie de se recoucher (le ciel par dessus les toits de la rue de Belleville) (en revenant des Buttes)

    • grand respect pour le travail de ce cinéaste rencontré hier ( au CAMEO de Nancy ) pour la présentation de son film " Liberté " , pour cette façon de nous tendre la parole ( nous , ignorants du génocide des tziganes durant la seconde guerre mondiale ) Tony Gatlif ne donne pas de leçons , Tony Gatlif grand artiste , mouvements , couleurs , courses lumière homme , enfant ...

    • En écho au travail de Tony Gatlif, voir le travail de mémoire de la bibliothèque européenne avec l’exposition virtuelle A Roma Journey

    • merci pour le lien , en 2008 une proposition de loi " tendant à la reconnaissance du génocide tzigane pendant la seconde guerre mondiale " a été déposée , " renvoyée à la commission des Affaires étrangères de la défense et des forces armées , sous réserve de la constitution éventuelle d’une commission spéciale dans les conditions prévues par le Réglement ) ...Qui soutient la mémoire des tziganes ? ( rapport culture orale et mémoire collective des tziganes , qui écrit sur cette Histoire ? ) Connaissez vous des écrivains tziganes ?

    • Si vous ne connaissez pas : voir la revue Etudes tsiganes interdisciplinaire et son travail en cours sur période 1939-1946, avec site dédié

    • Pour moi, la force tsigane la force nature de Liberté tient toute entière dans les scènes avec James Thierrée... Quant au reste du film, j’ai été un peu déçue : je le trouve parfois un peu cliché, voire un peu simple, surtout à l’égard des autres films de Gatlif... Pour un film documentaire de Gatlif sur les tsiganes, voir Latcho Drom. Pour une fiction, Gadjo Dilo.

    • d’accord avec vous pour les scènes de James Thierrée ( petit fils de Charlie Chaplin , c’est ça ? ) , par contre je pense que même si le film n’a pas autant d’attraits cinématographiques ( dans la forme ) , il a une place capitale par son sujet , sujet qui s’inscrit dans un projet plus global de reconnaissance historique d’un génocide ; ( peut être avez vous lu Jan Yoors " Sur la route avec les Roms Lovara" édition Phébus Libretto ...Peut être un lien avec le gamin fugueur ...)

  • J’ai fait une sauce aux tomates fraîches ; je suis allé faire des courses (un texto) ; je suis revenu, il y a quelque chose de vide ; j’ai retrouvé la trousse à cibiches (comme disait l’autre) (un texto) ; j’attends, les enfants reviennent, les vacances se terminent et comme tout a changé, tout je te le disais refaire sa vie, tout, alors mon ombre