8 minutes à pied, pour rejoindre la gare de Lille Europe un matin de janvier
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
-
2009.01.16 | chemin de chez Dominique Quélen à la gare
16 janvier 2009, par François Bon -
un livre intéressant
15 janvier 2009, par François BonDe ce monsieur qui est rentré au Bateau-Livre, à Lille rue Gambetta et qui a demandé à la libraire : – Je voudrais un livre pour ma mère, mais un livre intéressant, un livre qui ne soit pas difficile à lire. Et qu’on oublie que c’est aussi ça, leur quotidien. Il ajoutait : – Ma mère aime lire, mais elle n’a pas fait beaucoup d’étude. Je l’ai vu partir avec la libraire vers la table des nouveautés, et je n’ai pas voulu suivre. Vous, vous auriez suggéré quoi ? Et faut-il des nouveautés ? J’ai (…)
-
voeux pour une culture
14 janvier 2009, par François Bon« Tu n’imagines pas : au moins cinq cents CRS, ils ont bouclé la rue et ils ont sorti leurs matraques. Nous on s’est retrouvés juste devant, on ne pouvait même pas revenir au lycée. Il y a un type de la manif qui est passé devant eux et leur a crié un truc alors ils ont foncé pour le tabasser, mais pour que nous on ne bouge pas ils ont envoyé des lachrymos, comme ça, en plein milieu d’où on était, on n’y voyait plus rien. On a un copain il avait l’oeil comme un rideau noir. On a dû l’emmener (…)
-
2009.01.13 | lever de jour sur le Cher
13 janvier 2009, par François Bonroute de Bourges à Dun-sur-Auron, matin de janvier
-
l’océan de ma pensée
13 janvier 2009, par François Bon« Ma détresse a appelé l’océan de ma pensée » : dans une chanson de variété française, radio de fond au buffet de la gare de Bourges, 17h19 – qui dira suffisamment cette pollution permanente. Trois quarts d’heure avant, j’étais encore avec celui qui était comme un sosie de Samuel Beckett et n’avait jamais vu la mer : « Ça ne m’attire pas, la mer. La montagne, ça m’attire – mais je n’y suis jamais allé. » Vivre à Saint-Florent sur Cher peut suffire : « J’aime l’histoire – je vois des films (…)
-
m’ont bien fait rire
12 janvier 2009, par François BonDans cette journée un peu terne et anxieuse, avec dehors le jour qui ne lève pas et toute la neige qui tourne en boue, malgré le boulot du lundi qui se fait un papier puis l’autre papier. Sur le soir, alors que sur l’écran de gauche je fais 1 h de chat que m’a demandé l’Express, quelqu’un du magazine Lire qui appelle pour savoir si publie.net n’irait pas faire de la publicité chez eux, alors, plus fort que moi, j’éclate de rire, et d’un seul coup. Je dis : – Puis je suis en train de faire un (…)
-
2007.01.03 | Poitiers, fenêtres réelles, fenêtres virtuelles
11 janvier 2009, par François Bonaprès-midi d’hiver à Poitiers
-
qui ne veut pas descendre
11 janvier 2009, par François BonAffinité particulière pour qui ne veut pas descendre. Il arrive qu’on reste ainsi pas mal de minutes, on n’est plus que 3 ou 4 dans le wagon. Après, viennent ceux qui ramassent : employés qui ont charge de traverser l’ensemble des wagons et se saisir de ce qui a été oublié, jeté, ou traîne. Il y a une façon spécifique de travailler quand on est arraché à la place fixe d’une table ou d’une pièce ou d’une fenêtre. Celle-ci, de fenêtre, est mobile. Le corps est restreint à son propre et (…)
-
malheur du bouton de manchette
9 janvier 2009, par François BonPremière fois depuis 3 semaines que je reprends le train. Quel malheur pour cet homme, mon voisin, bien plus jeune que moi, cheveux en arrière avec gel, fines lunettes, et bloc « Idea » dans lequel il a inséré une liasse d’e-mails imprimés pour sa journée de travail, et les plans d’accès des bureaux de ses clients : il n’arrive pas à boutonner le bouton de manchette droit de sa chemise. Du moins, le premier, mais pas le deuxième (pause, je baisse l’éclairage écran, pas qu’il lise à distance, (…)
-
il existe une issue
8 janvier 2009, par François BonDe tout temps le bruit court ou encore mieux l’idée a cours qu’il existe une issue. Ceux qui n’y croient plus ne sont pas à l’abri d’y croire de nouveau conformément à la notion qui veut tant qu’elle dure qu’ici tout se meure mais d’une mort si graduelle et pour tout dire si fluctuante qu’elle échapperait même à un visiteur. Sur la nature de l’issue et sur son emplacement deux avis principaux divisent sans les opposer tous ceux restés fidèles à cette vieille croyance. Pour les uns il ne peut (…)