chemin vers l’ami qu’on n’a pas connu
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2013.03.03 | Ardennes, chemin vers un ami qu’on n’a pas connu
3 mars 2013, par François Bon -
journal | de la taille des boîtes aux lettres
2 mars 2013, par François BonEn passant ce matin, dans le vieux Luxembourg, devant les bureaux d’Amazon (là dans la vieille ville, et non pas sur le plateau de Kirchberg avec le nouveau monde), une plaque discrète, mais finalement un lieu de travail comme les autres – ils emploient 300 personnes je crois. Légitime alors, après avoir passé le siège social d’ArcelorMittal plus grand que n’importe quel ministère du Grand-Duché, de passer devant l’alter ego d’Amazon. Et puis non, rien qu’une empilade de minces boîtes aux (…)
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journal | gai comme un menhir noyé
27 février 2013, par François BonCe n’était pas venir au bord de la mer par plaisir, mais on ne vient jamais au bord de la mer par plaisir, juste comme ce besoin profond qui prend de toute façon si elle a été absente trop longtemps, une prise de force ou une mesure d’obéissance pour ça aussi que c’est bien rarement l’été donc venir et puis quand même le bout de la jetée, et c’est toujours ainsi le bout de la jetée un dimanche d’hiver et quand même penser : au XIXe, quand ils l’ont construite, la jetée, il leur fallait du (…)
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2013.02.27 | Maurepas, rue Gutenberg et impression à la demande
27 février 2013, par François BonEn traversant un des halls d’expédition des entrepôts géants d’Hachette Maurepas, quelques signes et connivences.
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2013.02.25 | passage du monstre
25 février 2013, par François BonEn souvenir de ces appareils jetables à format dit panoramique que j’achetais vers 1997-1998 pour photographier depuis le train.
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journal | lieux de la peur
24 février 2013, par François BonJe cherche ce lieu qui était celui de sa peur, et qu’elle décrivait d’abord par la couleur : je voyais du bleu puis une cour, puis ce qu’elle disait être un grand hangar mais toujours un hangar avec du bleu. Repasser les lieux biographiques connus, ou revoir les lieux connus dans les distorsions possibles. Puis chercher ce que serait pour soi d’apercevoir ainsi du bleu, de marcher vers ce bleu, comprendre l’idée de cour, lieu clos ceint par des murs, mais on ne la connaît jamais dans ses (…)
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journal | je saurai m’en souvenir, qu’il a dit
21 février 2013, par François BonBon, je venais juste de raccrocher le téléphone, ma mère en plein trauma post-opératoire, et le biniou qui resonne – c’est vraiment rare que ça sonne pour autre chose que la famille et le privé, et ceux qui bossent avec moi le savent bien, donc là avec tout ça l’hôpital je redécroche je dis j’écoute, il a dit François Bon j’ai redit j’écoute il a répété François Bon comme s’il ne devait pas le savoir vu qu’il avait obtenu mon numéro je sais pas où et j’ai répété j’écoute, là c’est un gars (…)
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journal | piano vestiaire
20 février 2013, par François BonIl y a toujours des moments dans l’instabilité de soi où la seule façon de marcher droit c’est de se confier à nouveau à des enregistrements de piano joué seul. Pour Proust, l’affinité avec tel des Préludes de Chopin, que ne dure que 42" mais où pourtant j’ai toujours entendu la totalité de la Recherche, et qu’on ne me demande pas de l’expliquer. Quelquefois dans le train c’est Scriabine ou les Fantasie Stücke de Schumann, et pas mal les Préludes de Debussy, tiens, en ce moment, et bien sûr (…)
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2013.02.17 | rêve d’un film qui s’appellerait "La Jetée"
17 février 2013, par François BonMarche vers la mer, lente.
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journal | à 5€99 la boxe pas chère
13 février 2013, par François BonRevu cet après-midi cette pub à l’arrière du bus juste devant moi et je ne sais pas ce qui est le plus puant : l’utilisation du gosse de 10 ans dans le simulacre d’agression pure, ou l’idée qu’à condition de jouer les américains on peut se fringuer à encore moins cher que le moins cher et même acheter ses fringues en ligne sans aller dans la ZUP pourrie, ou tout simplement l’expression le sweat capuche ce qui veut dire que si t’as une capuche t’as le droit de casser la gueule au mec qui te (…)