Ce matin on était en C 112 où il y a des ordis, mais pour le cours de l’après-midi me revoilà en B 120. Toujours déstabilisant de retrouver, là à 2 ans de distance, une salle dans laquelle on a eu des habitudes de parole. Il ne s’agit pas de parler littérature, mais mutation numérique de la littérature. Les têtes devant moi, même si je ne sais pas encore associer les prénoms aux visages, ne sont plus celles d’il y a 2 ans. D’autres choses ont changé : notamment le fait que j’aie accès à la (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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B 120
24 septembre 2010, par François Bon -
à la française (bureaucratie à)
23 septembre 2010, par François BonJadis, la papeterie nous enchantait, cahiers, carnets, plumes, registres, odeurs, couleurs, trousses, équerres, compas et rapporteurs. L’ordinateur a tout avalé, et j’ai cherché deux fois mon stylo-plume sans trouver, pour les petites notes vite fait je trace du doigt sur l’écran de l’iPhone. Mais lundi c’était papèterie. Le magasin était vide de clients, je suppose qu’ils travaillent surtout en approvisionnant les grands comptes. Publie.net est une eurl, c’est-à-dire une société dont je (…)
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2010.09.21 | jardins
21 septembre 2010, par François BonOn se l’est dit souvent, au Québec : comme nous est surprenante l’absence de jardins. Exception dans l’île d’Orléans, au point que parfois se demander si notre propre goût pour l’île d’Orléans ne venait pas d’une sorte de projection identitaire ? Le bois, pour les amis québécois, vient jusque sur leur terrain et joue le rôle qu’a pour nous le jardin (sauf quand la ville offre ses toits). En cette transition vers l’automne, moment à la fois luxurieux et déjà d’abandon. Derrière la porte (…)
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2010.09.18 | Genève, Maisons Mainou et autres cartes postales
18 septembre 2010, par François BonDialogue avec Hubert Reeves au CERN et stage d’écriture avec auteurs théâtre aux Maisons Mainou de Vandeuvres. Merci à Sandrine Fabbri, Sylviane Dupuis, Philippe Lüscher et les auteurs stagiaires des Maisons Mainou.
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merci de votre compréhension
18 septembre 2010, par François BonEncore lors de cette journée de stage à Genève avec auteurs de théâtre ou scénariste, arriver à faire passer l’idée que dans la continuité du geste d’écriture, lui-même inclus dans la continuité du récit, l’intention ou l’effort doit porter aussi sur la disruption. Produire de l’écart, organiser le saut de côté : la lecture, elle, saura toujours reconstituer assez de continuité, et trouver en cela sa singularité de forme, presque son arbitraire de forme. On passe pas mal de séances à éduquer (…)
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2010.09.17 | peu de Suisses connaissent les maisons Mainou
17 septembre 2010, par François Bonétrangeté suisse
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servante
17 septembre 2010, par François BonDans ces moments avant d’entrer en représentation public, lecture, débat ou quoi que ce soit, rituels d’arpentage des coulisses, respiration lente, et faire des images contribue au ralentissement, au non-penser. Toujours de ces assemblages hétéroclites, là ce bouquet de fleurs en plastique. CERN, Genève, 16 septembre, 20h15, dialogue avec Hubert Reeves.
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solaires
14 septembre 2010, par François BonLe plus bizarre dans ces jours à la fois chargés pour tout le détail, mais littéralement désoeuvrés pour le fond, c’est la marche dans un territoire sans boussole. Tout mouvant, tout fuyant. L’impression qu’il faudrait s’accroupir dans le noir, et attendre là, le temps qu’au dehors ça se remette. On guette les signes favorables, ils sont trop parcimonieux. Des amitiés éprouvées, tout auprès, on mesure le bien. Dans les croisements qui soudain rassurent, ces tournesols, dans ce moment brûlé (…)
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la Loire à Kamouraska
12 septembre 2010, par François BonJe ne crois pas qu’on soit réellement revenu du Québec. On vit là comme si c’était juste à côté, une rue à prendre, une porte à pousser. On avait tant de projets à continuer là-bas, pas spécialement Québec, d’ailleurs, Canada plutôt : Toronto dans la suite intime de vos villes, et la route qui passe les montagnes pour descendre vers le Maine – et pousser enfin la 138 jusqu’à Sept-Îles et pourquoi pas plus loin. Il n’y a que Kamouraska qui nous a déçus, on ne retournera pas à Kamouraska. Dans (…)
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gémeaux
11 septembre 2010, par François BonLe crayon numérique prend des images : ainsi, dans le roulement de la consommation de masse, ils ont replié la rentrée scolaire, et avant qu’arrive la semaine du blanc voilà le salon du vin (comme salon du livre, salon du mariage, salon des chats, de l’érotisme, de l’ésotérisme, du camion, de l’éducation, des métiers : mais là c’est au supermarché). D’ailleurs bien plus impressionnant que la rentrée scolaire et la semaine du blanc : on fait rouler le pays sous ses bouteilles. Les hommes (…)