Les tâches principales ici vont cesser dans 2 semaines (restera corrections, accompagnement, entretiens), et il y aura avant retour encore quasi 2 mois où je n’aurai pas mieux à faire qu’explorer l’ordinateur même. Le rapport à l’ordinateur continue de se modifier : appareil du privé et de l’intime, qu’on ait machine personnelle ou pas, la part de réseau qu’on occupe est un vecteur privilégié de la totalité de notre être social. On voit les ordis dans les bistrots, les salles collectives ou (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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appétence
7 avril 2010, par François Bon -
Kamouraska
5 avril 2010, par François BonVoilà : la photo, c’est Kamouraska (tout Kamouraska ?).
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visiter (la ville)
5 avril 2010, par François BonPrésenter sa ville à des amis qui passent. Mais on ne la reconnaît pas, la ville si longtemps grise, froide, dans ses conflits de vents. On a construit nos regards, nos pas : qu’est-ce qu’on ne voit plus ? Qu’est-ce qu’ils verront, parce qu’ils arrivent tout juste ? Après tout, on n’y pense pas. On fait comme pour soi, et puis à eux ensuite de revenir, s’approprier. N’importe quelle ville n’appartient qu’à celui qui la regarde. (Photo : Joachim Bon – mais trouvée sur mon appareil.)
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livre de papier
1er avril 2010, par François BonLes grandes usines du Canada, alumineries, raffineries, sont près des ressources énergétiques naturelles. Mais l’usine emblématique de Québec, sur son cap, c’est l’usine à papier, à l’embouchure de la Saint-Charles. Que le papier vient des arbres : on voit la montagne de bois haché qui la fournit, et les trains qui l’apportent. Quand il n’y a pas de vent et que le ciel est bleu, la fumée monte tout droit en prolongement de la cheminée, c’est curieux. Quand le vent est mauvais, comme ces (…)
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mur circulaire
30 mars 2010, par François Bon... la marge et le blanc qui cerne chaque page imprimée devrait y jouer le même rôle qu’un mur circulaire qui renverrait et répercuterait à mesure sur tout le contenu de l’ouvrage réanimé par lui l’écho indéfiniment prolongé de chaque ligne à mesure qu’elle est lue...
Passé la journée dans Gracq, 5 am -> 5pm pourtant 3 semaines que tournais dans Lettrines 2 et que l’article se composait au dedans. N’empêche que des phrases comme celle-ci ne se révèlent que parce que tout d’un coup – et (…) -
Perec gros plan
27 mars 2010, par François BonCe matin, visionnant ce reportage au Salon du livre de mai 1981, diffusé par l’INA et repris par Libération, je ne m’attendais pas à une surprise – c’était juste d’un oeil, d’ailleurs ce printemps 81 on avait eu d’autres chats à fouetter. Et puis tout d’un coup Perec, mais autre chose : le cameraman, qui prend des images de service, tel ou tel parce que célèbre ou supposé (pas de telle), découvre un vivant et s’attarde. Alors on a ce gros plan sur Perec, les traces que je ne savais pas sur (…)
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chute contrôlée
24 mars 2010, par François BonJe suis en deuil d’une écriture facile, dit ce texte transmis ce matin par une étudiante, pile une semaine après notre discussion l’autre mardi. [...] Je dis les maux qui sont les miens tracés au plomb dans la bouche des autres. Et cinq pages plus loin : Il me faut l’équilibre d’une chute contrôlée. Dans cette relation au groupe, et chacun de celles et ceux qui le composent, avancer à tâtons. Pas facile parfois de provoquer la rupture. Certitude, quand cela se produit, de ce qui fait qu’un (…)
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2010.03.22 | chemin vers Louis-Joseph Papineau
22 mars 2010, par François BonPort de Québec, promenade rituelle, 12 stations vers Louis-Joseph Papineau, chef des Patriotes (1837-1838).
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branchages
21 mars 2010, par François Bon... la double inhumation qui consiste à déposer d’abord le cadavre dans une fosse couverte de branchages au centre du village, jusqu’à ce que les chairs se soient putréfiées, puis à laver les ossements dans le fleuve, les peindre et les orner de mosaïques de plumes collées, avant de les immerger dans un panier au fond d’un lac... Brusque sentiment que Bernard-Marie Koltès, écrivant au Nicaragua son Combat de nègre et de chien (1979 ?), avait emporté avec lui Tristes tropiques. À part le (…)
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fuir
20 mars 2010, par François BonImpasses, impasses. Murs. Choses qu’on fait et la confiance vient seulement après. Puis rien devant. Font semblant que. Comme une épreuve. Jusqu’ici on passe : on sent que le moment approche où ça ne passera pas. J’aime bien l’ordinateur pour y écrire, j’aime bien l’ordinateur comme fenêtre sur loin dans le monde. Puis ça s’est un peu mêlé, c’est le paradoxe de la fenêtre sur Internet : plus de frontière entre le pour soi qu’on vient chercher ici dans le nuage à mots, et le grand jeu qui (…)