« [...]assortie du descriptif de mes engagements pour le trimestre à venir, me laisse en proie à des envies d’escargot, devant comme dedans, l’incroyable fractionnement des registres me pousse à préférer la coquille.. incapable de me préparer à tout ça, mosaïque me gagne », c’est Jacques Bonnaffé qui me le dit dans un message : quelle expression étrange – en plus qu’il finit par « pardonne mon désordre », y en a d’autres qui ne s’excuseront jamais du leur. Sinon, il parle de blues, il dit : (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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mosaïque me gagne
27 décembre 2008, par François Bon -
il sèche
25 décembre 2008, par François BonIl sèche, dit-il, l’ami Philippe en commentaire : bon, je pourrais prendre ça à la rigolade, disant qu’en philosophe qu’il est, et libr-critique par dessus le marché, il y a à oublier ce besoin de rationaliser... Explique-toi, qu’il me dit : mais si seulement on pouvait vraiment à soi se l’expliquer, on n’écrirait pas de fiction, ce ne serait rien qu’un exercice ? Alors, dans le petit basculement qui ce matin m’a fait partir dans ce texte, il y a : 1, l’habitude de lire des billets de (…)
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calamiteux
24 décembre 2008, par François BonBon, on peut pas appeler ça une journée terrible, et hier non plus. Article refoulé 1 heure après envoi alors que dessus depuis le matin 6 h jusqu’à l’après-midi 16 heures, le commanditaire attentionné aurait pu attendre demain pour me le dire ça m’aurait moins sonné à chaud, on maîtrise pas ces trucs-là. Et puis un autre texte, envoyé en octobre, là ça avait été bien accueilli, même très sympa et depuis plus de nouvelles : « Par ailleurs, vous devinez que les mois qui viennent seront (…)
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Charlottesville
22 décembre 2008, par François BonDans « Le ciel est un très grand homme », relu le passage concernant Charlottesville. En plus, je le crois. Repensé à ces oiseaux d’avant-hier : décidément, pas de chemin, ni quiconque en indique.
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de mer
21 décembre 2008, par François BonAprès, il a voulu voir la mer. Là encore, d’anciennes routes. Il y avait comme cela une suite restreinte, pour chacun, de lieux, pas forcément singuliers, pas toujours expliqués, en tout cas, cette explication ne se partageait pas. Longtemps qu’il m’avait appris à reconnaître le mien, j’ai su que ce bas de dune, au bout de ce chemin, là où nous avions tant fait de ses exercices, était le sien. On a marché, puis on s’est arrêté. Il y avait des centaines de ces minuscules oiseaux. Immobiles, (…)
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2008.12.20 | souvenir de Scalloway
20 décembre 2008, par François Bon, portrait du mondeinstallations portuaires que l’Atlantique rend pareilles
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l’État providence
19 décembre 2008, par François BonJe reçois ce matin une lettre m’enjoignant de me présenter à la médecine du travail, avec numéro de téléphone (déjà que j’ai la phobie du téléphone et n’appelle jamais quiconque). Mais avec mention comme quoi si j’ai passé cette visite obligatoire de médecine du travail il y a moins de 11 mois, ne pas tenir compte de cette lettre. Or, ma dernière visite en médecine du travail ne peut que remonter à l’année 1980, non pas 11 mois, mais 320. Et, secondo, on m’envoie cette lettre en tant que (…)
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contradictions
18 décembre 2008, par François BonDrôle de journée, alternance de bien et pas bien, comme suite de pluies froides et beaux reflets. Plutôt racler ce qui semble dur, au final. Avec FZ, nouvelles de sa fille, élue pour Paris de la coordination nationale des lycéens, ce qui ne m’étonne pas. Mais le métro du retour reste bloqué 12 minutes à Saint-Michel à cause de la manif, du coup je loupe le 18h50, et monte dans les premiers pour avoir, dans le 19h30, la place 101 de la voiture 10 : un bug fait, depuis des années, que cette (…)
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coupes
18 décembre 2008, par François BonDans l’insomnie, et se lever finalement même pour constater que le travail aussi est interdit, perception d’une forêt géométrique et noire, de métal sur sol stérile. Il faut faire des coupes : l’autre côté de la vie l’exige, on s’en va, résolument, de l’autre côté de la vie, on a besoin des horizons et du partage. Donc il faudra faire des coupes, avoir quand même de la place où marcher. On en prend le courage : on écrit pour dire qu’on ne viendra pas, que ça ne marche pas, qu’on en a assez (…)
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glissements
17 décembre 2008, par François BonA mesure qu’on rétablit le silence et les murs, assister à la remontée en pression des rêves. Cette nuit, failli me lever à 3h17 pour le capter, ce matin regrette, aurais dû. Pourtant, journée mangée par l’administration reportée toujours aux fins de trimestre, écluser : c’était pas comme ça avant (la quantité de papiers, pour le moindre petit truc). Enquête qui parle du temps moyen de lecture, bien en dessous du temps moyen de présence Internet : je déteste ces enquêtes beaucoup trop (…)